Affichage des articles dont le libellé est Communauté à géométrie variable. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Communauté à géométrie variable. Afficher tous les articles

samedi 8 septembre 2012

la chambre vide, acte deux

Et voilà, la chambre de grande aînée s'est vu elle aussi vidée de ses affaires essentielles. Le déménagement est pour ce week-end.

Si je me réjouis que grande aînée reprenne un cycle de vie normal - en fait réjouir est un peu faible - j'éprouve tout de même une certaine tristesse voir sa chambre vide.

Sentiments étranges que ceux qu'éprouvent les parents quand leurs enfants les "quittent". Mélange complexe de soulagement, d'angoisse, de gaîté et de tristesse.

La maison n'est pourtant plus jamais vraiment vide car mon père est là en permanence maintenant. Je devrais par contre en éprouver une vraie joie mais c'est surtout fatigue et contrariété que je ressens. Fatigue de devoir préparer des repas qu'il puisse manger, fatigue de devoir nettoyer et ranger les désordre d'un nouvel habitant. Contrariété de ne pouvoir sortir comme je le veux. Je n'ai pas eu le courage de le laisser seul hier soir et j'ai décliné une sortie avec des amis.

Il m'attendrit parfois. Mais je pense que je résiste inconsciemment. Je n'ai pas analysé plus précisément les raisons de cette réticence. Elle sont certainement mêlées de la crainte de souffrir en s'attendrissant pour une personne malade, de cette impression de manque de reconnaissance ou d'ingratitude pour le travail supplémentaire à accomplir quotidiennement que sa présence parmi nous génère, mais aussi du souvenir des années où n'a brillé que son absence d'intérêt pour ses petits enfants et pour moi par la même occasion. Peur de souffrir et rancune si l'on résume. On pourrait aussi ajouter peur de l'effet miroir qu'il me renvoie.

Mais la perte de liberté qui résulte de cette nouvelle configuration familiale est vraiment dure à vivre pour moi. Je perds la présence de mes aînées, les discussions que nous avions et je récolte des taches ménagères supplémentaires et le ressassement d'histoires 100 fois entendues.

L'homme s'adapte. Je m'adapterai.

J'ai reçu les impôts aussi. Je ne comment pas plus mais je ne manquerai pas de poser sur le papier mes réflexions désagréables.

samedi 20 février 2010

Vacances

Voila, l’ancienne cuisine chambre de deuxième majeure a été entièrement refaite et est devenue, depuis ce soir, la chambre de miss ado.
C’est deuxième majeure qui a offert à miss ado de changer de chambre.

D’ailleurs, deuxième majeure ne vient plus chez moi : elle est très susceptible et ma-dame n’est pas toujours très, comment dire, « fine » dans ses commentaires. Elle a eu – je crois - le tord de critiquer l’attitude de première majeure qui ne fait pas grand-chose à la maison (mais n’invite personne et n’est pas bruyante). C’était sans compter sur la solidarité qui lie mes enfants quand il s’agit de faire front. En fait, je ne suis pas sûr des raisons exactes. Elle n’apprécie pas ma-dame, ses filles et leur éducation, c’est tout.

Il est très clair que je dois passer plus de temps, seul avec tous mes enfants. Ils le demandent. Grande-aînée (première majeure) souhaite que je passe à la grande ville locale où elles sont à la fac pour que nous mangions tous les 3 ensemble. Ce sera avec plaisir, grand immense plaisir.

J’ai donc trois de mes enfants ce soir, ce qui n’est déjà pas mal ! (On tendance à me manquer ces petites bestioles !)

Miss ado a donc maintenant une chambre aussi grande que l’aînée des filles de ma-dame. C’est important. On imagine pas à quel point c’est important…

Me reste à réinstaller la chambre de deuxième majeure, « au cas ou ». « Au cas ou » elle viendrait quand nous fêterons mon anniversaire, avec plus d’une semaine de retard, dans un peu plus d’une semaine (ce qui prouve à quel point le moment qui me fera être plus près des 50 ans que des 40 est proche… merde !).

