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vendredi 23 janvier 2009

En vrac (pour changer…)

Anniversaire de grande-majeure avec les 2 familles recomposées, celle de sa mère et la mienne. Ambiance agréable. Je pense qu’un observateur extérieur n’aurait rien vu de particulier. Pas non plus une réunion d’amis, mais rien qui ne laisse entrevoir les anciennes rancœurs, les anciennes amours. Des adultes, 2 couples autour d’enfants, partageant un repas… et un gâteau.

Ce qui est merveilleux avec les enfants c’est que 10 minutes à peine après que vous les ayez récupérer, heureux, soulagé de retrouver votre « chair » (si, un homme peut dire ça aussi), ils se débrouillent pour vous faire changer d’humeur. Et vous vous dites qu’une semaine comme cela va être dure… Sans doute nous font-ils payer quelque chose, inconsciemment du reste.

Demain, je vais tenter de gérer un troupeau de jeunes préados du genre féminin.
Avant cela, le fiston aura été déposé au caté (oui, c’est terriblement "vieille France"...) et les courses auront été faites.

Donc, Miss préado a invité des copines pour son anniversaire (les anniversaires des filles sont tous le même mois chez nous, c’est plus simple). Il va falloir recevoir les parents, offrir le café, du thé (en fait, ça boit quoi une maman de pré-ado quand ça dépose sa peste, pardon, sa fille ? Un petit coup de gin pour fêter sa liberté retrouvée ?). Quoi que ne voyant pas ma-dame qui est chez sa mère (dit comme ça, on imagine le pire…non, elle va voir sa sœur en fait…) les accueillir, je doute qu’elles ne s’aventurent dans une maison gardée par un homme. On ne sait jamais. Ensuite, je tenterai de m’assurer que tout se passe bien, en essayant de ne pas être trop présent. Et c’est sans doute avec soulagement que je les verrai partir, les unes après les autres. Mais je n’aurai pas pour autant mériter un peu de repos (pour être honnête, ce n'est pas le repos que je cherche, ce sont des périodes sans rien à faire, sans rien de prédéfini) car fiston aura quitté ces activités religieuses par aller à une boum chez une copine (une fille pote en fait. C’est comme un pote sauf que ça rote moins) et à 23h00, il faudra aller le récupérer.

La vie est curieuse et surprenante. Cette semaine a été l’occasion de découvrir une nouvelle « amie » (j’ose le terme). C’est assez rare en fait de rencontrer des personnes dont la sensibilité est proche de la vôtre. Notre vie d’adulte « actif » nous ménage assez peu de surprises en général.

Samedi soir, je serai seul avec mes enfants (à partir de 23h00 d’accord mais tout de même, c’est mieux que rien). Finalement, j’en avais très envie...

samedi 26 avril 2008

Cercueil, sermon, expatriation

Toujours pas au complet. Nous ne sommes que 6.

LE CERCUEIL
Les filles de mon amie sont restées avec leur père. Il voulait les avoir avec lui. Compréhensible, c’est son père qui est décédé. Même si c’est « une longue maladie » qui l’a emporté, la perte n’en est pas plus facile.
Je trouve juste dure d’avoir laissé les gamines voir leur grand-père dans le cercueil. Je ne suis pas pour ce genre d’épreuves avec des enfants de cet âge. Mais ce ne sont pas les miens et ce n’est pas ma famille. Je trouve tout de même qu’il y a de quoi être traumatisé.

LA SEMAINE AVEC LA GARDE RECOMMENCE
J’ai récupéré mes enfants à midi. La "grande-majeure" n’était pas levée et la "pré-ado" était absente, car en course avec sa mère. Ça m’a un peu énervé mais je suis resté zen. Il était convenu que je vienne un peu avant midi. Pour moi, un peu avant midi, ce n’est pas 12h30 mais ce n’est pas très grave. J’ai juste fait les courses rapidement alors que j’aurais pu tout faire le matin et éviter d’y retourner l’après-midi. L’avantage, c’est que j’ai utilisé les points gagnés le matin (je gagne toujours tout un tas de points et de bons de réduc) lors des courses de l’après-midi (c’est ce qu’on appelle « positiver »). Et puis, rentrer les affaires des enfants dans le coffre de la voiture en plus des courses pour la semaine doit être impossible (« repositiver »)!

