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lundi 5 janvier 2015

Time is NOT on my side



Et un jour, je n’eus plus que des enfants majeurs…

samedi 2 novembre 2013

Journal de bord, samedi 02 novembre 2013



Reprise du vélo (route) que j’avais un peu laissé tombé depuis presque 2 mois. Terrible manque de motivation, la fatigue psychologique se traduisant par une fatigue physique.
Je suis parti avec un groupe de triathlètes du club mais je les ai laissés au bout de 20km. Sentiment d’inutilité de l’effort, de décalage de niveau trop flagrant, impression de ne pas être à ma place et désir d’être seul. Renoncement pour faire simple.

J’ai finalement continué le parcours mais sans pression. J’ai dû me forcer pour les « bosses » et je n’en ai prise qu’une réellement digne de ce nom. J’ai pu juger de la piètre forme que je tenais. Finalement j’ai fait 60 km à 23 km/h de moyenne, ce qui est assez médiocre. Mais j’étais content d’avoir repris cette activité. Succès après renoncement. L’ordre a son importance.

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Trois enfants à la maison. S’il n’y avait eu le clash avec miss-ado, tout aurait été parfait. J’ai finalement acheté un écran plat. De taille modeste (80 cm) car pour regarder les jeux télévisé, c’est largement suffisant. Nous avons tout de même regardé un film tous ensemble – ou presque, miss-ado était dans sa chambre – c’est vrai que par rapport à notre vieille télé à tube cathodique de 1990, c’est plus « confortable ».

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J’ai pu passer l’après-midi avec mon amie. Non prévu, doux, agréable et réjouissant. Notre vie est ainsi faite que nous évitons les projets. Repas à trois – avec mon père – puis le reste des activités à deux. Une parenthèse de tendresse.
Il faut que je passe faire un peu de bricolage chez elle. J’irai en fin d’après-midi car mes enfants seraient jaloux si je les laissais alors qu’ils sont chez moi.

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Envie de fumer et de boire de l’alcool. Pourtant je me sens bien depuis hier midi. Je résisterai.

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Les prochaines semaines seront très chargées. Des déplacements en voiture, des visites de clients, des formations à assurer, une formation à suivre et une semaine de salon à Paris. Tout cela en plus des affaires courantes que j’ai un peu de mal à assurer de façon convenable. Cet état de retard et urgence permanent ressemble à du collage de rustine. A peine une fuite est-elle réparée qu’il fait s’occuper d’une autre. J’ai en fait l’impression de colmater une digue. J’espère qu’elle ne cédera pas, j’en ai parfois l’impression. Et cette ambiance très désagréable au bureau, ce troupeau de pions sous pression que nous sommes, surveillant les autres, méfiants, inquiets et inquiétés.

Les animaux n’ont jamais un sommeil tranquille, toujours sur leur garde. La force de l’homme a été de pouvoir s’entourer d’un environnement sécurisé (je ne parle pas de la police) d’où ses prédateurs étrangers ont été évincés. Je parle de nos sociétés occidentales ou de celles ou le niveau de confort est plus que satisfaisant. Mais notre plus grand prédateur, c’est nous, c’est bien connu et à mon sens, aujourd’hui, c’est le monde du travail qui nous « menace » le plus. Philosophie de comptoir, pour traduire ce malaise qui flotte, ces épée de Damoclès qui pendent au dessus de nos tête : chômage, précarité, burn-out, dépression, suicide…

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Le vent va tomber mais l’éclaircie annoncée se fait désirer. 

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Faire à nouveau tourner la machine que j’ai oublié de vider.

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Claquer des euros pour des vêtements – utile – et pour de l’informatique –inutile.

dimanche 29 septembre 2013

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le sud

Le téléphone se prête plutôt à des message courts. Pas très pratique. Je passerai répondre aux commentaires d un pc.