Dimanche nous partirons en vacances avec les plus jeunes. J’ai pris une semaine de congés. J’ose à peine avouer combien de jours j’ai cumulé (retard des années précédentes, « ancienneté », …). La société ne paye pas les congés non pris. Alors, même s’il s’en perd, il en reste toujours qui s’accumulent, s’empilent, se figent dans une case d’un relevé.
Je pourrais prendre autant de semaines qu’il y a de mois dans une année… je pourrais être en congés 23% de cette année.

Ça me laisse… indifférent ! Car je ne le serai pas !!

mercredi 6 janvier 2010

La nouvelle année

Avant il y a eu Noël. Et les cadeaux à faire. Et les courses à faire. Et la semaine qui n’existe toute entière que pour cet évènement.

Dans l’ordre.
Mon père est venu la semaine d’avant, en train. Il neigeait fort.
J’ai voulu prendre la voiture. Erreur. Après avoir rebondi sur un trottoir nous avons opté pour le train. Celui qui va de notre ville de province à la grande grande ville. Nous étions en avance, le TGV en retard, nous avons fait des boutiques. J’étais avec 2 de mes filles : la plus grande et la plus jeune.
Repas dans une brasserie. Moment de détente. Images qui resteront dans ma mémoire. Moments fragiles, destinés à disparaître à tout jamais.

Nous avons repris le train avec mon père et sa valise de 1970. Il était content. Racontait sa vie à tous en parlant haut et fort. Les autres voyageurs baissaient la tête. Je somnolais.

J’avais mes enfants jusqu’au 24 au matin. Pas pratique pour fêter Noël. Nous avons fait ça le 23 au soir. Grande majeure à passer 11h à cuisiner, sur deux jours. Délicieux. Avant le repas, un clash. Il restait 3 minutes de « plus belle la vie ». J’aurais aimé que le repas du jour d’avant le réveillon de Noël soit prioritaire sur cette niaiserie. Ce ne fut pas le cas. Ma-dame – avec la bonne excuse que mon père regardait aussi (papa, je suis surpris ! Tu crois que moi aussi je regarderai si j’ai un jour ton âge ?). L’ambiance a été plombée pour le reste de la soirée.

J’ai déposé mes enfants le 24 au matin chez leur mère en essayant d’éviter mon ancienne famille par alliance. Pas le cœur de les voir tous ensemble.

Nous avons discuté avec ma-dame. Rabibochage. Je ne sais pas ce qui m’a fait plier. Quand j’y réfléchis… j’évite d’y réfléchir !
Le soir, le 24, nous sommes allés chez les parents de ma-dame, avec mon père et une des tantes de ma-dame. Agréable soirée.
Le 25, une de ses sœurs arrivaient avec ses enfants. Journée agréable encore. Mon père était bien. Moi aussi. J’ai dormi.

Retour à la maison le 25 au soir. Peu de choses. Des repas avec mon père, peu de discussions (nous n’avons pas grand-chose à nous raconter, mais nous sommes bien ensemble maintenant).

Il est reparti le Dimanche.

Suite du message … un autre jour. Entre temps j’ai lu vos messages. Merci Mesdames. Je vais répondre mais en attendant je continue celui-ci.

Parenthèse.
Je suis caché derrière mon ordinateur. Je peux me montrer comme je suis vraiment. Comme je suis et comme je ne me montre jamais dans la vraie vie. Sensible, écorché vif. Voir mon père vieillir me fait mal. Un jour ou l’autre je vais le perdre. Tout ce que je souhaite c’est partir avant de perdre trop de personnes que j’aime. Mais je ne veux pas partir « tôt » pour autant. Mais partir avant les autres. Lâche aussi je suis donc.
Fin de la parenthèse.

Donc Noël ne ressemble plus à rien. C’est un fait. Qu’est-ce qu’une fête familiale quand même la notion de famille est devenue floue. Rien n’a d’importance mais tout est important (je sais c’est compliqué, mais je me comprends parfaitement bien).