LA MAIN VERTE
Aucun de mes enfants n'a la main verte. Dommage, je ne l’ai pas non plus. Alors planter des petites fleurs m’amuse peu et j’aimerai déléguer ! « Ma-dame » n’a pas non plus la main verte. En fait, personne n’a la main verte dans cette famille ! Et donc, je m’y colle. Je crois que nous avons réussi à faire mourir toutes les plantes que l’on nous a offert : trop d’eau ou pas assez d’eau, mais jamais ce qu’il faut.

SERMON
Mon ex-femme retrouve la forme : j’ai eu droit à un sermon au téléphone. « Ma-dame » était dans la voiture avec moi et mon ex-femme ne savait pas qu’elle était sur haut-parleurs. Alors les reproches concernaient cette fois le fait que j’ai dit aux enfants que l’on m’avait fait une proposition pour un poste à l’étranger. Je « perturbe » les enfants. J’ai expliqué aux enfants que je me voyais mal accepter. J’ai voulu en discuter avec eux, savoir ce qu’ils pensent de tout ça, les laisser imaginer la situation d’un papa à 20h d’eux, rentrant tous les 2 mois pour 7 à 15 jours. C’est amusant parce que la « pré-ado » voudrait partir avec moi. Ce qui m’éclaire beaucoup sur la détresse dans laquelle elle serait et le sentiment d’abandon qu’elle ressentirait si je partais sans elle. Mon fils ne dit rien. Je voudrais qu’il extériorise plus ses sentiments.
J’en parlerai encore, calmement et naturellement.

TOUJOURS CE POSTE A L’ETRANGER
J’ai été relancé cette semaine encore. Il faut que je donne mes « conditions » dans 2 semaines. J’avoue que je suis un peu « le cul entre 2 chaises ». Les voir tous les 2 mois est trop peu. Mais comme je dois fixer mes conditions je peux demander un retour tous les mois d’une semaine. Je peux demander, ce qui ne veut pas dire que cela sera accepté. De plus j’aurais le statut d’expatrié, ce qui veut dire que je retrouve un poste en France en rentrant. Cela parait certainement très surprenant de l’extérieur de voir que j’ai du mal à me décider de façon réellement « définitive ». Rentrer tous les 2 mois est trop peu c’est sûr, mais tous les mois...

Allez, bon dimanche !

lundi 10 mars 2008

La crise

Ce soir c'était la crise.

Je suis parti du bureau à 17h00. Quand on est rentré dimanche à midi de déplacement, ce n'est pas anormal non plus de vouloir passer une longue soirée avec ses enfants (ma-dame et ses enfants ne viennent pas le lundi soir).

J'étais donc un père heureux et impatient de récupérer une partie de sa tribu.
Après une semaine d'absence, le frigo tournait un peu dans le vide et ne refroidissait que lui.
Quand tout le monde fut dans la voiture, nous allâmes donc au magasin le plus proche. Jusque là pas de problème.
Puis nous fîmes les courses.
Puis nous mîmes les affaires dans la voiture.
Enfin, vint le temps de monter en voiture (nous n'avions pas de raison de rester avec les caddies sur le parking...).

A ce moment, les « couillons » commencèrent à se chamailler pour une histoire de cartable resté sur un siège. La grande-ado eut la mauvaise idée de vouloir régler le conflit. Elle finit donc par se battre avec son frère qui, bien que plus jeune, lui retourna un grand coup dans le nez. Pendant se temps, la pré-ado pleurait sur son siège après s'être elle aussi battue avec le dit frère.

Un peu dépassé par les événements j'ai attrapé ce que je pouvais, et j'ai un peu serré ce que je tenais pour marquer mon mécontentement. Je crois que je n'ai pas remarqué tout de suite que l'on nous regardait. C'est vrai que c'était un spectacle... bruyant !!

Arrivés à la maison, l'enfer a commencé... pas pour moi, mais pour eux. Ils ont débarrassé les courses (jusque là pas de problème), rangé le frigo (toujours pas de problème), passé l'aspirateur (ok), rangé leur bureau (ok...) et commencé des exercices. Des tables de multiplications pour le garçon, du français pour la pré-ado. Tout ça chacun dans sa chambre et à chaque erreur, on recommençait. J'ai mis Bach à fond (ce qui ne facilitait pas leur concentration...). Nous avons fait ça pendant une heure ou un peu plus.

