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vendredi 6 juillet 2012

Pour une réforme des épreuves du bac


Les épreuves du baccalauréat ne sont plus adaptées à notre époque. Il faut le reconnaître et réfléchir à une mise aux goûts du jour.

Le concours d’entrée à Science Po ne comporte plus d’épreuve de culture générale : la culture générale n’a plus d’utilité, elle ne sert pas à faire des individus plus performants dans leur environnement, un capitaine d’industrie, un énarque n’en a pas besoin pour réussir (dans tous les sens du terme), elle n’est pas un signe distinctif d’une élite car on ne brille plus dans des salons mondains.

Le baccalauréat doit lui aussi subir une évolution. Voilà ce que je propose.

Pour le sport : Pour l’agilité, un test de maniement de manette de console de jeu et un exercice de rédaction d’un sms sur clavier de téléphone portable avec chronométrage devraient suffire. De plus, l’élève risque de se blesser lors d’une épreuve plus physique et la responsabilité de l’examinateur pourrait être engagée. Pour l’endurance, une partie de jeu vidéo sur 2 jours avec pour simple alimentation des sucreries et des pizzas.

Pour le français : Le test de rédaction de sms permettrait aussi de juger de la qualité du texte. Le nombre de mot est-il minimal ? Y-a-t-il bien absence complète d’accent, de ponctuation et d’accords ? Tous les mots sont-ils bien écrits en phonétique ? Grouper les épreuves c’est une bonne idée.

Pour la géographie : Maîtrise du GPS , de Google Earth et de Gooogle Maps, ça suffira bien.

Pour les langues mortes : Qu’elles reposent en paix…

Pour les langues vivantes étrangères : Il faut se limiter à l’américain basique. Si tout le monde parlait anglais on serait tranquille. L’avantage de l’anglais c’est que même en baragouinant on peut se faire comprendre.  "I-want-tomorrow-go-to-office-morning-more-early, Possible please?" ça marche non ?

Pour l’Education Civique, Juridique et Sociale: Savoir tirer les bénéfices d’une crise. Le candidat connaît-il bien toutes les options ? Licenciement, délocalisation, augmentation des taxes directes et indirectes, réduction des prestations sociales, savoir donner l’illusion d’une réduction des dépenses de fonctionnement du gouvernement ? Epreuve orale avec des syndicats pour leur faire comprendre qu’il n’y avait pas d’autre choix  que fermer l’usine ou de licencier 50% des effectifs (traiter les 2 cas). Eventuellement une autre épreuve où il faudra trouver des méthodes pour attaquer en justice n’importe qui afin de récupérer de l’argent facilement. Par exemple, faire exprès de glisser dans un magasin.

Pour la SVT : Utilisation du préservatif.

Pour la Philosophie : Philosopher c’est apprendre à mourir et comme on ne souhaite pas mourir…. Pas d’épreuve.

Pour l’Histoire : Savoir raconter des histoires drôles et savoir éviter les autres. Les grandes dates concernant l’arrivée de McDo en France pour les deux sexes. Pour les garçons, les grandes batailles de la guerre des étoiles et des Warhammers. Pour les filles, l’historique des saisons 1 à 6 de Gossip girl et le rappel de la mode de l’année écoulée.

Pour les matières artistiques : On se contentera d’un peu d’éducation musicale. Test de reconnaissances de morceaux entendus plus de 25 000 fois à la radio pendant l’année écoulée. Pouvoir dire dans quelle émission le chanteur a commencé sa carrière.

Pour la Technologie : Savoir se connecter à des réseaux sociaux. Savoir poster des photos et commenter la non-actualité des groupes avec des smileys ou des phrases toutes faites (attention, langage sms obligatoire).

Il y aurait bien d’autres choses...

"Culture toi, le ciel te culturera..."

dimanche 22 janvier 2012

Passage

Pas vraiment de changement avec grande-majeure. Elle n’est pas retournée au centre. Je ne suis de toute façon pas sûr que c’était celui qui lui convenait le mieux. Plus de traitement non plus mais toujours des rendez-vous hebdomadaires avec un psy. Le traitement lui causait des douleurs physiques qui la gênaient même pour dormir. Nous avons eu le secret espoir qu’elle allait se tenir à un objectif – aussi modeste soit-il – passer son code et son permis. Espoir vain, elle a manqué les dernières séances. Elle m’a à nouveau  volé à de l’argent. Nous sommes donc dans une situation similaire à celle que nous connaissions avant les vacances d’août. Tout n'es pourtant pas noir. Elle rit et s'intéresse à des choses de temps en temps. Elle lit beaucoup. Elle n'est pas prostrée.

