On ne va pas s'envoyer des fleurs (quoi que ce soit sympa !!) mais il y a un blog que je lis tous les jours : une certaine Kaki, trentenaire et célibataire. D'ailleurs quand elle dit vouloir se désintoxiquer d'Internet (ce ne sont pas ses mots), égoïstement, j'espère qu'elle n'y arrivera pas complétement...
En lisant son dernier article, je me suis souvenu de quelque chose. Je me suis souvenu de quelque chose que j'avais enfoui, dans les tréfonds de ma mémoire (ça sonne bien, non ? Ça a un peu une dimension dramatique).
C'est curieux l'être humain. Ce qui dérange, on se le cache. On se le cache tellement bien qu'on l'oublie (on croit l'oublier). Et puis un jour, plus ou moins sournoisement, ça refait surface. Ça « surgit » d'un coup. L'image qui me vient, c'est celle d'un ballon que l'on enfonce dans l'eau. Tant qu'on le maintient, il n'est plus visible. Quand il s'échappe, il remonte, violemment.
Je me suis donc souvenu que quand nous nous sommes quittés, mon ex-femme attendait un enfant. Elle ne l'a pas gardé. Elle suivait un traitement médical qui n'était pas sans risque pour le foetus. C'est ce qu'elle a dit.
Je me suis aussi souvenu que je ne l'ai pas cru. J'ai pensé : elle ne sait pas qui est le père.
Et puis, j'ai enterré.
Il y a eu la création d'une famille, puis un divorce, du "papillonnage", une famille recomposée et une nouvelle séparation. Et maintenant ? "Et comme les autres entre deux âges, J'ai perdu mon livre d'images, Alors... commença le passé"
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samedi 20 octobre 2007
Et le ballon surgit de l'eau...
mercredi 29 août 2007
Mensonge et cauchemars
J'ai expliqué dans un autre message qu'il m'avait fallu de l'aide pour retrouver le sommeil.
Au bout d'un certain temps - quelques semaines - j'ai cru que tout allait bien. Nous ne nous croisions presque plus (avec ma future ex-femme) mais le dialogue se faisait. Nous avions décidé d'aller voir avocat et notaire et pu commencé à parler de la garde, tout semblait aller aussi bien que possible.
C'est à ce moment que j'ai commencé à faire des cauchemars dans lesquelles ma future ex-femme était toujours présente.
J'ai essayé de les analyser (tout seul comme un grand !) et je me suis rendu compte que la trame était toujours la même : Je tentais de la rejoindre ou de lui parler et un obstacle m'en empêchait.
J'ai alors pris conscience du fait que je me mentais ! Non, tout n'allait pas bien. Non, je n'avais pas "digéré" et accepté la rupture.
J'ai pris rendez-vous dans un centre médico-psychologique et j'ai parlé, expliqué, décortiqué.
J'y suis allé deux fois. A l'issue de la deuxième séance, la personne que je voyais m'a dit que j'avais poussé mes reflexions assez loin et demandé comment elle pouvait m'aider. Nous sommes tombés d'accord sur la fait que j'avais plus besoin de conseils "techniques" relatifs au divorce que d'un soutien psychologique.
Je n'ai plus fait de cauchemars.
Vous ne pouvez pas imaginer comme il est difficile à un homme d'avouer (de s'avouer) qu'il a besoin d'aide, besoin de parler, qu'il est perdu et ne sait pas du tout où il va !! L'homme doit être solide...
De cette épreuve j'ai appri à détecter les moments où je perdais pieds ou commençais à le faire. ça semble étrange ou prétentieux mais non, réellement, je suis plus à l'écoute des signaux que "je" m'envoie (sous des formes diverses : maux de tête, insomnie, cauchemars, etc). ça me permet de me ménager !!
Au bout d'un certain temps - quelques semaines - j'ai cru que tout allait bien. Nous ne nous croisions presque plus (avec ma future ex-femme) mais le dialogue se faisait. Nous avions décidé d'aller voir avocat et notaire et pu commencé à parler de la garde, tout semblait aller aussi bien que possible.
C'est à ce moment que j'ai commencé à faire des cauchemars dans lesquelles ma future ex-femme était toujours présente.