Il est temps de quitter le sud, de laisser le fils, dans son studio pour rentrer pas trop tard pour retrouver mon père. Agréable week-end ici. Après-midi ensoleillé finalement, nous avons manger sur une place assez touristique, mais peu importe. C'était assez amusant de voir la faune environnante. Très dépaysant. Entre les touristes retardataires et quelques figures locales très caricaturales, nous avons bien profité du spectacle, sans méchanceté pour autant. Il y a de tout. Et concernant les tenues c est pareil. Du très très dévêtu à la tenue d'hiver. On ce voit plus guère de jambes nues vers chez nous, mais.on voit de la tenue d'hiver. C et.quand même bien le sud... J'y retournerai. Avec ma combi, pour nager.

samedi 28 septembre 2013

A7

En voiture vers le sud pour aller voir le fils et lui amener quelqueS affaires. c'est dommage il fait mauvais....

samedi 21 septembre 2013

"C'est une mélancolie banale"

Après l'excitation, l’atterrissage.

Je me suis souvent demandé quels était les éléments déclencheurs de ces accès de mélancolie.
Une impression d'être seul, une envie de douceur, d'attention, d'affection.

Le fils est parti pour sa nouvelle vie. Cela contribue certainement à l'état.

Et voilà le troisième qui prend son envol. C'est bien. Pour lui. Pour moi aussi j'imagine

Si on m'avait dit que la vie passait si vite, j'aurais été moins con.
J'aurais fait des tas de souvenirs, empilés avec des étiquettes pour les vieux jours.
J'aurais fait plus de châteaux de sable, mis plus souvent mon nez rouge, tourné plus vite, la tête vers les étoiles et les bras grands ouverts.

Seulement, j'ai tout laissé passé sans vouloir remarquer le caractère éphémère de nos vies.

"Tu vas pas rester là si tard"... si je crois.
Rester là. Seul.
Seul à boire ma mélancolie jusqu'à la lie.

Non, même si il y a d'autres choses à attendre, ce qui est perdu ne reviendra pas.
Les souvenirs qui s'effacent.
Ma mère dont je n'ai plus que les dernières images, celles de l'époque où notre vie était déjà gâchée, broyée par la maladie.
Et puis nos vacances avec les enfants. Il y a en eu plein et je ne me souviens que de si peu de choses.

Je me souviens de mon intransigeance, de mes principes, de ma mauvaise humeur.
Je me souviens que j'ai abimé beaucoup de choses

Je voudrais quelqu'un qui me comprenne.


lundi 9 septembre 2013

Demain, le Sud

Deuxième majeure part demain matin pour 6 mois à l'étranger. Plein Sud cette fois après l'année plein Nord...
Je l'emmène à l'aéroport, départ . 6:15. J'essaie de ne pas y penser, j'y penserai bien assez en rentrant tout seul. Dimanche, avant le triathlon, j ai déposé grande aînée chez elle, moins loin, mais pas à côté non plus. Jeudi, le fils part dans le sud de la France. Il reste miss-ado, heureusement. Et mon père.

mardi 27 août 2013

R.A.S.

Nous sommes allés au restaurant, Sans le fils qui n'a pas voulu quitter son ordinateur... il m'énerve. mais j'ai décidé de rester calme. la semaine prochaine il va travailler pour se faire un peu d'argent de poche. Alors je serre les dents...

Nous étions quatre : mon père, ma fille cadette et une de ses amies. nous avons passé une bonne soirée.

Je suis content que l'amie de ma fille lui ai expliqué que travailler à l'étranger ce n'était pas comme être étudiants à l'étranger en vivant dans une résidence pleine d'autres étudiants... Ce ne sera pas l'ambiance Erasmus. C'est bien de vouloir partir, mais pas pour courir après des fantômes.

Sinon à part ça ? Rien, j ai dormi 30 minutes dans ma voiture à midi. Ce qui m'a permis de ne pas m'endormir en réunion et d'aller nager en plan d'eau ce soir avant le Restaurant.

mardi 20 août 2013

Du Nord au Sud

Après le Nord de l'Europe, ma voyageuse va aller s'installer pour au moins 6 mois dans un pays du Sud...
Le père se réjouit d'avoir une fille débrouillarde et volontaire, mais a tout de même un pincement au coeur en réalisant que 3 sur 4 de ces enfants ne seront plus à la maison l'an prochain...

dimanche 3 février 2013

Dans le nord...

...de l'Europe pour voir seconde-majeure. J'ai des rendez-vous professionnels mardi et mercredi dans ce pays froid. J'ai donc pris mon lundi et un avion ce matin tôt pur monter à la capitale locale.

Seconde-majeure a traversé une partie du pays avec une amie et nous nous sommes vus aujourd'hui.