Il est parti Dimanche et j’étais ému. Voir sa silhouette monter dans le train, laisser passer les dames, c’est un gentleman, il m’a appris la galanterie. Laisser passer les gens chargés, il est poli, il m’a appris. Mon petit père, je me rends compte que tu m’as appris plein de choses finalement. Je me demande aussi si cette façon que tu as de ne pas abuser du privilège que l’âge te donnerait n’est pas une façon de le refuser ? Sans doute. Et sans doute suis-je comme toi. La mort, la vieillesse. J’en ai peur. Et je devine que tu en as peur aussi. D’ailleurs quand tu me dis que tu ne regrettes pas ta vie, n’est-ce pas une façon d’avouer que tu sais que tu ne gagnera pas ce dernier combat ? Forcément, on vieillit. Forcément, on approche de la mort. Elle vous frôle parfois. Elle vous frôle plusieurs fois parfois dans une vie. Mais finalement, un jour, elle gagne. Elle gagnera toujours.

Je voudrais savoir décrire les émotions, les ambiances avec des mots seulement. C’est dur. C’est comme vouloir attraper de la fumée. On approche la main et la forme du nuage en est transformé. Comment saisir l’impalpable ? Comment saisir le « volatile » ?

Pour le nouvel an, nous avions les plus jeunes demoiselles. Ma fille et les filles de ma-dame. Quatre couples d’amis ou amis d’amis. Quatre adultes et dix enfants. Les adultes ensemble, les enfants dans un autre bâtiment. Une dépendance transformée en petite maison d’amis. Il fallait se déguiser un peu. Ma-dame est arrivée en pétasse. Pas en pute. En pétasse : Robe moulante, maquillage outrancier, talons hauts, bas résille. Moi en mi-macro mi-mauvais garçon : costume rayé foncé, chemise rose grande ouverte sur torse poilu, col sur la veste, pompes claires, gomina, gros anneau d’oreille. Il y avait un couple que nous ne connaissions pas. Il a fallu leur expliquer que ce n’était pas notre tenue classique. Ça faisait « vrai ». Comme quoi, il est facile d’endosser un rôle. C’est en fait ce que je fais au bureau tous les jours. C’est ce que je fais quand je rencontre des clients et que je m’habille en personne « importante », en « responsable ». Là, j’étais un autre gars prétentieux, fier de lui, fier de son machisme et de son arrogance. Un autre genre de con. C’est bon finalement de changer de rôle de con. Certes, c’est toujours un rôle de con, mais s’en est un autre. L’habit fait le moine.

Il faut que j’explique aussi la nouvelle configuration à la maison.
La salle commune d’ordinateurs n’existe plus. C’est maintenant mon bureau. Mon coin. L’endroit ou je travaille, dessine, fais de la mauvaise musique, écris. Mon antre. Ma caverne.
C’est bon.

Les ordinateurs ont été ventilés dans les chambres. Ça se passe bien. Sans excès. Pas d’abus jusqu’à présent.

Je respire d’avoir un refuge. Un endroit à moi.

Il faut aussi que je dise que quand mes enfants sont là, le dors en bas. Ils sont en bas si vous avez suivi. Les filles de madame en haut, au même étage que notre chambre. Je dors en bas, avec mes deux plus jeunes. Ma-dame le comprend. Elle l’accepte. De toute façon nous n’avons pas les mêmes horaires. Pas le même rythme de vie. Cela ne pose aucun problème. Et plutôt que de marquer plus fortement encore les clans, cela à au contraire adouci les choses. Mes enfants me voient proches d’eux. Pas de jalousie.

Cette situation est difficile à expliquer à d’autres. Forcément, un couple qui ne dort pas ensemble est un couple qui va mal. Faux. Il faut sortir des schémas archaïques et des idées préconçues. Surtout pour aborder la vie des familles recomposées, la vie des cohabitants par amour, des cohabitants inconscients.

Je vis une semaine en bas et une semaine en haut. J’y trouve mon équilibre et par conséquent notre groupe de cohabitants aussi.

Voilà, c’est ainsi que commence cette nouvelle année pour nous.

Pour finir, je voudrais vous conseiller d’écouter l’album « as if to nothing » de Craig Armstrong. Et en particulier les chansons « Snow » et "Stay (faraway, so close)". Surtout "snow" pour lire la partie de ce message qui commence par « il est reparti dimanche ». Ne cherchez pas de rapport avec les paroles. Laissez-vous porter. Les mots doivent parfois seulement être entendus comme une mélodie, la voix comme un instrument.