Le garçon travaille mal. Il subit les cours. Il est aimable, de bonne compagnie, parfois drôle et s’il n’allait pas dans le mur, tout serait parfait. C’est triste de voir un garçon bien loin d’être stupide être en échec scolaire.
La jeune fille travaille mal. Non très mal. Elle ne subit pas les cours car elle aime rencontrer ses copines et copains au collège.  L’année ne sera pas rattrapable, c’est trop mauvais. A-t’elle des déficiences intellectuelles ? Il ne me semblait pas.

Deux enfants sur quatre en échec scolaire c’est beaucoup. Ils sont d’un milieu plutôt favorisé, socialement parlant et les problèmes de leur sœur aînée ne peuvent pas tout expliquer. Leurs parents ont certainement une grande responsabilité là-dedans mais ce système scolaire minable n’y est pas pour rien. Minable pas par la faute des enseignements – bien que comme partout il y ait des vrais nuls ici aussi mais ils ont une minorité – mais par sa conception et ses moyens. Ce n’est pas « marche ou crève », c’est « suit ou crève ». Quand on voit les résultats des micro-lycées, on peut légitimement se poser des questions sur ce que devrait être une forme d’enseignement qui donne effectivement ses chances à tous. Mais c’est inapplicable. Pas assez de moyens, trop cher. L’enseignement va mal et ça ne va pas s’arranger.
L’industrie va mal aussi. "On" s’en rend compte maintenant que l’on est en période électorale. L’industrie française qui se réduit comme peau de chagrin. Et c’est la faute des patrons, pas des politiques, évidemment. C’est tellement plus facile comme ça.
L’emploi est une priorité. Bien sûr. J’ai beau chercher je n’ai entendu aucun de nos candidats nous expliquer comment il allait créer des emplois.  A part le souhait exprimé par l’un d’entre eux de créer des postes d’enseignements – ce qui est une bonne chose en soit - mais encore faudra-t-il trouver un moyen de les payer ces enseignants…
J’entends parler de taxes que l’on va créer (transactions financières, TVA sociale...), d’autres que l’on va supprimer, de troisième dont on va changer la répartition. C’est beau les mathématiques. Et ça va générer des emplois ? Les industries qui ont disparu vont renaître, les entreprises qui ont quitté la France vont revenir ? C’est vrai que nous sommes les premiers consommateurs d’antidépresseurs, il serait bon de diminuer les doses afin d’arrêter de planer… A moins que personne ne croit vraiment à ces discours… Et dans ce cas écouter des conneries et être pris pour des cons ne nous fait même plus réagir... c'est grave.
La cadette est volontaire. Elle avance. Elle est lassée de la fac et de ses cours trop peu nombreux à son goût. Sans parler des horaires. Une heure à l’ouverture puis plus rien jusqu’à 18h00… Elle écrit, cherche des stages, a des entretiens. Elle m’épate cette jeune femme.

Quant à moi j’ai changé de vie. Plus de cigarettes depuis avant Noël (arrêt brutal, il n'y a que ça de vrai) et plus d’alcool depuis le nouvel an. Environ une heure de sport 6 jours par semaine (soit 10km, soit la piscine). Je tiens. On verra si le corps vieillissant résiste à ce rythme.

Finis aussi les sites de rencontres et les rencontres. Juste une seule personne. On prend le bonheur comme il vient. Nous sommes tous les deux d’accord sur ce point. Pas de projet. Juste partager des  moments agréables à deux ou plusieurs.



Et puis plus vraiment envie d’écrire.

jeudi 9 juillet 2009

Bom-Dia

Bacalhau e baccalauréat !

J'ai deux filles étudiantes depuis hier.
Maintenant il faut trouver un appart et acheter l'ordinateur portable promis.
Pourquoi faut-il que la joie vous vide les poches ? A méditer.

jeudi 2 juillet 2009

Rien de nouveau

Le bonheur de retrouver les chambres d’hôtel.

Mais malheureusement cela va de paire avec les attentes à l’aéroport. Aujourd’hui, j’ai 7 heures à perdre dans un petit aéroport… Dernier rendez-vous annulé et impossibilité de changer mon vol : évidemment quand on économise sur les coûts des vols, on perd en flexibilité !

Que s’est-il passé pendant mes longues semaines d’absence de la blogosphère ?