J'ai essayé de les analyser (tout seul comme un grand !) et je me suis rendu compte que la trame était toujours la même : Je tentais de la rejoindre ou de lui parler et un obstacle m'en empêchait.
J'ai alors pris conscience du fait que je me mentais ! Non, tout n'allait pas bien. Non, je n'avais pas "digéré" et accepté la rupture.
J'ai pris rendez-vous dans un centre médico-psychologique et j'ai parlé, expliqué, décortiqué.
J'y suis allé deux fois. A l'issue de la deuxième séance, la personne que je voyais m'a dit que j'avais poussé mes reflexions assez loin et demandé comment elle pouvait m'aider. Nous sommes tombés d'accord sur la fait que j'avais plus besoin de conseils "techniques" relatifs au divorce que d'un soutien psychologique.
Je n'ai plus fait de cauchemars.
Vous ne pouvez pas imaginer comme il est difficile à un homme d'avouer (de s'avouer) qu'il a besoin d'aide, besoin de parler, qu'il est perdu et ne sait pas du tout où il va !! L'homme doit être solide...
De cette épreuve j'ai appri à détecter les moments où je perdais pieds ou commençais à le faire. ça semble étrange ou prétentieux mais non, réellement, je suis plus à l'écoute des signaux que "je" m'envoie (sous des formes diverses : maux de tête, insomnie, cauchemars, etc). ça me permet de me ménager !!
Libellés :
Ecouter son corps,
Juste avant le divorce
samedi 25 août 2007
Juste avant le divorce, l’enfer, tout s’écroule !
J’ai dit que je parlerai de « pendant » et « après » le divorce sur ce blog. Il me semble toutefois nécessaire de commencer le tableau par « juste avant ». De commencer par le ou les évènements qui font que l’on se lance dans le divorce et comment on réagit au début.
RESPONSABILITE
Que ce soit dit maintenant : Tout le monde est responsable dans un divorce, mais certains évènements font que l’on doit prendre cette décision. Dans mon cas, c’était ce que voulait mon ex-femme mais de façon indirecte. Il n’était plus question de pouvoir l’éviter. Elle ne le voulait pas et je ne pouvais pas accepter la situation– mais il n’en était pas question.
LE COCU !!
Pour être tout à fait clair et ne pas tourner autour du pot, elle avait commencé une aventure avec un autre et j’étais dans le rôle du mari trompé, du « cocu ».
Le « cocu » : que ce terme fait mal quand on se le prononce ! « Je suis cocu ».
Et là, tout s’écroule, tout se bouscule, car, pour ma part je n’étais pas préparé à tout ça. On se dit bien de temps en temps, pendant une longue vie commune, « je n’en peux plus », « je vais la quitter », etc. Mais on ne passe pas à l’acte.
VIE COMMUNE ET TENTATIONS PARFOIS
On voit bien aussi quelques charmeuses, quelques sirènes qui vous appellent, on se dit, « elle est sympa, elle, elle est moins chiante que ma femme, en plus elle est mignonne ». On se dit plein de choses mais on ne saute pas le pas. Je ne pense pas que tromper l’autre soit normal (non je ne suis pas « moderne » !!), question d’éducation. Cela n’empêche pas d’être « charmé » par d’autres femmes, mais on résiste !! Le mariage est aussi un contrat moral. Ne dit-on pas « pour le meilleur et pour le pire » ? Il faut être forts, à deux, pour faire face aux moments difficiles, aux moments de doute.
Et donc un jour, paf !!! On prend une énorme claque, on se retrouve « cocu ».
PREMIERE REACTION ET COMMENT TENIR LE COUP
Ma première réaction a été de quitter le domicile conjugal et d’aller chez des amis.
J’ai vécu une semaine de complète insomnie. J’exagère à peine. Vers 4 ou 5h du matin, on s’écroule de fatigue et vers 6 ou 7h il faut se lever pour aller travailler. A ce rythme, on ne peut pas tenir. Complètement inefficace au travail, complètement incapable de réfléchir sainement, on s’épuise et on s’enfonce. J’avais repris la cigarette, je voulais « casser la gueule de l’autre », je ne pouvais qu’insulter mon ex-femme, je roulais trop vite : on s’enfonce et ça devient dangereux.