Pour le repas, j'ai fait deux plats, mais pas celui que j'avais prévu. Non. Un plat de pates trop cuites sans rien et un autre « al dente » avec basilic, ail, huile d'olive et gruyère. Facile de deviner pour qui cela était.

Pendant le repas, j'ai crié. J'ai expliqué en criant. Expliqué le ras le bol de ces bagares. La lassitude.

Après le repas, rebelotte. Retour en chambre et explication verbale (on appelle ça du harcèlement).

Au bout d'un moment, ils ont craqué. La pré-ado m'a jeté un mot de l'étage en larme. Le garçon a pleuré.
Et là seulement on a commencé à discuter. Séparément, j'ai parlé avec eux. J'ai expliqué ce que je ne supportais plus (ce que personne ne supporte plus).

Maintenant, ils dorment après que la paix soit revenue. Ils ont écouté un peu de musique et lu. Ils sont apaisés et moi aussi. Pendant 3 heures, ils ont vécu un petit enfer. Pendant 3 heures, ils ont compris ce que ce pouvait être de vouloir la fin d'une situation. Il sont été « mals », malheureux. C'est ce que je leur ai expliqué. J'ai créé ce malaise, cette situation insupportable mais c'est aussi moi qui y ai mis fin. Eux aussi peuvent mettre fin à la situation insupportable qu'ils créent. A celle qu'ils créent quand ils commencent le matin en s'insultant au petit déjeuner où quand je viens à peine de les récupérer. A ces week-ends entier de cris.

Demain, ils feront attention. A la fin de la semaine, ce sera oublié.

Je voulais juste qu'ils prennent conscience de mon exaspération et ce soir, le message ne pouvait être plus clair.

samedi 8 septembre 2007

Le transfert des affaires...

Les ados ont une particularité. C'est qu'ils ont besoin de tout en tas d'affaires pour vivre. Les vêtements qu'ils aiment, les chaussures qu'ils aiment, la musique qu'ils aiment... Ajoutez à cela les affaires de cours et vous obtenez un volume incroyable de choses à transférer d'un de leur domicile (celui du père par exemple) à l'autre (celui de la mère). C'est bien normal et je comprends qu'ils veuillent garder des repères d'une maison à l'autre. J'avais proposé à mon ex-femme que ce soit nous qui changions de domicile une semaine sur deux. Evidemment, elle n'a pas voulu. Pourtant, je ne vois pas pourquoi ce sont les enfants qui doivent subir les contraintes logistiques liées à la séparation et au divorce. C'est déjà assez dur pour eux.
Quoiqu'il en soit, toutes les semaines nous remplissons la voiture complètement (pire qu'un départ en vacances !!) et 99,9% du contenu est celui des 2 gandes. Pardon "était" celui des 2 grandes. Comme la "grande majeure" est à la grande ville, il ne reste plus que les affaires de la "grande ado". Et j'ai découvert une chose incroyable : les bagages sont comme les gaz, ils sont expansifs, ils occupent toujours tout l'espace qu'on leurs réserve !! Le coffre est toujours aussi plein !

vendredi 31 août 2007

Vendredi soir, oui, mais le bon !!

Voilà. Nous sommes vendredi, je retrouve mes enfants et mon amie a les siens.
Charmante soirée tous les huit !! J'aime ce moment. Il n'y a pas encore de conflits, tout le monde est content d'attaquer le week-end. J'ai du travailler 70 h cette semaine, au moins. Et là, je respire ! J'écoute, je regarde, je réponds, j'interviens, je cherche ma place, je construis mon rôle dans cette petite famille reconstituée.
Et nous faisons tous la même chose. Je vois les grands être plus indulgents avec les plus jeunes, leur poser des questions. Les plus jeunes oser parler devant les grands. C'est très long, très lent mais ça ce met en place.
Il y a presque un an que nous avons commençé. Mon amie et moi ne voulons rien brusquer. Ce week-end nous sommes ensemble et dimanche soir nous serons chacun chez nous avec nos enfants : nous tenons vraiment à avoir des moment seul avec nos enfants respectifs. Est-ce la bonne solution ? Nous le pensons, même si cela recule le moment où nous serons vraiment tous sous le même toit.
Ou bien est-ce nous qui avons peur de nous lancer dans cette nouvelle aventure, cette nouvelle page de notre vie ? C'est possible. Je suis trop impliqué pour analyser correctement la situation.
Quoiqu'il en soit, je me sens bien, apaisé...