Merci.

lundi 30 novembre 2009

Trois

Ce soir nous avons testé une géométrie (notre communauté est à géométrie variable, variante) inconnue : mon ado(e) (plus vraiment préado la demoiselle), ma-dame et moi.
Sympa !
Dommage que je sois resté jusqu’à 20h40 au téléphone avec l’étranger. Ou plutôt non, tant mieux ! Les deux dames ont pu manger ensemble. J’aime quand ma-dame s’occupe de mes enfants ! C’est bon pour les liens !

mardi 2 juin 2009

Pique nique et stores

Hier (lundi), nous étions 7. J’ai récupéré mes enfants chez leur mère en fin de matinée. Ils n’étaient pas prêts (comme à chaque fois !). Après avoir discuté avec nouvelle-majeure, qui est restée là-bas mais va revenir pour la semaine du bac, j’en ai profité (pendant qu’ils faisaient leur sac) pour faire une mini sieste dans ma voiture : samedi matin, je me suis couché vers 3h00 pour faire de la musique (merdique d’ailleurs) et dimanche nous sommes rentrés vers 1h00 de chez des amis.
Petite sieste réparatrice qui vous fait retrouver la bonne humeur.
Nous avons pique-niqué tous les 7 en forêt lundi midi dans la bonne humeur.

Les caprices n’ont recommencé que quand j’ai voulu installer des stores dans la chambre de ma plus jeune fille qui n’a pas de volets. Elle voulait des stores gris qui étaient dans la chambre des filles de ma-dame dans notre ancien logement. Je n’ai pas voulu car je sentais venir l’orage. J’ai proposé du fuchsia. Elle n’en voulait pas. Et 2 minutes plus tard, les filles de ma-dame voulaient aussi des stores. J’ai expliqué que la chambre du bas n’avait pas de volets. .. Et finalement, je suis allé faire autre chose pour avoir la paix.
A l’heure du repas tout était oublié.

Je poserai les stores une autre fois, sans doute les gris, discrètement, sans rien demander. Il est fort probable que personne ne verra rien.

Gérer les caprices : une de nos activités les plus chronophages…

samedi 21 mars 2009

Sur le départ

Message commencé en début de semaine…

Pas d’enfants cette semaine ou presque. Grande-majeure reste là quand il y a des cours à la fac, c'est-à-dire pas très souvent. Je me demande bien comment ils vont faire pour rattraper le temps perdus (oui, c’est un jugement. Savoir se mobiliser c’est bien, savoir quand il faut arrêter « le combat » ou la « lutte », c’est nécessaire aussi). Je trouve qu’il y a un soupçon d’indécence dans le comportement de certains. Mais je ne suis qu’un gros crétin, cadre dans le privé, qui pense qu’aggraver une situation difficile ne peut pas être une solution.

Grande-majeure a toujours des crises d’angoisse même si, d’une façon générale, elle semble aller mieux. Elle « semble ». Je suis prudent. Mais je la vois rire, s’emporter, discuter, avoir des envies, chanter, et je me dis que même si elle bénéficie de l’effet d’un traitement, elle « va mieux ».

Les derniers déménagements ont été faits hier : chacun à son endroit estimé comme « définitif ». Je récupère un grand bureau. Je l’ai inauguré hier en y travaillant 10 à 12 heures. J’ai un boulot monstre. Je pars lundi pour 2 semaines complètes à l’étranger. Quelques petits problèmes (de santé) m’inquiètent un peu et je ne sais pas si je dois les mettre sur le compte du surmenage et de la fatigue. Mes deux majeures ont pu s’en rendre compte hier - nous avons mangé tous les trois ensemble sur le pouce, toutes les occasions sont bonnes pour nous voir avant mon départ – et cela m’a contrarié. Je table sur de la fatigue.

