Il y a eu la création d'une famille, puis un divorce, du "papillonnage", une famille recomposée et une nouvelle séparation. Et maintenant ? "Et comme les autres entre deux âges, J'ai perdu mon livre d'images, Alors... commença le passé"
mercredi 30 janvier 2013
A la ramasse.
lundi 10 décembre 2012
Bike n’ Run ou l’inverse
samedi 24 novembre 2012
Tapioca potage
jeudi 6 septembre 2012
Touche pas à mon sport
jeudi 1 avril 2010
Le cours de conduite.
Trente minutes plus tard, le téléphone sonne : sa mère. Un grand jour. Très en forme. Je vais passer sur les détails. En résumé, lamentable de ma part de ne pas me libérer pour aller chercher ma fille à la gare et la déposer à l’auto-école. Elle – sa mère – bosse et fait tous les trajets, etc, etc, etc. J’ai explosé. Il est vrai qu’il me manque une nuit de sommeil – pas pu dormir dans le vol du retour – et les 5 à 6 heures de mauvais sommeil ne me reposent pas complètement. A ce sujet, je passe mon temps à me lever en réunion, j’essaye de parler le plus possible sinon… je m’endors ! Je manque de résistance. Je suis un peu assommé mais pas complètement éteint et je manque de patience quand je suis fatigué.
Lassé, je fais ce que j‘adore pouvoir faire depuis que nous sommes divorcé, je lui raccroche au nez. Quelle liberté ! Je préviens juste avant. Je dis « bon, ça va ça suffit » et je coupe. Et le silence se fait : magique.
Evidemment, les deux lignes sonnent l’un après l’autre. Je ne réponds pas. J’écoute le message.
Extraordinaire. J’ai éclaté de rire. Bien que ce ne soit pas drôle. Elle se propose d’aller voir le juge pour me faire retirer la garde.
Fais donc, vas-y.
mercredi 6 janvier 2010
La nouvelle année
Dans l’ordre.
Mon père est venu la semaine d’avant, en train. Il neigeait fort.
J’ai voulu prendre la voiture. Erreur. Après avoir rebondi sur un trottoir nous avons opté pour le train. Celui qui va de notre ville de province à la grande grande ville. Nous étions en avance, le TGV en retard, nous avons fait des boutiques. J’étais avec 2 de mes filles : la plus grande et la plus jeune.
Repas dans une brasserie. Moment de détente. Images qui resteront dans ma mémoire. Moments fragiles, destinés à disparaître à tout jamais.
Nous avons repris le train avec mon père et sa valise de 1970. Il était content. Racontait sa vie à tous en parlant haut et fort. Les autres voyageurs baissaient la tête. Je somnolais.
J’avais mes enfants jusqu’au 24 au matin. Pas pratique pour fêter Noël. Nous avons fait ça le 23 au soir. Grande majeure à passer 11h à cuisiner, sur deux jours. Délicieux. Avant le repas, un clash. Il restait 3 minutes de « plus belle la vie ». J’aurais aimé que le repas du jour d’avant le réveillon de Noël soit prioritaire sur cette niaiserie. Ce ne fut pas le cas. Ma-dame – avec la bonne excuse que mon père regardait aussi (papa, je suis surpris ! Tu crois que moi aussi je regarderai si j’ai un jour ton âge ?). L’ambiance a été plombée pour le reste de la soirée.
J’ai déposé mes enfants le 24 au matin chez leur mère en essayant d’éviter mon ancienne famille par alliance. Pas le cœur de les voir tous ensemble.
Nous avons discuté avec ma-dame. Rabibochage. Je ne sais pas ce qui m’a fait plier. Quand j’y réfléchis… j’évite d’y réfléchir !
Le soir, le 24, nous sommes allés chez les parents de ma-dame, avec mon père et une des tantes de ma-dame. Agréable soirée.
Le 25, une de ses sœurs arrivaient avec ses enfants. Journée agréable encore. Mon père était bien. Moi aussi. J’ai dormi.
Retour à la maison le 25 au soir. Peu de choses. Des repas avec mon père, peu de discussions (nous n’avons pas grand-chose à nous raconter, mais nous sommes bien ensemble maintenant).
Il est reparti le Dimanche.
Suite du message … un autre jour. Entre temps j’ai lu vos messages. Merci Mesdames. Je vais répondre mais en attendant je continue celui-ci.
Parenthèse.
Je suis caché derrière mon ordinateur. Je peux me montrer comme je suis vraiment. Comme je suis et comme je ne me montre jamais dans la vraie vie. Sensible, écorché vif. Voir mon père vieillir me fait mal. Un jour ou l’autre je vais le perdre. Tout ce que je souhaite c’est partir avant de perdre trop de personnes que j’aime. Mais je ne veux pas partir « tôt » pour autant. Mais partir avant les autres. Lâche aussi je suis donc.
Fin de la parenthèse.
Donc Noël ne ressemble plus à rien. C’est un fait. Qu’est-ce qu’une fête familiale quand même la notion de famille est devenue floue. Rien n’a d’importance mais tout est important (je sais c’est compliqué, mais je me comprends parfaitement bien).