Il y a eu les élections en Iran. J’ai eu l’occasion d’y aller, il y a quelques années, quand il était autorisé d’y « faire du commerce ».
Au bout d’une semaine, les langues se sont une peu déliées. Pour les personnes ayant fait des études (désolé mais c’est comme ça), ayant leur propre vision du monde extérieure, la situation n’était pas toujours facile. A l’époque où j’y étais, les femmes commençaient à faire légèrement glisser leur foulard en arrière, découvrant quelques mèches. Des couples se touchaient – de façon toute à fait correcte – au restaurant. Des femmes fumaient au restaurant.
Mais nous avions dans le groupe une personne sans fonction bien précise, mais dont la présence faisait les personnes devenir moins bavardes…

Il y a la crise et son lot de fausses excuses et justifications. Des entreprises qui profitent, comme des parasites, de la législation qui leur permet de faire des économies sur leur dos de l’état, des contribuables, sous la forme de chômage partiel pas toujours justifié.

Il y a eu ces deux crashs d’avions qui font que mes enfants sont un peu angoissés maintenant que je voyage à nouveau (bien sûr, rien à voir avec la peine des familles des victimes et la terreur des passagers en voyant venir la fin).

Chez nous, il y a une sorte d’équilibre bancal. Ou une sorte d’équilibre instable, qu’il faut corriger sans arrêt. En fait, nous sommes dans une stable instabilité (je sais, c’est difficile à comprendre… mais je me comprends). Si je devais choisir une image, je penserais au funambule : il corrige sans arrêt son déséquilibre, tant et si bien… qu’il reste en équilibre sur son fil.

Je livre quelques épisodes en vrac.

Il y a eu la communion des filles de Madame. Nous avons reçu sa famille et son ex-belle famille. Ambiance étrange. Les gens ont considéré qu’ils venaient aussi « chez moi » et parfois plus « chez moi » que chez mon amie, sans doute pour que l’endroit soit un terrain neutre. Pour moi, ce fut l’occasion de me sentir comme un élément extérieur. Je ne suis pas marié, je n’appartiens pas à la famille de ma-dame, et n’appartiens bien évidemment pas à la famille de ex-monsieur.

Il y a eu le bac. Ma fille restant chez moi pour plus de proximité avec le lieu d’examen. Petite fille, nouvelle-majeure de mon cœur, tu mérites ton bac. Tu as fourni d’incroyables efforts (ce qui ne m’étonne pas, tu as une volonté fabuleuse : souviens-toi quand tu voulais apprendre à faire du vélo « toute seule »). Amuse toi bien pendant ces journées de concert… mais sois prudente ! Les camés sont imprévisibles.

Il y a eu les partiels. J’ai pris une journée pour accompagner grande-majeure à la fac, car elle refusait d’y aller. Une façon de « nous » pousser à nous occuper d’elle. Comme si nous ne faisions pas cela très très souvent. Une façon de rester petite fille. Grande-majeure, tu as des facilités, c’est sûr, mais je suis tout de même un peu inquiet. Comment t’aider à prendre ton vol ? Ou du moins t’aider à voler un peu plus loin ? Et puis je n’aime vraiment pas trouver les emballages de tablettes de chocolat ou de paquets de gâteaux dans ta poubelle. Et d’ailleurs, si nous les trouvons, c’est que tu le veux bien, n’est-ce pas ? Que s’est-il passé ? Quand ?

Il y a eu le passage en 3ème du garçon. Un effort reconnu même par les professeurs au cours du troisième trimestre. Tu sais petit gars, nous sommes d’accord, tu as un « médicament » qui t’aide à te concentrer. Mais bon sang prends confiance en toi ! Tout le monde dit que tu es intelligent et cultivé. Ok, tu n’aimes pas l’école. Mais crois-tu être le seul ? Et puis, j’ai bien l’impression que mon discours t’a touché : pas de leçon de moral mais un avertissement. Aller vers le « professionnel » maintenant, c’est courir le risque de croiser moins de filles... Je sais que tu as été sensible à cet argument !! Si tu savais comme je serais triste dans un monde sans femmes… On se ressemble, non ?

