mardi 26 novembre 2013

Adieu chimère

Il faut que je te quitte.

Que je quitte les moments partagés à regarder la mer, silencieux, reliés par nos mains et par les éléments réveillant nos sens : bruit des vagues s' écrasant sur les rochers,  embruns sur nos peaux,  parfums marins.

Que je quitte ces moments passés à trouver l'accord,  la note, la mélodie, agréables à notre écoute au diapason.

Ces instants à retoucher d'un même pinceau, crayon ou stilet, des courbes, les tiennes parfois, une couleur, un fond, sur une toile ou un écran.

Oublier nos courses où, tantôt l'un,  tantôt l'autre,  nous trouvions les mots pour surmonter l'effort et arriver ensemble, le corps fatigué, ruisselant mais vainqueur, au même endroit, au même moment.

Balayer tout ça.

L'écarter à tout jamais.

Il faut que je te quitte car tu n'existes pas.

Insomnie

Mettre la lumière, se lever, boire une boisson chaude, ne pas traiter ses mails, lire un roman ou un magazine...

Je vais lire assis, un roman. Fatigue, angoisses, sortir de la spirale. Ne pas penser à la sensation d'épuisement demain, trouver les sources Fée réconfort et de satisfaction. Tenir jusqu'à vendredi...

lundi 25 novembre 2013

La capitale

La barbe, il faut que je retourne deux jours à la capitale. Pas envie. Une belle ville certes, mais après une semaine de déplacement,  j'aurais bien voulu rester chez moi. Et je suis surtout contrarié de devoir laisser mon père seul deux soirs.

Nous avons atteint les limites du système actuelle, c'est évident. Il est impératif que je remplisse ce satané dossier de demande d'aide.  Pourquoi retarder cette démarche ? Je ne comprends pas...

Trouver un hôtel et des billets de train, ce sera moins fatiguant que la voiture. J'aime assez arriver dans ma chambre le soir sans rien avoir à faire.  Je veux dire, pas de repas, pas de lessives,  rien de ménager. Mais le savoir seul m'angoisse. Il arrive à décrocher le téléphone une fois sur deux et encore. Il faut que je vérifies s' il
se souvient comment m'appeler.


J'ai envie d'aller voir la mer...




Cycle

Pas d'enfants cette semaine. Miss-ado est chez sa mère depuis vendredi. Tentative de réconciliation.  Mais Miss-ado ne fait pas beaucoup d'effort. .. Elle a raté son train alors qu'elle avait 1h entre la fin des cours et le départ du train. Sa mère ayant perdu son téléphone,  elle n'a pas pu être prévenue. Elle a donc attendu pour rien...

Grande aînée est partie pour trois semaines. Si je me rejouis de la voir de plus en plus indépendante,  je suis bien triste de la perdre.  Mais c'est ainsi que la vie doit aller. Tout ceci me colle un profond bourdon. Cette impression d'isolement est étouffante.

 J'ai couru avec la jeune sportive et la femme d'un copain. j'ai voulu abandonner mais la jeune sportive m'a finalement convaincu de continuer et, après les avoir quittés, j'ai fait demi tour, pour finir avec elles. Contrairement à ce que l'on peut croire, je reste convaincu qu'elle n'a aucune intention. Elle m'aime bien, c'est tout. Je ne comprends pas grand chose aux femmes mais là,  je suis pratiquement sûr de moi.

Je me suis longtemps demandé si mes baisses de moral n'étaient pas cycliques. Après tout, pourquoi ne serions nous pas sensibles à la lune par exemple ? Mais non, c'est simplement la fatigue qui amplifie la moindre contrariété. 

















Going down

Je suis fatigué...

samedi 23 novembre 2013

j'ai faim

Toujours aux urgences. Les médecins voudraient savoir pourquoi il est tombé. Lui ne sait pas dire s'il a eu un malaise ou a trébuché. 4 èmes ecg et prise de tension après radios et prises de sang. Une belle journée.

mise dans l'ambiance immédiate

En direct des urgences. Il est tombé et s'est légèrement ouvert l'arcade sourcillère... Il a forcément mal du côté de la chute.
Les urgences sont pleines de vieux. Quel désastre de vouloir prolonger ainsi la vie....
Ah oui c'est vrai, on n'a pas le droit de le dire.