Il est parti Dimanche et j’étais ému. Voir sa silhouette monter dans le train, laisser passer les dames, c’est un gentleman, il m’a appris la galanterie. Laisser passer les gens chargés, il est poli, il m’a appris. Mon petit père, je me rends compte que tu m’as appris plein de choses finalement. Je me demande aussi si cette façon que tu as de ne pas abuser du privilège que l’âge te donnerait n’est pas une façon de le refuser ? Sans doute. Et sans doute suis-je comme toi. La mort, la vieillesse. J’en ai peur. Et je devine que tu en as peur aussi. D’ailleurs quand tu me dis que tu ne regrettes pas ta vie, n’est-ce pas une façon d’avouer que tu sais que tu ne gagnera pas ce dernier combat ? Forcément, on vieillit. Forcément, on approche de la mort. Elle vous frôle parfois. Elle vous frôle plusieurs fois parfois dans une vie. Mais finalement, un jour, elle gagne. Elle gagnera toujours.
Je voudrais savoir décrire les émotions, les ambiances avec des mots seulement. C’est dur. C’est comme vouloir attraper de la fumée. On approche la main et la forme du nuage en est transformé. Comment saisir l’impalpable ? Comment saisir le « volatile » ?
Pour le nouvel an, nous avions les plus jeunes demoiselles. Ma fille et les filles de ma-dame. Quatre couples d’amis ou amis d’amis. Quatre adultes et dix enfants. Les adultes ensemble, les enfants dans un autre bâtiment. Une dépendance transformée en petite maison d’amis. Il fallait se déguiser un peu. Ma-dame est arrivée en pétasse. Pas en pute. En pétasse : Robe moulante, maquillage outrancier, talons hauts, bas résille. Moi en mi-macro mi-mauvais garçon : costume rayé foncé, chemise rose grande ouverte sur torse poilu, col sur la veste, pompes claires, gomina, gros anneau d’oreille. Il y avait un couple que nous ne connaissions pas. Il a fallu leur expliquer que ce n’était pas notre tenue classique. Ça faisait « vrai ». Comme quoi, il est facile d’endosser un rôle. C’est en fait ce que je fais au bureau tous les jours. C’est ce que je fais quand je rencontre des clients et que je m’habille en personne « importante », en « responsable ». Là, j’étais un autre gars prétentieux, fier de lui, fier de son machisme et de son arrogance. Un autre genre de con. C’est bon finalement de changer de rôle de con. Certes, c’est toujours un rôle de con, mais s’en est un autre. L’habit fait le moine.
Il faut que j’explique aussi la nouvelle configuration à la maison.
La salle commune d’ordinateurs n’existe plus. C’est maintenant mon bureau. Mon coin. L’endroit ou je travaille, dessine, fais de la mauvaise musique, écris. Mon antre. Ma caverne.
C’est bon.
Les ordinateurs ont été ventilés dans les chambres. Ça se passe bien. Sans excès. Pas d’abus jusqu’à présent.
Je respire d’avoir un refuge. Un endroit à moi.
Il faut aussi que je dise que quand mes enfants sont là, le dors en bas. Ils sont en bas si vous avez suivi. Les filles de madame en haut, au même étage que notre chambre. Je dors en bas, avec mes deux plus jeunes. Ma-dame le comprend. Elle l’accepte. De toute façon nous n’avons pas les mêmes horaires. Pas le même rythme de vie. Cela ne pose aucun problème. Et plutôt que de marquer plus fortement encore les clans, cela à au contraire adouci les choses. Mes enfants me voient proches d’eux. Pas de jalousie.
Cette situation est difficile à expliquer à d’autres. Forcément, un couple qui ne dort pas ensemble est un couple qui va mal. Faux. Il faut sortir des schémas archaïques et des idées préconçues. Surtout pour aborder la vie des familles recomposées, la vie des cohabitants par amour, des cohabitants inconscients.
Je vis une semaine en bas et une semaine en haut. J’y trouve mon équilibre et par conséquent notre groupe de cohabitants aussi.
Voilà, c’est ainsi que commence cette nouvelle année pour nous.
Pour finir, je voudrais vous conseiller d’écouter l’album « as if to nothing » de Craig Armstrong. Et en particulier les chansons « Snow » et "Stay (faraway, so close)". Surtout "snow" pour lire la partie de ce message qui commence par « il est reparti dimanche ». Ne cherchez pas de rapport avec les paroles. Laissez-vous porter. Les mots doivent parfois seulement être entendus comme une mélodie, la voix comme un instrument.
Merci.
mercredi 24 décembre 2008
Insomnie
Vendredi soir : Grande-Majeure est venu – en train – chercher celle-qui-aime-papa pour passer un week-end à la grande-ville dans son studio. J’ai eu deux petites folles au téléphone, plusieurs fois : un vrai week-end de petite sœur et grande sœur, avec pique-nique dans le train, restaurant, magasins, magasins, magasins, réalisation de décorations de Noël, télé sous la couette, bonbons, soda… J’ai récupéré dimanche soir les deux miss, la petite et la grande, contentes. J’aime quand mes enfants sont proches les uns des autres.
Pensée de la journée de vendredi : heureusement que ma plus jeune fille n’était pas là. Quatre demoiselles de 9 à 12 ans, c’était bien. C’est très bruyant et remuant un tourbillon de « princesses » (des princesses classiques avec diadème, de moins classiques à la Britney…) alors une de plus, qui aurait eu du mal à trouver sa place et se serait sentie mise à l’écart, aurait été… désastreux. Et puis, c'est bien une grande-soeur.