Jalousie chez les filles de ma-dame. Elles reçoivent, je ne vais pas dire en récompense de leurs caprices, du nouveau mobilier pour leur chambre, car ma jeune préado a eu une « nouvelle » chambre avec un nouveau lit et un nouveau bureau. Le seul problème est que le mobilier de ma préado datait de la nuit des temps et que celui des filles de ma-dame a à peine plus d’un an. Et que la chambre de ma préado est certes neuve mais petite. Plus petite que celle des filles de ma-dame. Alors « pourquoi elle va avoir un canapé dans sa chambre elle ? » et « pourquoi elle dit oui à tous leurs caprices leur mère ? ». Mais aussi « et pourquoi moi je peux pas voir aussi des trucs nouveaux dans ma chambre » ? En fait, rien de plus que dans une famille à géométrie plus classique. La différence, c’est que chaque adulte n’est responsable que d’une partie seulement de la tribu. Et comment expliquer à l’autre que nous sommes à deux doigts de la surenchère ? Savez-vous que les mères sont généralement très « susceptibles » quand il s’agit de leur enfant ?
Plus tard…

Je suis une machine. Je marche au radar.

Encore plus tard…

Ce soir nous allons manger dehors avec « ceux qui restent ». Ma préado est avec les filles de ma dame chez leur père (l’ex mari de ma-dame si vous suivez). C’est amusant. C’est même sympathique tout ça. Nous serons seulement cinq.
En rentrant, il faudra que je travaille. Pas le choix. Nous avons fait quelques achats avec les enfants aujourd’hui (samedi). Des vêtements (pour eux et pour moi), des accessoires. Ma carte aura 2 semaines pour refroidir un peu (quoique 2 semaines d’hôtel « de bonne qualité », ça échauffe aussi la carte, tout comme les « souvenirs ». J’essayerai de ne pas oublier de passer mes notes de frais rapidement en rentrant).

Je rêve de me poser sur une plage et d’aller nager… vivement le mois d’août…

mardi 16 décembre 2008

Pages...

La vie et sa cohorte de bonnes et mauvaises nouvelles.

Hier soir nous étions quatre. Nous aurions du être six mais deux n’ont pas voulu accompagner grande-majeure à la grande ville. Nous sommes allés dans un petit resto, ma-dame, grande-majeure, celle-qui –aime-son-papa et moi. Nous avons rigolé, avant pendant et jusqu’au moment de déposer grande-majeure. Grande-majeure et ma-dame se supportent bien mieux. Est-ce temporaire ? Peu importe, c’est bon, tellement agréable. Elles étaient côte à côte au restaurant et détendues, parfaitement détendues. Il faut dire que grande-majeure est bien dans ses baskets. Ma-dame aussi.
Evidemment, il fallait qu’une affaire importante « tombe » vendredi dernier. Ce qui m’a permis de travailler (c’est une chance d’avoir un emploi, ne pas l’oublier) dimanche matin et dimanche soir après notre retour jusqu’à 1h30 du matin. Inutile de dire qu’à 6h30 j’étais un peu fatigué pour monter les radiateurs des salles de bains et sortir les affaires du petit déjeuner… Je suis en vacances… je suis resté au bureau de 8h45 à 18h00… Mais je fais ce que je peux, du mieux possible, pour éviter d’avoir trop d’incursion de mon travail dans mon temps supposé « libre » (libre est un bien grand mot…).

Ce soir nous étions huit. J’aime toujours autant (mais ce n’est pas si vieux que cela) voir des grappes se former. Souvent autour de grande-majeure. Pour les filles de ma-dame, grande-majeure, c’est la grande, vraiment grande, qui a son appartement à la grande ville, va à la fac… Alors elle l’observe. Quand elle lit à voix haute des articles d’un site qu’elle a repéré sur Internet (pour une raison ou une autre), elles sont autour d’elle. Elle prend leur « DS » pour les faire progresser dans les tableaux (j’ai déjà expliqué) et même si ce n’est qu’un stupide jeu d’ordinateur (ou équivalent), il y a une sorte de complicité, un échange.

Mon ex-beau père va mal. Deuxième infarctus, problème pulmonaire. Les enfants sont préoccupés. Ils espéraient voir leur grand-père à Noël. C’est un homme d’une grande valeur humaine. Je l’apprécie beaucoup même si nous ne nous voyons. Il fait partie de ces personnes que nous prenons parfois comme « modèle », comme « référence » : traits de caractère, attitude dans certaines situations.