Il y a eu le passage en 5éme de mademoiselle qui aime beaucoup papa (merci !). Ma danseuse qui entre à grands pas – grandes enjambées devrais-je dire – dans l’adolescence. Mademoiselle qui achète ses premiers soutiens-gorge. Tu sais, je me suis fait à l’idée que je n’avais plus de bébé. Continue tant que tu le peux à me trouver formidable, je trouve ça assez sympa ! Juste une chose : je sais que tu n’es pas bête. Et tu es d’accord avec moi, ton bulletin ne me permet pas de t’acheter un portable. Baisser ses moyennes en maths et français, ce n’était pas ce qu’il y avait de mieux à faire pour qu’une telle demande soit satisfaite…

Equilibre instable disais-je. Pour illustration, l’affaire d’hier et avant-hier. Parfois ma-dame oublie que nous sommes en permanence en terrain miné…
D’abord, elle émet une réserve à nouvelle-majeure quand elle dit vouloir inviter des copains à manger un midi. La raison ? Le risque de réveiller le bébé qu’elle garde pendant la sieste. Maladroit. Et lors dudit repas, constater que sa fille, la plus bruyante, a invité une copine ne pouvait rien arranger, bien au contraire. Sur ce coup là, je ne peux que confirmer : pas très malin et pas très justifié. "Chez nous", c’est aussi "chez mes enfants". Eux aussi peuvent recevoir du monde.
Ensuite, dire à nouvelle-majeure que mon père n’a pas été invité pour la communion parce qu’il allait être dans tes pattes tout le temps et que tu ne pourrais pas avancer, fut presque insultant pour mes âmes sensibles. Mais comment t’expliquer tout ça, toi qui prends la mouche à chaque fois que j’émets une critique sur tes protégées ? Je sais que tu n’es pas « câline », mais s’il te plait, essaye d’être un peu moins partial…

Et puis ne pas oublier la mère de mes enfants. Toujours imprévisible. Celle qui va me balancer une remarque désagréable parce que les enfants seront un peu chez elle cette semaine, qui était « ma semaine », alors qu’elle ne les verra pas pendant 3 semaines en août. Celle aussi qui sera contente que je lui ramène un livre de la FNxC, à l’occasion d’un passage dans la vraie grande ville de coin.

Rien de nouveau sous le soleil. Tiens ? Soleil ? C’est déjà pas si mal !!

Sinon, je crois que je m’ennuie un peu. Besoin de voir de nouvelles têtes et de faire la fête. Un peu envie de brûler la chandelle par les deux bouts (bout de ficelle, selle de cheval, cheval de course, course à pied…).

« Bonjour chez vous » !

mardi 6 janvier 2009

Patience

On avance.
Problème de grande majeure identifié (mais pas résolu, il ne faut pas exagérer non plus).

Tout change si vite mais à la fin de cette journée nous avons :
grande-majeure qui a identifié son problème (avec une aide extérieure) et qui a reconnu que la fuite n’était pas une bonne solution. Elle « devrait » retourner à la fac. On verra comment faire pour les partiels manqués (une chose à la fois s’il vous plait !) ;
dialogue entre mère et fille repris (j’avais peut-être manqué oublié de mentionner cette étape…) ;
ma-dame et grande-majeure qui cohabitent plutôt très bien ;
mère de grande-majeure (ex-femme donc) pas agressive, constructive et efficace ;
beau-père et grande-majeure qui vont réessayer la cohabitation la semaine prochaine.

Mais demain est un autre jour (il faut d’ailleurs que je ne tarde pas si je ne veux pas modifier cette phrase en « tout à l’heure est un autre moment »).

Nous avons décidé de décaler les semaines de grande-majeure et de ses frères et sœurs. Mieux pour nous mais pour elle aussi.

En ce qui me concerne (sujet qui m’intéresse aussi comme vous le savez…), je pense que je vais m’évader (fuir ?) 2 jours la semaine prochaine sur Paris, la grande et belle capitale. Finalement, tous les déplacements me permettent de prendre un peu de recul et de recharger mes batteries. La vie en dehors du doux foyer serait-elle plus reposante ? Non, je n’ose même pas y réfléchir !!

lundi 5 janvier 2009

La fac suite et... fin

Absente aux partiels.
Mais on ne baisse pas les bras. Beaucoup de choses à comprendre et à résoudre.

P.S. : Je repasse plus tard pour répondre, merci.

samedi 3 janvier 2009

la fac

Et bien grande-majeure ne veut plus aller à la fac et ne compte pas se présenter aux partiels lundi. Il reste deux jours pour la décider (la décider à aller se planter, soyons réalistes).

Le plus étonnant : je n'ai même pas peur ! On fera ce que l'on pourra. Mais si elle ne se présente pas, l'année sera perdue. Ennuyeux mais pas dramatique. Et si "plus à la fac", comment l'occuper ? L'oisiveté étant la mère de toutes les déprimes, je cherche...