PREMIERE ETAPE : SE FAIRE AIDER POUR POUVOIR REAGIR
Je suis aller voir un médecin pour retrouver le sommeil. Je ne suis pas très médicaments mais franchement, ça fait du bien. Il m’a donné quelque chose qui aide à s’endormir, pas réellement un somnifère : pas d’état nauséeux le matin. Ainsi, j’ai pu me re-concentrer au bureau et reprendre en main ma vie.
Du coup, je suis retourné au domicile conjugal !!
Pourquoi ? Mais pour que l’abandon de domicile ne puisse pas être constaté, cela aurait été un comble.
J’en ai aussi profité pour ré instaurer le dialogue avec ma future ex-femme (à l’époque c’était son statut) et nous avons défini des règles pour cette phase « temporaire ». Se voir le moins possible pour éviter les conflits, initier la procédure pour pouvoir se séparer sans que l’un des deux profite de la situation (toujours cet abandon du domicile) et trouver un autre logement.
A partir de là, on se dit que l’on reprend un peu le cours de sa vie en main, c’est important. On passe du statut de victime à celui d’acteur : je fais quelque chose, j’avance.
***************
Un point important : il ne faut pas oublier que la plupart des juges sont des femmes et que la garde est donné dans la majorité des cas à la maman. Se montrer violent ou pas à la hauteur, c’est partir avec un très lourd handicap pour la suite… Donc, pas d’autres solutions, il faut dédramatiser, se jeter dans la bataille et garder les pieds sur terre. Un soutien « médicamenteux » (sur prescription et avec suivi médical) et éventuellement un soutien psychologique ne sont pas des constats d’échec ou de faiblesse. Non, on a des muscles, on fait vivre une famille mais nous ne sommes pas des surhommes !!
DIVORCE PAR CONSENTEMENT MUTUEL ET… GARDE ALTERNEE
Rapidement (et après quelques conseils glanés sur Internet – il y a beaucoup de site sur ce sujet et d’associations qui répondent gratuitement à vos questions du moment), la décision a été d’opter pour un divorce par consentement mutuel : plus rapide et moins honéreux.Un peu moins rapidement, j’ai choisi une garde alternée. Pas facile de le décider. Mon activité professionnelle fait que je me déplace pas mal et que mes horaires sont un peu élastiques. Bon, et bien je me suis dit que si je voulais voir grandir mes enfants et participer réellement à leur éducation, il n’y avait pas d’autres choix. Il allait falloir s’organiser, c’est tout. Et puis, il y a des mères célibataires qui ont des postes importants, non ? Alors, je me suis bêtement dit que je pouvais aussi le faire. Mes enfants avaient entre 7 et 15 ans à l’époque, je me sentais capable de m’en occuper et d’organiser mon travail. Mes enfants et ma future ex-femme étaient d’accord (que ma future ex-femme ait eu le pouvoir de bloquer tout ça était difficile à accepter…).
RESPONSABILITE
Que ce soit dit maintenant : Tout le monde est responsable dans un divorce, mais certains évènements font que l’on doit prendre cette décision. Dans mon cas, c’était ce que voulait mon ex-femme mais de façon indirecte. Il n’était plus question de pouvoir l’éviter. Elle ne le voulait pas et je ne pouvais pas accepter la situation– mais il n’en était pas question.
LE COCU !!
Pour être tout à fait clair et ne pas tourner autour du pot, elle avait commencé une aventure avec un autre et j’étais dans le rôle du mari trompé, du « cocu ».
Le « cocu » : que ce terme fait mal quand on se le prononce ! « Je suis cocu ».
Et là, tout s’écroule, tout se bouscule, car, pour ma part je n’étais pas préparé à tout ça. On se dit bien de temps en temps, pendant une longue vie commune, « je n’en peux plus », « je vais la quitter », etc. Mais on ne passe pas à l’acte.