Des nouvelles d’une amie retrouvée au hasard d’un site (pas de rencontres amoureuses évidemment). Nous avons repris contact par téléphone, régulièrement. Au cours d’une de nos conversations, elle m’a demandé de m’assoir : très gros souci de santé, depuis de nombreuses années, traitement lourd. Elle se bat. On lui avait dit qu’elle ne devait pas avoir d’enfants. Depuis la médecine a changé d’avis. Intense frustration.

La vie, ses hauts, ses bas.

jeudi 23 octobre 2008

"Ne passez pas par la case départ, ne touchez pas 20.000 Francs"

Petit message d’un hôtel à la Porte d’Orléans (pour les provinciaux très provinciaux, c’est à Paris, enfin presque car de l’autre côté du périphérique).

La pudeur fait que je ne raconte pas les moments actuels, du moins, pas les importants. Très importants, bien plus qu’un prêt immobilier. Je dirais juste que la santé, c’est essentiel.

En laissant de côté l’essentiel, il reste l’accessoire. Non, c’est trop péjoratif. Il reste des choses de moindre importance.

La nouvelle maison nous plait bien. Nous trouvons nos marques petit à petit. Je vais devoir rajouter 2 chambres, c’est sûr. Il faut un peu de temps pour cela. Mais la décision est prise : une chambre pour chacun – sauf pour ma-dame et moi évidemment – ce sera plus simple à gérer.
Et puis, quel bonheur que de pouvoir faire des trous dans les murs, casser des morceaux, sans devoir rien demander au propriétaire…

Nous avons fait une semaine à 8. La communauté complète.
J’expose le problème : je dois partir à 7h40 en voiture avec 5 des enfants. Ok, jusque là, rien de particulier. Mais avant de partir, il faut se laver. « Bon, et alors ? » me direz-vous. Et bien voilà, 5 personnes – 2 garçons, 3 filles - dans 2 salles de bains, ça n’est pas si simple que ça !
Si nous pouvions arriver en retard, pas de problème, nous pourrions nous lever à 7h00 pour partir vers 10h00 (le rythme normal).
Si nous pouvions nous lever à 5h00 pour « étaler » sur une plus grande période les accès aux salles de bain (en théorie, nous pouvons le faire… mais qui aime se lever « trop tôt » chez nous ?), il n’y aurait pas de panique.
Mais non, ce n’est pas possible.

Tout est chronométré. Pire qu’avant !
A 6h15, si je ne suis pas sous la douche, c’est fichu.
A 6h40, si mes 3 enfants ne sont pas levés, c’est fichu.
A7h20, si nous n’avons pas libéré les salles de bains pour les filles de ma-dame, c’est fichu.
A 7h40, les salles de bain sont libres pour les deux personnes qui sont encore à la maison : ma-dame et grande-majeure.

Entre ceux qui préfère la douche et ceux qui ne veulent pas mouiller leurs cheveux et préfèrent la douchette de la baignoire, il y a un trafic incroyable. « T’as fini ? », « j’peux entrer ? ».

Je ne parle pas de la gestion des toilettes, ça ne ce fait pas (et pourtant c’et important aussi !) et puis, comme il y en a 3, on gère plus facilement.

Ajouter à cela une grande majeure qui préférait rester chez moi plutôt que d’aller chez elle à la grande ville et par conséquent la nécessité d’être à la gare à 5h00 du matin (2 jours par semaine seulement) et il est facile de comprendre que même avec des conférences téléphoniques avec mes collègues d’outre atlantique à point d’heure (21h00, 22h00…) 3 fois cette semaine, je souffle quand je n’ai pas la garde.

Je n’en rajoute pas, j’essaye juste de présenter ça de façon amusante. Bien que je n’aie pas forcément envie de m’amuser en ce moment. "En ce moment", c’est un peu comme au Monopoly, quand vous tirez une carte « chance » et que vous vous dites : « c’est de la chance ça » ?

