Musique pratiquent à fond, basses poussées au maximum, on pourrait prendre la voiture pour une boîte de nuit ambulante comme les "casquettes à l'envers" savent les transformer. Pourtant, c'est un quinqua qui conduit, en l'occurrence moi.
Les vibrations font vibrer mon corps, raisonnent dans ma cage thoracique, secouent mes tympans. Saturation, au propre comme au figuré.
Au détour d'un virage, au sommet d'une colline, le soleil apparaît lentement, rouge. Les arbres sans feuilles ne peuvent pas le cacher. Il va s'élever.
Il y a eu la création d'une famille, puis un divorce, du "papillonnage", une famille recomposée et une nouvelle séparation. Et maintenant ? "Et comme les autres entre deux âges, J'ai perdu mon livre d'images, Alors... commença le passé"
mardi 17 décembre 2013
En pratique, 2 jours
J'arrête mercredi soir.
Rien de prévu pour le nouvel an. Mon amie non plus. Et aucune invitation. Quelle popularité.
Rien de prévu pour le nouvel an. Mon amie non plus. Et aucune invitation. Quelle popularité.
lundi 16 décembre 2013
En théorie, 5 jours
5 jours avant les vacances. Mais je me demande si je ne vais pas poser 1 ou 2 jours supplémentaires pour écourter cette semaine. j'ai déjà prévu de prendre 2 semaines complètes. Furieuse envie de ne plus foutre les pieds au bureau.
Des vacances "à la maison, mais ma seule contrainte sera de devoir préparer 2 repas par jour et de m'occuper de quelques tâches administratives, dont ce fameux dossier de demande d'aide pour mon père. Il est plus que temps, je sens que ma santé mentale en dépend. Je navigue dans un état mélancolique quasi permanent et subi de violents abattements qui me laissent parfois 10 minutes immobile dans ma voiture. Je recule le retour à la maison quand aucun enfant n'y est. Je rêve d'un hôtel au bord de la mer, temps gris ou clair, peu m'importe.
Je rêve aussi de tendresse et de séances tactiles, hors du temps. Intense frustration là aussi.
Très bizarre cette envie que l'on s'occupe de moi. Un peu comme la recherche d'un port où faire relâche. Jeter l'ancre pour quelques instants, quelques jours. Me laisser bercer - au figuré tout de même - être l'objet d'attentions, délicates, être comme dans un bain chaud, dans une pièce embuée, hors du temps.
Je commence juste à comprendre cette frustration, à en prendre conscience. Je vais vivre différemment, des mécanismes se débloquent. Étrange cheminement vers une meilleure connaissance de soi. Accepter de recevoir sans donner, au moins pour un instant, oublier ses codes, prendre ce qui est offert, vivre...
Des vacances "à la maison, mais ma seule contrainte sera de devoir préparer 2 repas par jour et de m'occuper de quelques tâches administratives, dont ce fameux dossier de demande d'aide pour mon père. Il est plus que temps, je sens que ma santé mentale en dépend. Je navigue dans un état mélancolique quasi permanent et subi de violents abattements qui me laissent parfois 10 minutes immobile dans ma voiture. Je recule le retour à la maison quand aucun enfant n'y est. Je rêve d'un hôtel au bord de la mer, temps gris ou clair, peu m'importe.
Je rêve aussi de tendresse et de séances tactiles, hors du temps. Intense frustration là aussi.
Très bizarre cette envie que l'on s'occupe de moi. Un peu comme la recherche d'un port où faire relâche. Jeter l'ancre pour quelques instants, quelques jours. Me laisser bercer - au figuré tout de même - être l'objet d'attentions, délicates, être comme dans un bain chaud, dans une pièce embuée, hors du temps.
Je commence juste à comprendre cette frustration, à en prendre conscience. Je vais vivre différemment, des mécanismes se débloquent. Étrange cheminement vers une meilleure connaissance de soi. Accepter de recevoir sans donner, au moins pour un instant, oublier ses codes, prendre ce qui est offert, vivre...
mercredi 11 décembre 2013
Irritation
Je viens de me taper 3h de route dans le brouillard (6h30 au total aujourd'hui), j'arrive chez moi (mais est ce vraiment chez moi) et après ma voir dit "c'est bien tu rentres tôt", il me sort ça phrase quotidienne de 19h "on mange quand tu veux". Il faut savoir qu'il ne fait absolument rien ici, rien de rien, pas un semblant d'un bout de truc qui pourrait me rendre service. A part salir et me parler de lui et de sa santé, il ne fait rien. Je suis dur ? Non juste lucide. C'est facile la vie finalement. On ne s'occupe que de soi pendant des années - surtout pas de ses petits enfants - et un jour on débarque sous forme de charge, sans aucun état d'âme. Indulgence, compréhension, c'est ça.
Si je devais virer tous les emmerdeurs qui m'entourent, je me sentirais bien seul.
Allez, vas préparer à manger et sois gentil.
Comment "penser positif et agir positif", qu'on me montre rapidement ces surhommes ou sur femmes, je veux comprendre, car moi je ne sais pas faire.