Demain nous mangerons ensemble et essayerons de visiter quelque chose. Il ne fait pas "très froid", mais suffisamment pour ne pas trainer des heures dehors. Les trottoirs sont dégagés pratiquement partout mais Il y a de la glace et de la neige verglacée sur les bords, mieux vaut donc ne pas s'écarter des sentiers tracés.

Le-fils est resté avec son grand-père. Je me sens bien plus tranquille ainsi. C'est lui qui prépare à manger le soir.

J'ai la tête qui tourne au ralenti. Je suis rentré à l'hôtel. J'ai une cochonnerie de douleur dans le dos depuis le réveil qui me fait me lever comme un vieillard. J'ai failli tomber dans l'escalier ce matin quand ma jambe a comme laché pendant que je ressentais une puissant décharge dans les reins. J'ai d'ailleurs pensé annuler le déplacement. Mais une fois "déplié", légèrement penché en avant, tout va mieux.Et puis, je n'aurais pas voulu manqué ma fille...

J'ai tout de même une vieille carcasse !

mercredi 12 décembre 2012

Parents stressés...

Sa mère m’appelle à 21h30, ce qui n’est généralement pas bon signe...
-          Tu as eu seconde-majeure aujourd’hui ?
-          Non.
-          Elle ne répond pas, elle n’est connectée nulle part.
-          Je vais essayer de l’appeler.
-          Ok, tiens-moi au courant.

Et j’appelle sur les deux téléphones, le français et le « nordique »… rien.
Skype ? Pas connectée.
Fb ? Pas connectée.
Pendant 1h30 j'essaye et j'essaye et j'essaye encore.
J’appelle grande-majeure.
-          Tu as eu ta sœur aujourd’hui ?
-          Ce matin elle était connectée sur fb je crois ?
-          Tu l’as eu ?
-          Non…
-          C’est bizarre elle ne répond sur aucun des téléphones.
-          Attends j’essaye de voir…
-          J’ai déjà essayé. Tu as accès à ses amis fb ? Elle m’a bloqué (en effet j’ai un accès archi limité à ses publications. Mais je comprends qu’elle veuille avoir un coin à elle…) je ne peux pas contacter sa voisine de chambre « Cléa ».
-          Clélia ?
-          Oui c’est ça.
-          J’essaye.
-          Il y a aussi Julie et Anna l’estonienne.
-          Ok.
-          Merci…
-          Je leur ai demandé de m’accepter comme amie et j’ai mis dans le message que c’était urgent.
-          Ok…
-          Clélia m’a répondu, elle la cherche…
-          D’accord… (que dire d’autre ? ok ?)
2 minutes se passent, il est 23h30, le téléphone sonne, c’est seconde majeure.
-          Pourquoi m’avez-vous appelé autant de fois ?
-          Impossible de te joindre aujourd’hui, on s’inquiétait !
-           J’avais oublié mes téléphones, on était en train de discuter dans la cuisine, je suis désolée...
-          C’est pas grave, envoie vite un sms à ta mère et à ta sœur.
-          D’accord, d’ailleurs elle m’appelle en ce moment.
-          Ta mère ?
-          Non ma sœur.
-          Ok, réponds vite et tu remercieras Cléa !
-          Clélia
-          Oui c’est ça. Bisous.
-          Bisous

Sinon, j’ai reçu ma licence de triathlon…

samedi 8 septembre 2012

la chambre vide, acte deux

Et voilà, la chambre de grande aînée s'est vu elle aussi vidée de ses affaires essentielles. Le déménagement est pour ce week-end.

Si je me réjouis que grande aînée reprenne un cycle de vie normal - en fait réjouir est un peu faible - j'éprouve tout de même une certaine tristesse voir sa chambre vide.

Sentiments étranges que ceux qu'éprouvent les parents quand leurs enfants les "quittent". Mélange complexe de soulagement, d'angoisse, de gaîté et de tristesse.

La maison n'est pourtant plus jamais vraiment vide car mon père est là en permanence maintenant. Je devrais par contre en éprouver une vraie joie mais c'est surtout fatigue et contrariété que je ressens. Fatigue de devoir préparer des repas qu'il puisse manger, fatigue de devoir nettoyer et ranger les désordre d'un nouvel habitant. Contrariété de ne pouvoir sortir comme je le veux. Je n'ai pas eu le courage de le laisser seul hier soir et j'ai décliné une sortie avec des amis.