Samedi matin : Je récupère mon fils qui était resté chez sa mère vendredi soir pour cause d’activité extrascolaire tardive. Il faut qu’il se fasse couper les cheveux : étonnant, il est d’accord. Je crois que nous ne sommes d’accord que sur le principe, je sens déjà la divergence sur la longueur résiduelle…
Samedi après-midi : arrivé du grand-père – mon père – à la gare de la grande-ville. Tout content de venir passer la semaine de Noël avec ses petits-enfants et son fils. J’aime aussi quand on se rapproche. En rentrat, nous sommes allés tous les deux dans une épicerie aux saveurs pleine de souvenirs pour nous deux. Mon père a pu raconter sa vie à la vendeuse, à la dame qui faisait la queue avant nous et assez fort pour que la file d’attente dernière nous en profite aussi. Un truc qui m’a toujours énervé. Mais on ne va pas le changer maintenant.
Samedi soir : Ma-dame avait invité les parents des amies de ses filles, à 18h30, histoire de nous laisser le temps de rentrer de la gare de la grande-ville (avec mon père). Le train est bien arrivé à 17h30, mais quand on tourne désespérément pour éviter les inévitables ( ! ) chantiers des grandes villes pour trouver une épicerie un peu perdue et qu’arrivé là on y raconte sa vie, on met un peu plus de temps que prévu pour rentrer.
Entre-temps, future-majeure avait besoin qu’on l’a dépose à une soirée : Ma-dame a donc « planté » les invités pendant qu’elle faisait le taxi. J’étais un peu gêné… Mais l’ambiance était bonne en arrivant. Une des mamans est partie à 19h30, juste quand nous arrivions. Mais elle est infirmière et travaillait de nuit (donc rien à voir avec mon père et moi... ouf). Le couple restant était fort sympathique. Une famille recomposée avec 3 enfants. C’est amusant les anecdotes communes que l’on peut avoir. Premier couple divorcé recomposé que nous rencontrions. Ils sont partis à 0h30… Repas à bonne franquette improvisé, excellente soirée. Mon père a beaucoup appréciée cette jolie femme blonde au décoleté généreux. J’adore quand il fait du charme a une femme non célibataire qui a moins de la moitié de son âge…
Pensée de la journée de samedi : le divorce ça rapproche les divorcés et je ne vais définitivement pas changer mon père.
Dimanche matin : Retour de future-majeure. Elle a découvert à la soirée que le vin blanc était un alcool « fort ». Normal, elle ne boit jamais. Heureusement, elle n’a consommé que 2 petits verres. Mais c’est suffisant pour avoir la tête qui tourne puis fait mal… La première fois (je la crois réellement) qu’elle buvait de l’alcool. Elle a horreur des gens qui ne se tiennent plus quand ils ont bu. Il semble que ce soit le sport favori de beaucoup de « gamins » et « gamines » de son âge (la biture du samedi soir…).
Dimanche soir : retour des sœurs... et du hamster, de la grande ville. Repas à 9. Ambiance agréable. Les filles de ma-dame ont demandé à ma fille-qui-aime-papa comment elles devaient appeler son papy. Je dirais quelque chose comme "Monsieur", non ? Mais j'ai bien compris ce qu'elles voulaient dire : Papy est sous notre toit. Le "toit" nous est commun... pas le papy !
Lundi : Ma-dame est revenu avec un animal « de compagnie » pour ses filles. Nous avions mis le doigt dans un engrenage avec celui de grande-majeure, je le savais. Mais finalement, un hamster, c’est mignon. C’est petit. En revanche un lapin « extra nain » de 20 cm avec une cage de 1 m de long, j’aime moins. J’aime beaucoup moins.
Mardi : Ma-dame est rentrée de-chez-le-coiffeur avec son aînée et ma fille-qui-aime-papa. Oui, ma fille, pas mon fils, dommage. Il parait que j’étais d’accord pour cette frange qui lui « bouffe » le visage. Et puis sa mère aussi était d’accord. Et puis sans doute le père Noël et tous ses rennes… Et bien non. Je n’aime pas cette coupe. Elle est vulgaire. Et puis non, quand je n’aime pas, je ne dis pas que j’aime.
Mardi après-midi : courses de « bouffe » pour Noël. J’ai honte. Ça ne sert pas à grand-chose d’avoir honte, mais c’est comme ça. Une note indécente. J’en étais gêné à la caisse.
Pensée de lundi et mardi : un rien me contrarie (une grosse cage, une coupe de cheveux, les manies d’un monsieur âgé…) et je suis un crétin de consommateur égoïste. En période de Noël, je dois pouvoir faire mieux…
Je vous souhaite un joyeux Noël (même si nous ne sommes que le 24). J’espère qu’il vous permettra de passer un moment agréable, des moments agréables, avec ceux que vous aimez. Et une pensée pour ceux qui passeront aux urgences avec leur couteau à huîtres ou celui de la dinde…
jeudi 23 octobre 2008
"Ne passez pas par la case départ, ne touchez pas 20.000 Francs"
La pudeur fait que je ne raconte pas les moments actuels, du moins, pas les importants. Très importants, bien plus qu’un prêt immobilier. Je dirais juste que la santé, c’est essentiel.
