Pour être honnête - et même si j'écris rarement en ce moment - c'est plus pour vous que pour moi je poste cet article.
'C'est qui vous ?"
Vous ? Ce sont les lectrices (le masculin n'a pas lieu d'être dans le cas présent) qui me suivent plus ou moins régulièrement. D'une façon ou d'une autre "vous" faîtes partie de mon environnement. Certaines sont très présentes, d'autres l'ont été, pour des échanges de natures très différentes. J'ai plus de regrets que de remords dans ce domaine.
Nous en sommes à un stade ici - ici chez moi - où une personne de la croix rouge passe trois fois par jour. Mon père ne se lève pratiquement plus et généralement il a besoin d'une personne pour le soutenir.
Hier, on l'aidant à aller aux toilettes, en l'aidant à baisser son pyjama, en l'aidant à le remonter, en voyant les couches dans l'entrée, je me suis dit, ça y est, c'est reparti.
C'est reparti comme quand ma mère était malade - 30 - 35 plus tôt - et que je la portais jusqu'aux toilettes.
Combien de temps encore ? Un certain temps. Car "c'est parti" pour le maintien au domicile jusqu'à la mort. La sienne ou le mienne, je ne sais pas.
Ce vieil égoïste qui ne voulait pas de la maison de retraite et n'a jamais souhaité un anniversaire de ses petits enfants, aura réussi à partir en nous entrainant lentement vers l'enfer.
C'est parti pour le matelas anti-escarres, le lit "médical", sans doute la chaise roulante. Tout ce que nous avions pour ma mère.
Viendront avec les perfusions, les piqures, les soins médicaux quotidiens.
Je me rappelle de tout ça.
Je ne pense pas à sa souffrance ? Mais si j'y pense. Je crois avoir fait tout ce qu'il fallait quand il le fallait ? Absolument pas. Seulement je porte un regard peu clément sur cet homme qui a su rester absent longtemps pour ne réapparaitre que quand il avait besoin de nous.
Cet homme qui n'a voulu qu'un enfant par pur égoïsme contre l'avis de ma mère.
Cet homme qui ne s'est jamais intéressé à nous mais n'a fait que nous parler de lui, de lui et de lui.
Alors je m'occupe de lui parce que c'est un être humain, faible, sans défense et que l'égoïsme ne justifie pas la souffrance.
J'ai abandonné tout espoir de rencontre. Qui voudrait d'un homme qui s'occupe de son père, ne part pas en vacances, ne part pas en week-end, rentre maintenant du travail à 20h ?
Je vais à des rendez-vous quand on me sollicite, j'offre des cafés, je fais des promenades mais je me rends compte que je le fais avec des femmes qui ne me plaisent pas, comme si je voulais éviter impérativement de rencontrer quelqu'un et de devoir lui livrer mon "secret". Je ne contacte plus les profils qui me plaisent le plus.
Je parle, je rigole, je suis agréable, le moment partagé est agréable.
Quant à rencontrer des personnes sans site de rencontre, je crois qu'il faut venir prendre ma place pour réaliser que ce n'est pas vraiment possible. Je n'ai même plus le temps de m'entrainer en ce semaine, je finis trop tard.
Samedi, le matin c'est piscine,, course à pied éventuellement, les courses à midi ou en début d'après-midi, différentes tâches domestiques, puis le repas du soir. J'essaye d'aller voir des concerts vers 21h mais je ne fais pas partie des dragueurs. C'est comme ça et ça ne changera pas. Et puis, cette espèce de faune de la nuit ne me plait pas spécialement.
Dimanche matin repos ou sport, repas, sieste après manger (je dors mal et suis dans un état de fatigue assez prononcé parfois) et si je peux un café pour un rendez-vous avant de revenir à 19h préparer le diner.
Voilà; Je suis en retard pour aller au bureau. Mais j'ai posté un message. J'espère que "vous" apprécierez....
Et même si je les lis avec toujours beaucoup d'intérêt, je ne réponds pas vraiment aux messages, au moins pour l'instant.
J'espère que "tu" vas bien...
Il y a eu la création d'une famille, puis un divorce, du "papillonnage", une famille recomposée et une nouvelle séparation. Et maintenant ? "Et comme les autres entre deux âges, J'ai perdu mon livre d'images, Alors... commença le passé"
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mercredi 15 avril 2015
Infierno
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jeudi 12 février 2015
Une lettre ?
Bien sûr que je l'ai aimé.
Et bien sûr je l'aime encore, certainement.
Et oui j'ai peur de finir tout seul.
Mais on ne reste pas avec une personne avec qui l'on n'est pas heureux et que l'on ne rend pas heureuse.
On ne reste pas non plus avec cette personne parce que l'on a peur d'être seul.
Je crois que pour vraiment "faire le deuil" de cette histoire, cette longue histoire, je vais lui écrire une lettre.
Elle est têtue, campant sur ses positions, peu sujette au doute. Je ne crois pas qu'elle en souffrira. Mais je crois qu'elle appréciera.
Je lui dirai à quel point je l'ai aimé et que je pense encore à elle. Que ce n'est pas facile cette nouvelle tranche de vie qui commence sans elle, après 7 années passées d'une façon ou d'une autre ensemble.
Je lui dirai à quel point elle me plaisait « physiquement », comment sa silhouette, ses yeux noirs me troublaient et m’attendrissaient, quelle belle femme elle est.
Combien j’aimais quand elle faisait la "fofolle" (c'était si rare à la fin).
Et je lui demanderai de ne pas répondre. Pour prendre les devants et ne pas être déçu pas sa réponse (ou son absence de réponse).
Cette histoire est finie.
Cela me rend triste car je quitte (nous nous quittons) une jolie femme dont la plastique me plaisait particulièrement. Non qu’elle soit un top model, non, pas du tout, mais un physique que j’aimais tout particulièrement.
Triste parce que c’est un échec. Notre famille recomposée a été un échec. Notre deuxième phase de vie a été un échec.
Triste enfin de me retrouver seul, à 51 ans (c’est une question de jours), enfermé dans une vie qui ne me plait pas, dont je n’arrive pas à dégager le charme, incapable d’agir pour en sortir, avec ma peau flasque et ma vue qui baisse.
Curieux d’imaginer ce pseudo sportif, plutôt réservé, parfois cassant, comme un cœur d’artichaut, doutant sans cesse de lui, en mal de tendresse.
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