Finalement, il est sympa ce lapin. Parle pas, demande rien, mange ce qu'on lui donne...

jeudi 13 novembre 2008

Miettes de vrac

Je n'arrive plus à écrire (trouver du temps) alors je poste ce message en attente comme ça.
Encore une nouvelle "carte chance" tirée hier, je fais des contorsions pour que nous passions entre les gouttes et je sers... les dents.
Nous sommes presque à nouveau vendredi...

Que c’est-il passé de puis vendredi ?
Samedi, la matinée est réservée aux courses alimentaires. Deux caddies, un dans deux magasins différents : un magasin pour les produits frais, un autre pour le reste (genre discount alimentaire, dans lequel nous regardons bien les étiquettes, histoire d’éviter les cochonneries trop flagrantes).
Ce qui me désole, c’est que quand j’ouvre le frigo, je peux constater qu’avec 300 euros, on ne tient pas la semaine. Nous sommes mardi… il faudra retourner compléter tout ça d’ici vendredi.

Les sous. Je scrute aussi les comptes. Ou plutôt la façon dont ils se vident. Plein de dépenses imprévues en ce moment, et des grosses. Trop grosses. Plaie d’argent n’est pas mortelle… Certes, mais un peu préoccupant tout de même.

Des amis sont venus samedi soir. Un bon vin rouge (« l’alcool est dangereux pour la santé… »), un bon repas. Ils ont une fille qui a changé ; atteinte par l’adolescence, la vraie. Plus une petite fille comme nos préados. Non, c’est une demoiselle maintenant, avec d’autres préoccupations. Comme une personne qui regarde la rive d’en face, celle qu’elle a quitté il y a peu, mais qui ne reconnait déjà plus le paysage et les individus encore là-bas. Bientôt, toutes mes filles seront sur l’autre rive. La rive des grands. Celle des êtres sexués. Et mon fils fait la traversé en ce moment. Je vois ses regards à ma-dame. Rien d’extraordinaire, un peu de curiosité, parfois. Déjà un regard d’hommes, parfois (les hommes regardent les femmes, aviez-vous remarqué ?). Un regard un peu appuyé, parfois. Petit homme.

Lundi, j’ai fait le pont. Et lundi, c’était la réunion parents- professeurs de la préado. Mes enfants ne savent pas encore (et ils ne sauront pas tout de suite) a quel point les années de collège et de lycée ont été un cauchemar pour moi. Je ne me suis jamais senti à l’aise, je n’étais pas intéressé, pas motivé, tout me semblait absurde, injuste. Une véritable souffrance, quotidiennement. Sans doute mon « environnement familial » et la détresse qui en résultait était-il pour beaucoup et j’ai certainement fait un amalgame (je faisais un amalgame) et pensé que rejeter l’un (le scolaire) effacerait l’autre. Le fait est qu’il m’est difficile de leur en vouloir de manquer eux aussi de motivations. Je gronde, je « raisonne », mais j’ai toujours ce mauvais goût dans la bouche.

Avant ça, il y a eu la messe Dimanche matin. Je ne suis pas un très bon fidèle. J’y suis allé avec la plus jeune file de ma-dame (peu de volontaires pour l’accompagner). Elle est dans une école privée et ne connaissait pas avant cette année la messe. Elle s’y intéresse. C’est très personnel cette relation avec la religion, difficile à expliquer aux enfants. Je ne suis pas dans une période mystique mais j’ai pris plaisir à le faire. Disons que même si je me sens étranger à cette communauté catholique, je me sais par contre parfaitement chrétien. Etre dans une église a une signification particulière pour moi.

Grande-Majeure est une cuisinière hors paire. Elle nous a fait des pâtisseries succulentes. Trois heures de cuisine samedi, 2 heures hier, un vrai régal. J’ai juste expliqué brièvement ce que j’aurais aimé et elle a réalisé, spécialement pour moi, un délice. Trois heures pour trois pâtisseries différentes afin de satisfaire les goûts de tous (invités inclus). Merci mademoiselle.

Fiston a de gros problèmes au collège. Enormes difficultés d'un enfant pas bête mais complètement inadapté au système. Trop tard pour une école "alternative". Il faut que l'on s'en sorte mais les parents rament. Et quand les parents rament... les enfants se noient...

vendredi 7 novembre 2008

Excursion "chez i..a"

C’est donc enfin vendredi. Quel soulagement. Bien qu’il n’y ait pas de raisons particulières de se réjouir de la fin de la semaine ou du début du week-end.