En laissant de côté l’essentiel, il reste l’accessoire. Non, c’est trop péjoratif. Il reste des choses de moindre importance.
La nouvelle maison nous plait bien. Nous trouvons nos marques petit à petit. Je vais devoir rajouter 2 chambres, c’est sûr. Il faut un peu de temps pour cela. Mais la décision est prise : une chambre pour chacun – sauf pour ma-dame et moi évidemment – ce sera plus simple à gérer.
Et puis, quel bonheur que de pouvoir faire des trous dans les murs, casser des morceaux, sans devoir rien demander au propriétaire…
Nous avons fait une semaine à 8. La communauté complète.
J’expose le problème : je dois partir à 7h40 en voiture avec 5 des enfants. Ok, jusque là, rien de particulier. Mais avant de partir, il faut se laver. « Bon, et alors ? » me direz-vous. Et bien voilà, 5 personnes – 2 garçons, 3 filles - dans 2 salles de bains, ça n’est pas si simple que ça !
Si nous pouvions arriver en retard, pas de problème, nous pourrions nous lever à 7h00 pour partir vers 10h00 (le rythme normal).
Si nous pouvions nous lever à 5h00 pour « étaler » sur une plus grande période les accès aux salles de bain (en théorie, nous pouvons le faire… mais qui aime se lever « trop tôt » chez nous ?), il n’y aurait pas de panique.
Mais non, ce n’est pas possible.
Tout est chronométré. Pire qu’avant !
A 6h15, si je ne suis pas sous la douche, c’est fichu.
A 6h40, si mes 3 enfants ne sont pas levés, c’est fichu.
A7h20, si nous n’avons pas libéré les salles de bains pour les filles de ma-dame, c’est fichu.
A 7h40, les salles de bain sont libres pour les deux personnes qui sont encore à la maison : ma-dame et grande-majeure.
Entre ceux qui préfère la douche et ceux qui ne veulent pas mouiller leurs cheveux et préfèrent la douchette de la baignoire, il y a un trafic incroyable. « T’as fini ? », « j’peux entrer ? ».
Je ne parle pas de la gestion des toilettes, ça ne ce fait pas (et pourtant c’et important aussi !) et puis, comme il y en a 3, on gère plus facilement.
Ajouter à cela une grande majeure qui préférait rester chez moi plutôt que d’aller chez elle à la grande ville et par conséquent la nécessité d’être à la gare à 5h00 du matin (2 jours par semaine seulement) et il est facile de comprendre que même avec des conférences téléphoniques avec mes collègues d’outre atlantique à point d’heure (21h00, 22h00…) 3 fois cette semaine, je souffle quand je n’ai pas la garde.
Je n’en rajoute pas, j’essaye juste de présenter ça de façon amusante. Bien que je n’aie pas forcément envie de m’amuser en ce moment. "En ce moment", c’est un peu comme au Monopoly, quand vous tirez une carte « chance » et que vous vous dites : « c’est de la chance ça » ?
Merci (beaucoup) pour les commentaires des messages précédents. Je repasse plus tard… pour les commenter…
mardi 16 septembre 2008
Alarme, cartons et bazar
Grosse frayeur hier. Mon quasi-beau-papa a du être hospitalisé en urgence. Il va bien et devrait sortir demain ou après demain. Oui, Il va bien. Mais l’alarme est à prendre au sérieux. Difficile pour une personne très active comme lui, de « lever le pied ». Une fois passé les 20 ans… on s’en écarte (phrase à méditer…)!!! Et à 75 ans, il faut savoir limiter ses efforts, ce qui n’est pas chose facile j’imagine. Savoir s’avouer que l’on a un certain age. C’est comme devoir se dire « je suis vieux ». Impossible. D’ailleurs, je suis « vieux » pour ma plus jeune fille… mais je ne la crois pas !!
Je compte bien jouer mon rôle de quasi-gendre et donner un coup de main, qu’il ne faudra plus refuser systématiquement maintenant. Est-ce qu’avoir besoin d’aide est un signe de faiblesse ? (Je ne suis même pas sûr qu’il faille réfléchir à cette question).
Je crois que cette année, il sera difficile de concilier déplacements et garde. En tous cas, c’est ce qui se dessine actuellement. Comme le dit l’expression, « je le sens mal »).
Je vais avoir des déplacements toutes les semaines jusqu’au déménagement - y compris les semaines où j’ai les enfants – et nous aurons à peine emménagé dans la nouvelle maison que je repartirai une semaine complète. J’imagine Ma-dame dans le bazar des cartons et de meubles démontés… elle n’a pas fait une bonne affaire en me rencontrant (évidemment, je suis convaincu, je ne crois pas ce que j’écris). Il y même 2 déplacements qui vont s’enchaîner avec un retour le dimanche soir et un nouveau départ le lundi après-midi.
J’ai déjà dit que je faisais mon possible pour que ma vie professionnelle n’empiète pas trop sur ma vie privée, mais ce n’est pas facile. Surtout en période de « restructuration » du groupe.
En fait, c’est terriblement difficile de concilier les deux. Pourquoi ?