Il m'attendrit parfois. Mais je pense que je résiste inconsciemment. Je n'ai pas analysé plus précisément les raisons de cette réticence. Elle sont certainement mêlées de la crainte de souffrir en s'attendrissant pour une personne malade, de cette impression de manque de reconnaissance ou d'ingratitude pour le travail supplémentaire à accomplir quotidiennement que sa présence parmi nous génère, mais aussi du souvenir des années où n'a brillé que son absence d'intérêt pour ses petits enfants et pour moi par la même occasion. Peur de souffrir et rancune si l'on résume. On pourrait aussi ajouter peur de l'effet miroir qu'il me renvoie.

Mais la perte de liberté qui résulte de cette nouvelle configuration familiale est vraiment dure à vivre pour moi. Je perds la présence de mes aînées, les discussions que nous avions et je récolte des taches ménagères supplémentaires et le ressassement d'histoires 100 fois entendues.

L'homme s'adapte. Je m'adapterai.

J'ai reçu les impôts aussi. Je ne comment pas plus mais je ne manquerai pas de poser sur le papier mes réflexions désagréables.

jeudi 6 septembre 2012

Touche pas à mon sport

Cette impression de toujours se plaindre. Les journées commencent à 6h00 et il est 21h00 quand je peux me poser. Comme tout le monde m’a-t-on dit. Je n’en suis pas certain car ce n’était pas le cas l’année dernière. Tout ce que je demande c’est de pouvoir faire du sport, de 19h00 à 20h30. Le rythme s’emballe. Je ne sais même pas pour quelles raisons, des courses de nourriture – compliqué de faire de la nourriture facile à mâcher et équilibrée tous les soirs - des réunions qui finissent trop tard, je ne sais plus. Mais je sais que depuis dimanche matin, je n’ai rien pu faire. Alors ce soir, un peu avant 20h, je suis parti en voiture avec ma combinaison néoprène sur moi : je ne peux pas la fermer seul, système "alacon" breveté. Pas très confortable pour conduire et un peu chaud… Du coup, l’eau du plan d’eau m’a paru fraiche… Le problème est aussi que les jours raccourcissent assez vite en ce moment. Je suis rentré aussi vite que possible, il était 20h45 quand je suis sorti de l'eau. Les promeneurs du tour du lac m’ont pris pour un cinglé… Les têtes se retournent et vous fixent et personnellement je n'aime pas me faire remarquer Mon père a repris quelques forces et un peu de poids. Il s’habitue à la maison. Il sait maintenant se faire réchauffer un plat au four micro-ondes le midi. Car je prends des plats pour lui - et mon fils - pour le midi. Je n’ai pas le temps ni l’envie de préparer à manger le soir pour le déjeuner du lendemain. Il sait aussi se débrouiller pour le petit-déjeuner et pour le goûter – oui, il goûte à 4h… Le colis que j’ai envoyé en pays nordique est toujours bloqué en douanes… il manque une facture. J’ai pris une journée de congés demain pour finir les achats pour grande ainée. Le médecin a renvoyé la carte vitale. Il faut que mon père écrive à l’hôpital pour demander son dossier. Je vais taper la lettre et lui faire signer le document. Il faut que je trouve un médecin ici pour lui. Il faut que je remplisse le dossier de demande d’aide pour personne âgée mais avant je dois trier les papiers. Il faut que je m’occupe de l’appartement de mon père. Donner sa dédite et trouver quoi faire de ses affaires car chez moi, malgré les 7 chambres, il n’y a plus de place…. Grande ainée déménage samedi, ja voulais que ce soit dimanche car j'ai un autre déménagement samedi matin. Je partirai rapidement à midi pour monter les meubles chez ma fille. Il n'y a qu'1h30 - 1h45 de route. Il faut aussi… Merde, on verra demain, je vais lire.

Ma fille

vendredi 17 août 2012

Ne rien faire...


Tout ce que je veux c’est me reposer. Me coucher en me disant que je n’ai rien à faire demain.

Oui, la semaine nordique était une semaine de vacances mais elle n’était pas particulièrement sereine. J’ai trouvé douloureux de laisser ma fille « la haut ». J’ai mal dormi, angoissé.