Hier soir, c’était soirée I..A, le fabricant nordique de meubles. La grève de la SNCF nous a un peu perturbé – il faut bien compenser par des trajets en voiture l’absence de service – mais c’est tellement banal que le sujet n’a pas d’intérêt. Finalement nous sommes arrivés avec ma-dame à la grande ville, où grande-majeure demeure, au bout d’un peu plus d’une heure de route : c’est aussi à cela que l’on voit que nous sommes dans un trou.
Nous avons récupéré grande-majeure (oui, c’est bien cela, ma-dame et moi avons récupéré grande-majeure) et nous sommes allés « chez I..A ». C’est grand. Du coup c’est long. Nous avons du passer une heure et demie dans le circuit (si vous connaissez, c’est un circuit qu’il faut effectuer à l’intérieur de l’usine, pardon, du magasin. Un des premiers à avoir appliqué cette méthode. Quand j’étais petit, je me souviens du circuit que faisait le wagonnet dans la maison des horreurs ou de la peur. Il faisait des boucles dans une surface réduite pour créer un long parcourt. Et bien « chez I..A », c’est pareil. Sauf que j’ai vieilli et qu’il n’y a pas de wagonnet. A ce sujet – les wagonnets – qui a connu ceux qui se trouvaient dans le parking en face de la FNAC Montparnasse à Paris ? Personne ? Vous êtes trop jeunes ou pas parisiens… Je ferme la parenthèse !).
Ensuite, il a fallu aller au dépôt pour retirer la marchandise : 15 minutes de route.

Et là… angoisse…

Une voiture, 3 personnes et une vingtaine de colis dont le quart faisant 2,50 m de long…
Sur un parking la nuit, ça donne dans les 45 minutes à essayer les combinaisons jusqu’à trouver celle qui permette de ne devoir laisser ni colis ni personne.
Débile. Nous sommes partis avec ma-dame et grande majeure à l’arrière et des colis jusque sur le siège passager avant, jusque au plafond. Aucune visibilité à droite. Si, une petite lucarne pour entre-apercevoir le rétro pour moi et le haut de la fenêtre pour grande-majeure.
Il était 22h00. Nous avions faim.
Nous avons trouvé un superbe McD., dans un superbe quartier de la grande ville, plein de papiers gras et de sacs poubelles trop remplis. Nous avons pris place dans la queue, sur le trottoir (guichet extérieur seulement à cette heure), derrière un baba cool. Et nous avons attendu. Attendu. Attendu. On n’imagine pas comme c’est compliqué – et long - de commander dans un McD !! On n’imagine pas non plus comme c’est compliqué – et long – de ranger les frites et les « burgers » dans des sacs. Il faut trouver la bonne taille. Il ne faut pas que le sac tombe, sinon in en faut un autre. Et payer !! Trouver les bonnes pièces, dans la bonne poche. ..
Au bout d’une demi-heure, nous avons reçu notre repas (je sais, c’est exagéré comme terme).
Nous l’avons mangé dans la voiture, entre les cartons.
Nous avons raccompagné grande-majeure et tout sorti puis tout remis, pour bénéficier de l’espace libéré et améliorer la vision périphérique.

Résultat des courses, nous sommes arrivés à la maison à 1h00 du matin. Fatigués mais soulagés. Evidemment, à 6h30, j’ai trouvé la nuit courte.

Bon, ce n’était pas « after hours » mais ça nous laissera des souvenirs.

Qui d’autre ?
Le fils a des résultats dramatiquement nuls. Horribles. Catastrophiques. Il plane. Bien parti pour quitter l’école très jeune.
Future-majeure devait aller chez une amie en train mais a du faire demi-tour à mi chemin : suicide sur la voie. J’ai pensé à ce pauvre type qui comme dernier bras d’honneur au monde, a bloqué ou perturbé le trafic et emmerdé plusieurs centaines de personnes. On ne saura rien de lui ni de ce qui l’a conduit à ce geste.

Allez, la suite une autre fois.

mardi 14 octobre 2008

En vrac

Que pourrai-je raconter d’inintéressant ?
Des anecdotes, glanées lors des dernières semaines.
Je pourrais dire :

Que l’avenant au contrat que nous avons signé avec la banque et qui nous a valu 10 jours de retard dans la signature – dont une semaine sans domicile – a été déchiré lors de la signature de la vente.