Une famille recomposée, ce sont deux familles monoparentales qui cohabitent. Ce sont donc 2 parents seuls ensembles (suis-je clair ?). Il y a tout un tas de choses – au moins au stade où nous en sommes de la reconstruction – que l’on ne partage pas. Et généralement celles qui concernent la logistique liée aux enfants. Un exemple ? Les démarches pour grande-majeure et son appartement je les ai faites seul. Je n’ai pas sollicité ma-dame. Et là, c’était ma vie privée qui empiétait sur ma vie professionnelle.
Comment vais-je finir la mise en carton ? Le temps passe et je me balade d’aéroports en hôtels en passant par des salles de réunions. 3 pays différents cette semaine.
J’ai déjà fait une trentaine de cartons, tous plus lourds les uns que les autres. C’est incroyable la quantité de livres que nous avons. A l’heure des nouvelles technologies, d’Internet, nous sommes terriblement « old fashioned ». Et j’en suis heureux ! D’ailleurs, je vais de ce pas prendre mon livre…
mardi 8 janvier 2008
Et que faut-il te souhaiter pour cette année ?
Impossible de tout faire, de tout concilier.
J'ai l'impression de passer mon temps à courir. A courir en voiture aussi. En 2,5 mois, j'ai parcouru 12000 km. Et je fais la plupart de mes déplacements en avion et en train. Par rapport à un commercial qui utilise sa voiture, ce n'est rien. Mais pour un « père tranquille » comme moi, c'est beaucoup.
Toujours un enfant à déposer ou à aller chercher quelque part.
Je ne me plains pas. Non. Je remarque juste que je n'ai pas le temps de faire grand chose.
Récupérer les enfants, faire les allers-retours pour les activités extra-scolaires, finir les devoirs avec les enfants, manger (ça peut être utile), les coucher.... ce soir, il est 10h30 (pas école pour certains demain et une révision de la dernière chance pour un autre).
Même pas fais de pause à midi pour gagner du temps de travail. Mais ce n'est pas encore suffisant.
Je devrais finir des « trucs » ce soir mais je suis debout depuis 6h00. Plus le courage.
Pourtant, pas de raison de se plaindre. Pas vraiment. J'arrive à trouver 10 minutes pour écrire sur le blog, c'est donc que j'ai du temps à perdre... A perdre ? Mais si le blog était une soupape ? Pas tout à fait du temps perdu dans ce cas.
Et nous sommes des milliers comme ça. Nous sommes vachement solides, je nous dis « chapeau » !! Et je n'ai les enfants qu'une semaine sur deux. Alors « chapeau, chapeau » aux parents célibataires qui les ont tout le temps (ou presque).
A part ce train-train quotidien un peu rythmé, rien de particulier :
La grande majeure veut changer d'orientation pour ses études, la grande ado me menace de ne plus venir me voir (un grand classique, ils se refilent le rôle entre eux), le garçon risque de voir disparaître sa PSP (il travaille trop et trop sérieusement... mais seulement sur la PSP), la petite miss a eu deux mots en deux jours dans son carnet, le plus jeune enfants de mon amie fait une allergie à on ne sait pas quoi (plaques rouges qui succèdent aux gonflements de la figure) et est comme une pile électrique (mais il n'y a pas de pile chez les enfants, dommage...), son aînée ... ben justement rien, son aînée (qui a l'age de ma petite miss) est bien tranquille en ce moment !! Et puis mon amie « stresse » car elle est maintenant au chômage.
Ça a tout de même un goût de semaine où l'on se dit : « encore heureux qu'on va vers l'été ». Bien qu'il n'y ait rien d'anarchiste ni dans les problèmes, ni dans leur traitement.
Je me suis trouvé « tout con » plusieurs fois cette semaine (non, ça ne m'arrive pas souvent). On m'a demandé : « et que faut-il te souhaiter pour cette année ? ». Rien trouver d'autre à répondre que : « rien de plus, que ça continue comme ça ». Non pas que tout soit parfait. Mais je ne vois pas ce qui pourrait apporter quelque chose de définitivement mieux.
Mince, et si c'était ça devenir vieux ??!!
dimanche 7 octobre 2007
Garde et vie professionnelle
Vous me direz qu'avec une garde classique, on a très peu de moments pour respirer. Sans doute. Quoi qu'il en soit, dans une famille recomposée, pouvoir se retrouver un peu à deux est à mon sens nécessaire. Les enfants sont d'abord très exigeants et ensuite, franchement, même si tout se passe bien, s'ils pouvaient n'avoir leur parent rien que pour eux, ils n'hésiteraient pas. C'est dire qu'ils vous "mettent un peu la pression" comme le dit si bien l'expression.
Je l'ai dit, je le répète encore, les enfants ne choisissent pas grand chose: ni la séparation, ni le divorce, ni l'arrivée d'autres personnes dans leur cercle de vie le plus intime. Inutile de culpabiliser pour autant. Il faut les ménager, d'accord, mais les parents ont aussi droit au bonheur. Recherche du compromis, comme partout ou recherche d'un équilibre si l'on préfère.
J'affectionne (nous affectionnons) tout particulièrement ces moments où nous sommes seuls tous les deux. C'est égoïste ? Mais ce que j'ai appris pendant ces dernières années, c'est qu'il faut éviter de se sentir coupable quand on pense à soi. Il faut être bien dans sa peau (bien dans sa tête) pour affronter sereinement le quotidien.
mardi 18 septembre 2007
Lundi
Et bien, après un dimanche de détente dans un parc, il a bien fallu attaquer à nouveau la semaine.