Merci (beaucoup) pour les commentaires des messages précédents. Je repasse plus tard… pour les commenter…

samedi 6 septembre 2008

Môa

Hier grande-majeure a dormi à la maison. Rien de surprenant. Sauf qu’il n’y avait que ma-dame, ses filles et moi. Nous sommes toujours « décalés » pour les gardes.
Tout c’est parfaitement bien passé. Ma-dame et grande majeure ont parlé normalement. Grande-majeure a parlé aux filles de ma-dame. Grande majeure est restée avec nous et ne s’est pas enfermée dans sa chambre.
Une soirée agréable. Surtout pour moi. Je ne suis pas dupe. Il y avait beaucoup de politesse dans cette soirée. Une façon de faire sur l’air de « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil » (vous souvenez-vous du générique de ce film ? Excellent !). Mais c’est mieux ainsi.

J’avais parlé avec grande-majeure dans la voiture, avant de venir. J’avais parlé avec ma-dame dans la semaine et je l'ai prévenu au dernier moment du passage de grande-majeure, afin qu'elle ne "s'angoisse" pas avant. Elles ne se comprennent pas. L’une a des problèmes à résoudre dont l’autre ne connait pas l’ampleur. L’autre est une maman poule (ce n'est pas péjoratif dans ma bouche) qui sent sa progéniture mal jugée par l’autre (« l’une » en fait si vous suivez). Mais elles ne sont pas bêtes non plus.

J’ai tout de même passé une bonne soirée.

C’est curieux, tout à coup, en écrivant, je me sens fatigué. Je vais continuer à avancer, mais plus ça va, plus je me pose des questions sur mes choix. La fatigue est synonyme de doute chez moi. Je sais que ça ne changera rien, on continue, pas contre vents et marées, non, c’est excessif, mais disons, sans passion. Demain, ça ira mieux. Ou après-demain. Ou plus tard. Mais ça passera (j’ai déjà écrit ça je crois ! Serait-ce un phénomène cyclique ? Chez un homme ? Mince !).

Ce matin, grande-majeure et moi nous sommes levés vers 6h00 pour qu’elle puisse aller à la fac (les premières réunions d’information) et moi dans son studio pour récupérer le boitier Internet et l’installer, et recevoir l’employé du gaz.
C’était « bon ». « Bon » d’être avec ma fille, tous les deux. « Bon » de parler pendant le trajet vers la grande-grande ville, en montant le son quand une chanson nous plaisait à tous les deux. « Bon » quand nous nous sommes arrêtés dans le McDo à côté de la fac pour prendre un petit déjeuner. « Bon » quand nous avons mangé un sandwich chez elle avant que je ne la dépose à la gare (grande-majeure est partie à l’étranger dans « de la famille » pour une semaine). « Bon » quand je suis revenu chez elle pour envoyer des messages « urgents », assis à sa table (donc Internet marche !).
Pas facile pour un papa non plus - j’allais dire de couper le cordon ! – de voir son enfant s’éloigner. Pire que pas facile. Dur ! Extrêmement dur !

Ce soir, je n’avais donc que 3 de mes enfants (changement de domicile le vendredi pour les enafnts). Lundi, miss-préado part en voyage scolaire une semaine entière (déjà !). Je ne l’aurais pas beaucoup vue depuis nos semaines de vacances…
Nous avons bêtement regardé la télé. Pas grave. J’aime les avoir autour de moi. Même si la télé n’est pas vraiment une activité à mon sens (être un spectateur absorbant ce qu’on veut lui faire avaler ne me plait pas. Pourtant j’aime les images).

Je les aime tellement mes enfants (c'est normal, on est d'accord, mais j'arrive encore à être surpris par le fait que quand on est enfant, on ne se rend pas compte de cet amour que portent les parents, pourtant tellement fort)

J’ai deux sentiments bizarres. Le premier c’est de ne pas voir assez mes enfants. Le deuxième, c’est de devoir gérer tout un tas de truc qui m’empêchent de travailler autant que je le voudrais (autant que je le voudrais pour être tranquille et ne pas avoir à me demander comment arriver à solder « mes dossiers »).