Qu’à force de serrer les dents en portant des objets trop lourds, je me suis cassé une dent en portant le lave vaisselle.

Que nous avons fini le déménagement en portant à 2 un frigo de 80 kg dans des escaliers, qu’arrivés en haut des escaliers nous avons fait demi-tour pour redescendre, enlever l’emballage qui ne passait pas par la porte à l’étage pour recommencer et finalement le déposer dans la cuisine de l’étage avec des bras allongés de 10 cm. Heureusement, ce n’était pas ma-dame qui m’aidait.

Que je suis allé chercher grande-majeure aujourd’hui à la grande ville pour la ramener à la maison car elle supporte très mal la solitude de son studio. Elle fera les voyages à la fac en train.

Que nous avons passé une excellente soirée à 8 ce soir, pendant laquelle tout le monde à pu s’exprimer.

Que mon fils nous a caché 7 mots de son carnet de correspondance ce qui lui a valu de voir son anniversaire repoussé d’un mois.

Que mon ex-beau père, comme mon quasi-beau-père a eu un infarctus et que tous les deux se remettent lentement (je les respecte et les apprécie ces hommes).

Que ma jeune fille nous inquiète avec des soucis de santé et que nous attendons les résultats des analyses.

Que l’on me fait toujours miroiter un poste à responsabilité plus étendu (d’ici la fin de la semaine… de la quinzaine… du mois….).

Qu’il y a 4 chatons adorables chez mon ex-femme.

Que je vais donner une de mes motos au seul ami que je vois régulièrement (en fait, je vais lui vendre pour 1 €).

Que je n’ai le temps de rien faire et que dans les moments de déprime, je me dis que sans les enfants, je ne serais plus là.

Que je trouve fabuleux (non scandaleux) que l’on puisse débloquer plus de 2000 milliards d’euros au niveau mondial si rapidement alors que l’on est impuissant devant la faim dans le monde, la nécessité de médicaments dans le tiers monde, le manque de budget de la recherche et de l’enseignement, j’en passe et des meilleurs… Ajouter à cela les milliards des guerres diverses et variées, les gens trépassent et des meilleurs …

Que j’ai une tonne de travaux à faire dans la nouvelle maison tapissée de fonds en combles de magnifiques papiers peints des années 70.

Que malgré tout, il a fait beau ces jours-ci….

jeudi 15 novembre 2007

Réunion parents / profs

Je me répète de plus en plus sur ce blog. Ma vie n'est pas passionnante au point de pouvoir écrire souvent à son sujet. Devrais-je le fermer ? N'y passer qu'une fois par mois ? On verra ça.

Ce soir, nous sommes 5. Les enfants et moi. Merde ! Qu'est-ce que je les aime !! Ils m'énervent mais je les adore. C'est rare que nous soyons tous les 5 maintenant.

Un peu plus tôt, il y avait la réunion parents / professeurs de mon fils. Sa mère et moi nous sommes retrouvés au collège, avec lui.

Je ne me suis jamais senti à l'aise avec les enseignants. Ça ne changera pas. J'ai un gros défaut, je jauge toujours la capacité de nuisance de l'autre. Et là, je la trouve toujours plus importante que la mienne. Inutile de se lancer dans une discussion sur le manque de supports donnés par le professeur, sur la difficulté à comprendre les explications fournies. Critiquer, c'est exposer son enfant à la rancune de son enseignant. Ne pas généraliser bien sûr. Mais comment savoir ?

Surtout ne pas généraliser. D'ailleurs sa prof principale est épatante. Une grande femme rousse énergique qui l'a félicité, le valorise, le pousse à prendre de l'assurance, à continuer à faire des efforts. Une prof comme j'aurais aimé en avoir !

Sa mère a parlé tout le temps. Elle, elle ne le valorise pas. Elle ne s'en rend pas compte. Je ne dis rien ou presque, inutile. Pendant des années j'ai essayé. Alors maintenant, je laisse dire. Je rajoute juste 2 mots de temps en temps, pour compenser. Plus envie de ma battre avec elle. Je me demande comment nous avons pu vivre si longtemps ensemble. C'est fou comme on perd rapidement l'habitude de l'autre. Je ne comprends réellement pas comment j'ai pu la supporter.
Non pas qu'elle soit insupportable, mais nous sommes si défférents.