Le dimanche à 8 c’est bien passé. Déplacement à 2 voitures car la moto se prête mal au transport de sac à dos plein de nourritures et d’eau (du moins la mienne qui est un peu typée « course »).
A peine quelques caprices et quelques chamailleries. Non, bilan positif pour cette journée aussi.
Mais pas de chance, il y a toujours un lundi qui suit le dimanche.
Lundi matin bien rythmé, je crois que j’ai déjà raconté. Tout le monde est arrivé à l’heure avec toutes ses affaires, ce n’est pas si mal.
La journée, enchaînements de réunions. Rester zen, c’est important. J’aimerais bien savoir ce que chacun pense dans ces moments là (les réunions). Parfois, on croise un regard et on ce dit : lui, il pense comme moi ! Ce qui est sûr, c’est qu’il y en a qui ne « pensent » pas.
A 18h00, je file du bureau (c’est amusant. Je pense que pour certains, je pars « tôt », bien plus tôt que ce que je faisais il y a quelques années. Environ 1h30 à 2h00 plus tôt. J’arrive plus tard aussi).
18h20, je récupère mon fils (vous remarquerez un des avantages de la vie à la campagne : 20 minutes de trajet seulement).
18h30, juste à temps à la garderie pour prendre ma « fille petite » (entre temps il a fallut négocier avec le fils le fait que sa sœur devait monter devant dans la voiture puisque lui était monter devant ce matin et que…. Bref, on s’est mis d’accord).
18h45, nous sommes à la gare pour réceptionner la « grande ado ».
19h00, on rentre au bercail, et on attaque les devoirs. Là, je râle intérieurement car tout ce travail donné pour le lendemain, c’est pas sérieux.
Au programme de la soirée – je site en vrac – l’empire byzantin, les chiffres romains, Keynes, le New Deal (le premier, celui de 1933, si j’ai bien compris le poly).
20h30 Repas. Forcément, j’ai fait simple : Escalope de veau et des restes.
21h00, on reprend un morceau de New Deal. Les explications du poly sont bien succinctes pour pouvoir répondre à une des questions. Du coup, petite recherche sur Internet.
21h30, les enfants sont tous cuits : « au lit ! ». Pas de discussions, tout le monde se couche.
21h45, alarme n°1 : « Papa, j’ai très mal à la tête » suivi d’une alarme n°2 venant d’une autre chambre : « Papa, j’ai très mal au ventre ». Procédons par ordre. Mal de tête, ok, quelle est la posologie de l’ibuprofène et à partir de quel age peut-on en prendre ? Parfait. « Avale ça, dans ½ h, ça ira mieux ». Mal de ventre à régler maintenant. Petite enquête sur la nourriture de la journée : « tu as mangé quoi à la cantine ? ». Réponse : « des trucs verts qui ressemblent au truc blanc ». Me voilà bien aidé. Avec un peu de chance, les deux plus jeunes ont mangé la même chose… Euréka ! Des brocolis (les trucs verts) qui effectivement peuvent donner mal au ventre comme le truc blanc (appelé aussi « le chou-fleur »)!! Bon, ce n’est pas si grave, ça va passer.
22h15, extinctions des feux. Je me couche, je prends mon livre. Tout est calme. Enfin presque, j’oubliais que celui qui a mal à la tête, s’est couché dans mon lit et… il ronfle !!
dimanche 16 septembre 2007
Un samedi...ordinaire
El là, c'est une autre musique.
Le programme n'est pas tout à fait celui que l'on avait imaginé.
Ce matin, je me suis levé tôt, comme à chaque fois que je ne travaille pas Un peu comme un enfant qui ne peut plus dormir car il veut jouer, jouer, et encore jouer ! Pour ma part, c'est le plaisir de me dire que je vais pouvoir faire tout ce que je veux. C'est du moins ce que je crois.
Je suis d'abord allé courir un peu, avec un lecteur mp3. Jusque là rien à dire. Courir dans la campagne en écoutant de la musique que l'on a choisi, sous le soleil du matin, il y a pire.
Après, la course (pas la course à pied, la couse après le temps qui passe) a commencé.
9h30, on attaque les devoirs. Première constatation, plus il y a d'enfants, plus les parents font de devoirs (ou du moins les vérifient). Il faudrait en tenir compte dans l'éducation nationale. La quantité de devoirs à la maison devrait être inversement proportionnelle au nombre d'enfants.
De 9h30 à 11h00, j'ai « fait des devoirs », pour 3 classes différentes. J'évite de me poser des questions sur les méthodes et l'utilité de ce qui est donné, car je ne trouve pas toujours de réponses. Mais bon sang que c'est tordu parfois !
11h00, départ pour la ville en voiture, avec une des grandes et mon fils. La grande et son ami préféraient passer la journée en ville plutôt que de venir à la maison, comme initialement prévu. Auraient-ils eu peur des 4+1 « petits » (les 4 notres, plus une "copine") ??
11h30, on passe par un magasin pour récupérer une maquette que mon fils attendait depuis 2 semaines (mais pourquoi lui avions-nous promis cela ? Je ne sais plus !!).