VIE COMMUNE ET TENTATIONS PARFOIS
On voit bien aussi quelques charmeuses, quelques sirènes qui vous appellent, on se dit, « elle est sympa, elle, elle est moins chiante que ma femme, en plus elle est mignonne ». On se dit plein de choses mais on ne saute pas le pas. Je ne pense pas que tromper l’autre soit normal (non je ne suis pas « moderne » !!), question d’éducation. Cela n’empêche pas d’être « charmé » par d’autres femmes, mais on résiste !! Le mariage est aussi un contrat moral. Ne dit-on pas « pour le meilleur et pour le pire » ? Il faut être forts, à deux, pour faire face aux moments difficiles, aux moments de doute.
Et donc un jour, paf !!! On prend une énorme claque, on se retrouve « cocu ».
PREMIERE REACTION ET COMMENT TENIR LE COUP
Ma première réaction a été de quitter le domicile conjugal et d’aller chez des amis.
J’ai vécu une semaine de complète insomnie. J’exagère à peine. Vers 4 ou 5h du matin, on s’écroule de fatigue et vers 6 ou 7h il faut se lever pour aller travailler. A ce rythme, on ne peut pas tenir. Complètement inefficace au travail, complètement incapable de réfléchir sainement, on s’épuise et on s’enfonce. J’avais repris la cigarette, je voulais « casser la gueule de l’autre », je ne pouvais qu’insulter mon ex-femme, je roulais trop vite : on s’enfonce et ça devient dangereux.
PREMIERE ETAPE : SE FAIRE AIDER POUR POUVOIR REAGIR
Je suis aller voir un médecin pour retrouver le sommeil. Je ne suis pas très médicaments mais franchement, ça fait du bien. Il m’a donné quelque chose qui aide à s’endormir, pas réellement un somnifère : pas d’état nauséeux le matin. Ainsi, j’ai pu me re-concentrer au bureau et reprendre en main ma vie.
Du coup, je suis retourné au domicile conjugal !!
Pourquoi ? Mais pour que l’abandon de domicile ne puisse pas être constaté, cela aurait été un comble.
J’en ai aussi profité pour ré instaurer le dialogue avec ma future ex-femme (à l’époque c’était son statut) et nous avons défini des règles pour cette phase « temporaire ». Se voir le moins possible pour éviter les conflits, initier la procédure pour pouvoir se séparer sans que l’un des deux profite de la situation (toujours cet abandon du domicile) et trouver un autre logement.
A partir de là, on se dit que l’on reprend un peu le cours de sa vie en main, c’est important. On passe du statut de victime à celui d’acteur : je fais quelque chose, j’avance.
***************
Un point important : il ne faut pas oublier que la plupart des juges sont des femmes et que la garde est donné dans la majorité des cas à la maman. Se montrer violent ou pas à la hauteur, c’est partir avec un très lourd handicap pour la suite… Donc, pas d’autres solutions, il faut dédramatiser, se jeter dans la bataille et garder les pieds sur terre. Un soutien « médicamenteux » (sur prescription et avec suivi médical) et éventuellement un soutien psychologique ne sont pas des constats d’échec ou de faiblesse. Non, on a des muscles, on fait vivre une famille mais nous ne sommes pas des surhommes !!
DIVORCE PAR CONSENTEMENT MUTUEL ET… GARDE ALTERNEE
Rapidement (et après quelques conseils glanés sur Internet – il y a beaucoup de site sur ce sujet et d’associations qui répondent gratuitement à vos questions du moment), la décision a été d’opter pour un divorce par consentement mutuel : plus rapide et moins honéreux.Un peu moins rapidement, j’ai choisi une garde alternée. Pas facile de le décider. Mon activité professionnelle fait que je me déplace pas mal et que mes horaires sont un peu élastiques. Bon, et bien je me suis dit que si je voulais voir grandir mes enfants et participer réellement à leur éducation, il n’y avait pas d’autres choix. Il allait falloir s’organiser, c’est tout. Et puis, il y a des mères célibataires qui ont des postes importants, non ? Alors, je me suis bêtement dit que je pouvais aussi le faire. Mes enfants avaient entre 7 et 15 ans à l’époque, je me sentais capable de m’en occuper et d’organiser mon travail. Mes enfants et ma future ex-femme étaient d’accord (que ma future ex-femme ait eu le pouvoir de bloquer tout ça était difficile à accepter…).
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