Sinon, Noël approche. Comment allons-nous nous organiser ? Chez qui ? Avec qui ? Va falloir négocier avec les ex-conjoints. Nous aurons les enfants au nouvel an, je serai bien obligé de faire quelque chose cette fois. Mon amie a la même passion que moi pour le nouvel an... Mais nous allons faire des efforts – et nous mettre sur notre 31 (je sais, c'était facile) – pour l'occasion.

Que dire de plus pour aujourd'hui ? J'ai une furieuse envie de changer de boulot !! Mais ça, c'est une autre histoire.

dimanche 16 septembre 2007

Un samedi...ordinaire

Ce que j'aime dans le week-end, c'est qu'on l'attend avec impatience (En tous cas, moi je l'attends avec impatience, signe qu'il faudrait commencer à songer à changer de travail...). On l'attends avec impatience, on imagine tout ce que l'on pourra faire et puis... il arrive !

El là, c'est une autre musique.
Le programme n'est pas tout à fait celui que l'on avait imaginé.

Ce matin, je me suis levé tôt, comme à chaque fois que je ne travaille pas Un peu comme un enfant qui ne peut plus dormir car il veut jouer, jouer, et encore jouer ! Pour ma part, c'est le plaisir de me dire que je vais pouvoir faire tout ce que je veux. C'est du moins ce que je crois.

Je suis d'abord allé courir un peu, avec un lecteur mp3. Jusque là rien à dire. Courir dans la campagne en écoutant de la musique que l'on a choisi, sous le soleil du matin, il y a pire.

Après, la course (pas la course à pied, la couse après le temps qui passe) a commencé.

9h30, on attaque les devoirs. Première constatation, plus il y a d'enfants, plus les parents font de devoirs (ou du moins les vérifient). Il faudrait en tenir compte dans l'éducation nationale. La quantité de devoirs à la maison devrait être inversement proportionnelle au nombre d'enfants.

De 9h30 à 11h00, j'ai « fait des devoirs », pour 3 classes différentes. J'évite de me poser des questions sur les méthodes et l'utilité de ce qui est donné, car je ne trouve pas toujours de réponses. Mais bon sang que c'est tordu parfois !

11h00, départ pour la ville en voiture, avec une des grandes et mon fils. La grande et son ami préféraient passer la journée en ville plutôt que de venir à la maison, comme initialement prévu. Auraient-ils eu peur des 4+1 « petits » (les 4 notres, plus une "copine") ??

11h30, on passe par un magasin pour récupérer une maquette que mon fils attendait depuis 2 semaines (mais pourquoi lui avions-nous promis cela ? Je ne sais plus !!).

12h15, de retour à ma maison pour le repas.

13h30, reste des devoirs à faire !!! On continue.

14h30, c'est fini !! (les devoirs)

14h30 à 15h00, trou noir. Je me suis assoupi sur le lit de la « fille petite » après les devoirs !!

15h15, il faut partir faire les courses, il y a des bouches à nourrir ici !!
Les courses : 2 magasins différents. Un pour les produits dits « frais », un autre pour le reste.
Pratiquement 2 caddies pleins à chaque fois. Je fais la somme du montant des courses... je suis convaincu que ça augmente régulièrement. En tout cas, depuis 3 ans, l'augmentation est nette.

17h30, retour à la maison. Oui ça paraît long 2h15 de courses mais il faut dire que j'avais une des filles avec moi et j'ai passé quelques minutes à courir après la caddie qui se perdait dans les rayons papèterie, DVD/CD...

17h45, les courses sont vidées... Je glandouille 15minutes (nous glandouillons, mon amie et moi). C'est bien agréable...

18h00, on attaque la préparation du repas. Sans que ce soit excessif non plus, nous tenons à faire un repas un peu festif. Plein de petites choses à manger. Que le repas soit un moment que les enfants aiment : c'est à ce moment que tout le monde est ensemble, les grands et les moins grands. C'est là que les liens doivent se renforcer (enfin, c'est comme ça que je vois les choses mais je ne suis pas psychologue non plus !!).

Vers 20h45-21h00 le repas est avalé, la table est débarrassée, le lave-vaisselle va tourner pour la deuxième fois de la journée. Et nous, les adultes « parents », nous pouvons nous poser...
Reste l'épreuve de la mise au lit de tout ce petit monde, mais le plus gros est fait.

22h30, les plus jeunes (et donc la majorité des troupes : 5 enfants – 4 à nous plus une copine) sont couchés et calmes, voire endormis. Plus rien à faire, tout c'est bien passé, mission du jour accomplie...