12h15, de retour à ma maison pour le repas.
13h30, reste des devoirs à faire !!! On continue.
14h30, c'est fini !! (les devoirs)
14h30 à 15h00, trou noir. Je me suis assoupi sur le lit de la « fille petite » après les devoirs !!
15h15, il faut partir faire les courses, il y a des bouches à nourrir ici !!
Les courses : 2 magasins différents. Un pour les produits dits « frais », un autre pour le reste.
Pratiquement 2 caddies pleins à chaque fois. Je fais la somme du montant des courses... je suis convaincu que ça augmente régulièrement. En tout cas, depuis 3 ans, l'augmentation est nette.
17h30, retour à la maison. Oui ça paraît long 2h15 de courses mais il faut dire que j'avais une des filles avec moi et j'ai passé quelques minutes à courir après la caddie qui se perdait dans les rayons papèterie, DVD/CD...
17h45, les courses sont vidées... Je glandouille 15minutes (nous glandouillons, mon amie et moi). C'est bien agréable...
18h00, on attaque la préparation du repas. Sans que ce soit excessif non plus, nous tenons à faire un repas un peu festif. Plein de petites choses à manger. Que le repas soit un moment que les enfants aiment : c'est à ce moment que tout le monde est ensemble, les grands et les moins grands. C'est là que les liens doivent se renforcer (enfin, c'est comme ça que je vois les choses mais je ne suis pas psychologue non plus !!).
Vers 20h45-21h00 le repas est avalé, la table est débarrassée, le lave-vaisselle va tourner pour la deuxième fois de la journée. Et nous, les adultes « parents », nous pouvons nous poser...
Reste l'épreuve de la mise au lit de tout ce petit monde, mais le plus gros est fait.
22h30, les plus jeunes (et donc la majorité des troupes : 5 enfants – 4 à nous plus une copine) sont couchés et calmes, voire endormis. Plus rien à faire, tout c'est bien passé, mission du jour accomplie...
dimanche 9 septembre 2007
Changement de situation familiale implique changement de vie et d'organisation !!!
C'était une grand bouleversement dans mon organisation.
Tout d'abord, je me retrouvais (pour mon plus grand plaisir, je précise vite !!), avec mes 4 enfants, seul, une semaine entière sur 2. Il a fallu s'organiser !!
Pour m'en sortir, je me suis dit que c'était le lot de beaucoup de mamans, qui conjuguent vie familiale et vie professionnelle. Sans leur ôter aucun prestige (j'ai beaucoup de respect pour elles), j'ai considéré que si elles y arrivaient, je devais pouvoir le faire. En effet, je ne considère pas être différent des autres : j'ai un boulot prenant, parfois envahissant ? Ok, mais je ne suis pas le seul ! J'ai une famille nombreuse ? Ok, mais je ne suis toujours pas le seul ! Et ainsi de suite. J'ai éliminé tous les prétextes pour me donner des raisons d'échouer.
TÂCHES MENAGERES...
Il a fallu :
- Faire des listes de courses en se creusant la tête pour faire des repas variés et équilibrés. J'ai pu constater que le repas des enfants le midi est bien souvent à base de riz, pâtes, pommes de terre, légumes noyés dans un jus étrange... Mais quel casse-tête de trouver mille façons de préparer des épinards, des haricots verts, des courgettes !!!
- Penser au linge à laver : la tendance des enfants, c'est parfois de le stocker, mais surtout de se rendre compte à 7h00 que le survêtement dont on aura besoin à 8h30 est sale...
- Repasser (le strict nécessaire !!!);
- Nettoyer la maison... et leur chambre – même si c'est un parcours du combattant (en parlant de combattants, je me demande combien de petits soldats sont morts dans le sac de l'aspirateur ? Ils ont du mourir entourés de perles et d'accessoires de Barbie...);
... j'en passe et des meilleurs, ce qu'on appelle les activités « ménagères » !!
Mesdames, vous connaissez tout ça !! Mais imaginez le père, qui pendant des années a passé surtout du temps à travailler à l'extérieur (souvent tard le soir) et qui donnait un coup de main le week-end, qui doit s'occuper de tout cela en plus !!
Et bien on peut le faire !! Oui, les hommes peuvent aussi gérer ça. Mais c'est vrai que c'est très « chi..t » comme activités. Nécessaire mais pas très intéressant (sauf la cuisine). Je reviendrai sur tout cela. Je mettrais bien une rubrique « recettes » pour pères divorcés d'ailleurs !
...ET CELIBAT !
Autre gros changement, le célibat.
Sympa au début et vite angoissant ! Pour ma part, je n'étais pas fait pour le célibat. J'adore accorder du temps à mes activités artistiques en égoïste mais de là à être célibataire, non !
Je me suis inscrit sur un site de rencontres, après avoir repris contact avec des gens, rencontré « l'amie célibataire divorcée » de couples d'amis (vous connaissez je suis sûr cette tendance de l'entourage à vouloir vous « caser » avec le célibataire ou la personne un peu dépressive du moment...), trouvé des collègues féminines « sympathiques » (le célibataire découvre à son entourage féminin, des charmes que l'homme marié n'avait pas détectés...).