Aujourd’hui, nous avons passé la journée à visiter des appartements pour grande-majeure à 1h45 de chez moi. C’est pas la mort non plus.

Demain je monte à Paris voir mon père et surtout une infirmière qui m’a appelé. Je devrais savoir que mon père ment tout le temps. Il a passé des examens en juillet, c’était en fait pour détecter un cancer. Il semble qu’il y ait quelque chose. Il m’a dit qu’il avait revu son médecin et que tout allait bien. En fait il avait d’autres examens à passer mais ne l’a pas fait. Du moins on ne sait pas. Lui ne se souvient de rien. Comme il ne se souvient pas d’avoir appelé deux fois SOS médecins cette semaine…
Je vais prendre des affaires pour quelques jours et me trouver un hôtel. Je voulais qu'il passe quelques jours à la maison. Je verrai sur place si je peux le faire venir.
Je suis égoïste. Après tout, j’ai pu aller nager mercredi.

Je suis égoïste, je sais, mais j’assume tellement bien maintenant.

Je veux juste me reposer…

mardi 14 août 2012

Retour seul


L’aéroport a une salle unique. L’agent de sécurité a aussi une autre fonction quand un avion arrive. Les annonces sont uniquement dans la langue locale.

J’étais sur mon banc. Ennuyé de partir. Les haut-parleurs ont craché un message. J’ai compris quelque chose comme « technik », et « problem », le reste était après tout superflu... Tout le monde a soupiré, ce qui a confirmé la présence d’un problème. Puis tout le monde s’est levé. J’ai demandé à moins voisin ce qui se passait : « flight is cancelled. There will be a bus to Ẳ₣ŞŦǼǾɎ ». J’ai fait la queue comme tout le monde devant le guichet de l’accueil. Et quand j’ai tendu mon “boarding pass”, l’employé m’a dit : “oh, you’re on flight ZX345, this one is not cancelled”. Il y a avait donc deux vols… Je suis retourné dans la sale après avoir passé à nouveau le contrôle. Je n’étais pas le seul à avoir mal compris. En fait les autres avaient mal compris moi je n’avais simplement rien compris…

L’avion, un bimoteur, avait du retard mais il est finalement arrivé. Il a perçé le couvercle nuageux et s'est arrêté à quelques mètres de la porte de la salle. Nous avons embarqué. 

Au bout de la piste, il a décollé, ce qu'y est souvent le cas, et je me suis dit : « voilà, je la laisse… ».. Il est monté assez rapidement. J’ai vu la ville en bas. J’ai pensé à ma fille, j’ai espéré qu’elle, ne soit pas trop triste. Pas comme pour les adieux avec sa maman. Mais je l’avais prévenu que ce serait bref. Je déteste les adieux. Du ciel, il est évident que l’endroit est vraiment isolé. Très beau mais très isolé. Puis l’avion est passé au-dessus des nuages. Seuls quelques pics rocheux émergeaient de cette mer cotonneuse.

J’ai ensuite pris deux autres avions. Rien de particulier. Dans la salle d'embarquement du dernier, celui qui rejoignait la France, j’ai croisé des touristes français. Comme d’habitude, ils parlaient forts. L’un deux avait une vraie grande gueule. Une grande gueule, des tongs et des ongles de doigt de pieds longs et jaunes. Il m’a énervé. J’aurais voulu lui dire « ferme ta grande gueule et cache tes pieds dégueulasses ». Évidemment je n’ai rien dit. J’ai juste regardé ses pieds de façon un peu insistante. Ça m’a défoulé. Je déteste les touristes. Quelle que soit leur nationalité, leur aspect volailles piaillantes m’irrite. Quand ce sont des français, l’aspect bassecour est indéniable. Surtout avec les ongles jaunes.

J’ai récupéré ma voiture. Les sièges arrière étaient encore baissés. Nous avions 3 grosses valises et deux sacs en partant avec seconde majeure. Mais là, toute cette place était inutile. Avec le décollage, c’était le deuxième moment le plus désagréable de ce retour.

En arrivant à la maison, j’ai branché un pc dans le salon et cherché une webcam. J’ai tout installé avec un autre pc sur les genoux car ma fille était sur Skype. Très curieux de la voir si nettement, de l’entendre si bien alors qu’elle est à 3000 km d’ici. Rassurant.

lundi 6 août 2012

Going north


Demain c’est le départ vers le pays nordique, loin.