Si je devais virer tous les emmerdeurs qui m'entourent, je me sentirais bien seul.
Allez, vas préparer à manger et sois gentil.
Comment "penser positif et agir positif", qu'on me montre rapidement ces surhommes ou sur femmes, je veux comprendre, car moi je ne sais pas faire.
mardi 10 décembre 2013
Partir
Et voilà l'insomnie tant redoutée. Se réveiller vers 4h, c'est la garantie de ne pas pouvoir se rendormir.
La journée va être très longue. Je pensais aller nager ce soir, nous verrons bien.
Plus que deux semaines avant les vacances. Je devrais faire une liste des tâches à faire. En fait j'ai des tonnes de listes de tâches à faire. Des listes pro, des listes privées. Ce qui me manque c'est le temps, l'organisation peut-être, mais surtout le goût.
Je ne suis pas déprimé, j'entends par là que je ne me sens pas triste, non, je n'ai juste plus aucune envie de faire tout ce que je dois faire. J'en éprouve même du dégoût. En fait, c'est un mélange de dégoût, de lassitude et d'énervement. Plus envie de traiter le courier, plus envie de lire mes messages, plus envie de faire à manger, plus envie d'aller au bureau, plus envie de rentrer chez moi. Profond rejet de mon quotidien.
Mais, je n'ai pas pour autant "aucune" envie. J'ai juste envie de tout balancer ici.
"Partir Partir
On a toujours Un bateau dans le cœur
Un avion qui s´envole Pour ailleurs
Mais on n´est pas à l´heure"
Sortir des traces...
La journée va être très longue. Je pensais aller nager ce soir, nous verrons bien.
Plus que deux semaines avant les vacances. Je devrais faire une liste des tâches à faire. En fait j'ai des tonnes de listes de tâches à faire. Des listes pro, des listes privées. Ce qui me manque c'est le temps, l'organisation peut-être, mais surtout le goût.
Je ne suis pas déprimé, j'entends par là que je ne me sens pas triste, non, je n'ai juste plus aucune envie de faire tout ce que je dois faire. J'en éprouve même du dégoût. En fait, c'est un mélange de dégoût, de lassitude et d'énervement. Plus envie de traiter le courier, plus envie de lire mes messages, plus envie de faire à manger, plus envie d'aller au bureau, plus envie de rentrer chez moi. Profond rejet de mon quotidien.
Mais, je n'ai pas pour autant "aucune" envie. J'ai juste envie de tout balancer ici.
"Partir Partir
On a toujours Un bateau dans le cœur
Un avion qui s´envole Pour ailleurs
Mais on n´est pas à l´heure"
Sortir des traces...
dimanche 1 décembre 2013
retour
Petite pause. Remise en place. Il est vrai que ce blog a changé. Beaucoup d'articles sur moi. Beaucoup trop de questions sur mon pouvoir de séduction. Mais ce blog décrit ce que je pense, ce que je ressens. L'arrivée de mes cinquante ans me contrarie. L'image que mon père me renvoie me perturbe. 34 années nous séparent mais ce cap psychologique que je vais franchir, me rappelle que la descente est amorcée. En toute honnêteté, la pente a changé il y a déjà un certain temps et je glisse, lentement mais sûrement, vers des lendemains plus difficiles, professionnellement, sportivement et intellectuellement. Ce blog va continuer. Il est à moi. Et s'il ne plaît pas, il suffit de ne plus le lire...
mercredi 27 novembre 2013
Premier train, première fatigue
Demain à cette heure je serai dans un TGV pour Paris. J'aurais dû partir ce soir mais laisser mon père seul deux nuits me paraît difficile avec sa cheville toujours douloureuse.
Il va mieux et la chute est le prétexte à de longs monologues sur "lui" et "sa santé".
Je prendrai donc le premier train. Il faudra se lever un peu avant 4h. La formation finie à 18h, je sais déjà que la journée sera longue.
Bien évidemment, il n'a aucune idée des efforts que je fais, des contraintes que je subis. C'est très frustrant en fait. Parfois, je voudrais trouver une écoute, quelqu'un qui entende ma déception, ma frustration, ma fatigue. Mais non, l'homme est fort. Il avance, héroïque - j'exagère un peu - sous la mitraille et finit par mourir au combat (comme c'est beau).
Bientôt un article sur ma vie sexuelle. Mais non pas de crainte, je saurai rester décent... Enfin presque.
Il va mieux et la chute est le prétexte à de longs monologues sur "lui" et "sa santé".
Je prendrai donc le premier train. Il faudra se lever un peu avant 4h. La formation finie à 18h, je sais déjà que la journée sera longue.
Bien évidemment, il n'a aucune idée des efforts que je fais, des contraintes que je subis. C'est très frustrant en fait. Parfois, je voudrais trouver une écoute, quelqu'un qui entende ma déception, ma frustration, ma fatigue. Mais non, l'homme est fort. Il avance, héroïque - j'exagère un peu - sous la mitraille et finit par mourir au combat (comme c'est beau).
Bientôt un article sur ma vie sexuelle. Mais non pas de crainte, je saurai rester décent... Enfin presque.
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