Il faudra que je raconte cette période !! Etrange, difficile à croire parfois et franchement, je suis content d'en être sorti (même si c'est très bien pour briser l'isolement) !! Je crois que je commençais à faire n'importe quoi (en restant honnête avec mes rencontres, j'y tenais). Mais ça, ce sera l'objet d'autres messages !!
vendredi 7 septembre 2007
La gare du matin
La gare où le train qui mène au lycée passe, est murée. Autour, rien, ou presque. L'an dernier, les deux "grandes" prenaient le train ensemble. Bien que n'étant pas parfaitement rassuré, je les déposais sans attendre le train et retournais vite à la maison pour être sûr que les deux "plus jeunes" (surtout ne pas dire "petits" !!!) ne trainaient pas (se lever, prendre le petit déj', se laver, s'habiller, vérifier son cartable... plein d'étapes à enchaîner et à ne pas oublier !!).Maintenant que la "grande majeure" est à la grande ville, la "grande ado" est seule à prendre le train...Par conséquent, j'attends qu'il arrive et de la voir y prendre place. Cela semble anodin mais du coup, je suis de retour entre 5 et 10 minutes plus tard à la maison (Oui, même en province, les horaires de la SNCF sont imprévisibles et variables!!). C'est dingue mais c'est suffisant pour devoir chambouler l'ordre de ce que je dois faire. Pour être sûr de pouvoir tout faire (je ne peux pas savoir exactement à quelle heure je vais revenir à la maison) je dois commencer plus tôt et donc... me lever plus tôt !!! Horreur. Voilà à peine une semaine que le rythme qu'il faudra suivre toute l'années est repris, que je me demande déjà comment je vais tenir !!! Pourtant, il faudra bien y arriver... En attendant, nous sommes vendredi soir et j'en suis très content : pas de réveil demain !!!
jeudi 6 septembre 2007
Mais qui suis-je finalement ?
Et j'aurais pu ajouter ce que perçoivent les amis, les collègues, le reste de la famille (ce qu'on appelle la "vraie famille", celle que l'on voit peu mais dont on "descend"...la "descendance", ça fait un peu dégringolade, non ? On devrait dire celà : la "dégringolade", c'est plus humble et parfois plus justifié. Je "dégringole" du Baron de XXX. Cela fait tout de suite moins prétentieux). Finalement nous sommes qui ? Je suis qui moi ? Après tout peu importe. Je suis quelqu'un qui va se lever demain à 6h15, qui doit déposer les enfants au train et à l'école, qui a une voiture qui n'a plus d'essence et qui sera dans la mouise demain matin !!dimanche 2 septembre 2007
La grande...à la grande ville
Remarquez, les dimanches, c'est souvent une journée où l'on est partagé. Partagé entre le plaisir d'être en week-end, de pouvoir faire ce que l'on n'a pas pu faire pendant la semaine et entre la consternation de voir le temps passer si vite : inexorablement, la nouvelle semaine arrive (elle est même déjà là car le premier jour de la semaine est un théorie le dimanche). Pour moi la nouvelle semaine, c'est synonyme de réveil, de course permanente, de liste de choses à ne pas oublier, dans tous les domaines : au travail mais aussi à la maison.
La course commence le matin, tout est chronomètré pour que les enafnts soient à l'heure, au lycée, au collège et à l'école primaire. Le midi, je cours faire un peu de sport : il faut décompresser !! Mais il y a toujours le truc urgent de 11h50 qui fait qu'au lieu de partir à midi, je pars à 12h30. Et du coup, il faut courir (remarquez, quand on veut faire du sport, courir est une bonne chose...) pour revenir à une heure correcte.
Le soir, du bureau, je vois avec un peu d'angoisse l'heure tourner :
- 17h30 : j'aurais voulu pouvoir partir maintenant...
- 18h00 : c'est encore bon, je vais pouvoir faire un repas équilibré aux enfants, simple mais soigné.
- 18h30 : trop tard pour faire le poulet rôti et les légumes...
- 19h00 : je file mais j'espère qu'il reste des oeufs pour une omelette. Tant pis pour les légumes, on verra ça demain. Il va encore falloir que j'adopte un profil bas en récupérant les enfants... m....!!
Fermons cette parenthèse. La semaine, c'est douloureux pour moi. La course permanent, ça use.
Mais ce dimanche était particulier.
Nous (nous 8 : mon amie et ses enfants, mes enfants et moi) nous sommes dit au revoir vers 17h00 car nous (nous 5 : mes enfants et moi) accompagnions ma grande fille majeure dans sa chambre de coloc à la grande ville.
Quel bouleversement pour nous tous (même ceux qui ne le montrait pas...). Dorénavant, "la grande" ne rentrera que la week end pour cause d'études. C'est bien mais ça veut aussi dire que je ne le verrai plus qu'un week end tous les 15 jours... c'est peu !!!
La "petite" (ma fille de 10 ans) a pleuré.
Quand nous sommes revenus, sans "la grande", dans notre campagne, j'ai recouvert des livres d'écoles pour "la petite". C'est curieux. Il me reste une petite, c'est bien. Il faut que je fasse attention de ne pas trop la couver... papa poule, ça me va bien... !!
Finalement, ce soir, les 3 qui restent avec moi, ont tous dormi au même étage à la maison. Sans doute pour se rassurer. Mais si notre famille existe mais... elle se fragmente encore un peu plus...