Nous avons tous mangé ensemble au restaurant. Tous, c’était ma fille et tous ses frères et sœurs (y compris sa demi-sœur), sa mère et moi. S’il n’y avait eu la petite puce, cela aurait été notre ancienne configuration familiale.

Après un repas presque normal (quelques noms d’oiseaux échangés entre les enfants, rien de particulier), il y a eu des adieux, déchirants; sur le parking. Seconde majeure réalise qu’elle ne reviendra pas avant décembre et qu'elle part pour 10 mois. Ses frères et sœurs, sa mère aussi. Ma fille dort chez moi car c’est plus simple pour aller à l’aéroport, voilà pourquoi les adieux se sont faits sur le parking du restaurant.

Et je pense déjà à mon retour seul du nord la semaine prochaine… je ne bois plus, dommage, j’aurais pu m’assommer d’alcool…

mardi 26 juillet 2011


Mon père est à la maison. Je suis allé le chercher samedi à contre courant et contre temps des départs et retours. Très bien roulé, 8h30 de voiture pour 860 km, sans fatigue. La musique à tue tête à l’aller.

Je l’ai trouvé amaigri mon petit papa. Pourtant il semble manger correctement car il prend ses repas à l’extérieur à midi.

Mes deux grandes majeures sont venues pour rester avec nous. Nous sommes mêmes aller au restaurant dimanche soir avec ma-dame. Tout c’est bien passé, pas de scandales, pas de cris, pas de remarques désobligeantes. Nous avons un petit bout de passé commun.

Grande majeure va faire son master sur la côte méditerranéenne. J’en fais des insomnies. Il sera impossible de passer la voir ou la chercher en cas de coup de blues.
Il faut voir le côté positif, elle fait quelque chose, va se poser dans un coin agréable (si l’on aime le soleil et la mer).

Il faudra apprendre à donc vivre avec cette boule au ventre et ne pas l’envahir et s’inquiéter pour rien. Illusoire.

Je redépose mon père samedi. Grande majeure sera avec moi. Ensuite, nous continuerons à rouler vers l’ouest, jusqu’à l’océan.

lundi 13 décembre 2010

La vie

Adorable jeune fille. Nous avons passé l’après midi ensemble. Une partie de l’après-midi, les visites sont autorisées de 14h à 19h. Je suis arrivé vers 14h30 – 14h45. Elle dormait. Le traitement la ramollit, je crois que c’est un peu le but… Je lui ai dit de continuer à dormir, je me suis mis sur un fauteuil, raide, et j’ai essayé de dormir. Les chutes de ma tête en avant lorsque que je sombrais dans le sommeil m’ont réveillées. C’est extrêmement désagréable. Ensuite nous avons affronté le froid pour une promenade d’une heure. Nous sommes sortis du centre par les bois. C’est interdit de sortir du centre. Une grande boucle dans l’air froid, tous les deux, papa et sa fille. Nous avons parlé de tout et de rien. Mais pour tout et rien, nous nous comprenons. C’est très curieux, j’ai l’impression d’avoir transmis aussi mes angoisses, mon mal-être, mes doutes, le bazar que je trimballe depuis l’âge de 7 ans à ma fille. Sentiment de culpabilité et désir de comprendre naturels mais pas complètement idiots.

Je voudrais qu’elle (re)trouve le désir de vivre, l’envie de découvrir des lieux, des gens, des situations. Quand nous nous promenons je lui montre des choses qui peuvent être belles, inquiétantes, surprenantes, émouvantes. La lumière du soleil de fin de journée froide qui donne un reflet doré au feuille, à des branches, à des herbes plus hautes que d’autres et qui attrapent les rayons. Une croix au bout d’un chemin, le bruit de l’eau, un muret, la fuite des nuages. Des musées, des monuments, des lieux chargés d’histoire que l’on essaye d’imaginer. Sans parler de choses plus rares et plus lointaines comme les petits singes sur les balcons d’un hôtel au Sri Lanka, des enfants chinois qui vous dévisagent et se retournent sur vous dans une rue où vous êtes le seul européen, de la cordillère des Andes, du désert, de la brousse sud-africaine, des taxis fous au moyen orient, du chemin de croix à Jérusalem.