La semaine passée, j’ai fait pas mal de trajets pour ma-dame et ses filles. J’aimerais que ma-dame me donne un coup de main cette semaine. Je voudrais qu’elle participe à quelques transports qui concernent mes enfants. C’est important. Pour mes enfants… et pour moi. Mais ma-dame n’aura pas ses filles et c’est pour elle l’occasion de décompresser un peu, de se lever au dernier moment, de faire le minimum de trajets, justement.

C’est bien décousu tout ça. Tiens, un autre truc. J’aimerais bien que l’on me demande comment je vais de temps en temps ! Pas simplement par politesse. Non, qu’on me (se) demande réellement si je vais bien. C’est bête non ? Mais après tout, est-ce que je fais attention aux autres moi (moa moa moa) ? Je crois bien…

Pour finir : je suis riche ! Je ne le savais pas mais je suis riche. Les impôts le savaient. Quand je reçois ce truc, qui me prouve que je m’en sors très bien avec mes 4 enfants (sans les allocations, c’est la mère qui les a), je me dis tout de même qu’il y a beaucoup de parasites et de gaspillage dans ce beau pays pour avoir besoin de demander tout ça aux gens. Mais comme je ne suis pas d’extrême droite, je me rappelle très vite que la solidarité est une belle chose. Mais tout de même, ça passe mal. En attendant, le problème de se payer ou non les services d’un déménageur ne se pose plus. Et là, je dis encore merci les impôts, plus de questions à se poser !

dimanche 25 mai 2008

Fête des mères, Clash, Enfants des autres

C’EST LOIN LA MER ?
Les vacances arrivent… lentement. La fin de l’année (scolaire) est toujours chargée, il faudra donc attendre le mois de juillet pour faire un vrai « break », pour lâcher « complètement » du lest (merci JD).

Toujours un peu l’impression d’avancer dans une vie que je ne maîtrise pas et qui ne correspond pas à ce que j’aurais voulu faire, mais vous connaissez la chanson de Souchon qui dit : « tu la voyais pas comme ça ta vie… » (Dont j’ai oublié le titre. « Bagad de Lann Bihoué » peut-être ?). Je vais courir encore un peu d’ici la fin juillet en étant conscient que je suis réellement fatigué de ce grand bazar. Même si pour un homme il est difficile d’avouer que l’on est en perte de moral et de forme (l’homme c’est solide, c’est fort et ça supporte tout !), j’ai appris à reconnaître les signes de « la grande lassitude ».

FETE DES MERES
Aujourd’hui c’est la fête des mères, mais c’est mon week-end. Les enfants avaient décidé de rester vendredi soir chez leur maman, plutôt que d’y aller dimanche : ils n’aiment pas les plannings « chamboulés ». Ils lui ont donc préparé un repas vendredi soir et fait le service. Menu original, décoration de la table, je crois que leur mère a été très touchée.

CLASH (pas le premier, pas le dernier)
Hier midi, je suis passé prendre 2 des miens chez elle car nous étions invité chez les parents de mon amie. Mes 2 grandes sont en révision (bac français et partiels) et ont préféré que je les prenne en rentrant, dans l’après-midi.

Vers 14h00, pendant le repas, j’ai reçu un appel de grande-majeure en pleurs : clash avec son beau-père. Il faut dire que le Monsieur a tendance à se mêler de ce qui ne le regarde pas. Il pense que grande majeure devrait travailler pour se faire de l’agent de poche. Il n’a pas tort mais ce n’est pas à lui de faire les remarques. Grande-ado m’a dit que sa mère voudrait que je lui parle (au Monsieur). Elle rêve, « Monsieur le nouveau mari », c’est son problème. Je n’interviendrai pas pour des remarques débiles (si ça devenait plus grave, ce serait différent). Ce qui se passera, c’est que grande-majeure finira par ne plus aller là-bas ou verra sa mère sans le beau-père. Assume chère « ex », dérouille-toi avec ton mari.

LES ENFANTS DES AUTRES
Hier après-midi, j’étais donc avec mes 2 plus jeunes chez les parents de « ma-dame » avec ses sœurs leur mari et copain.

Une petite réflexion m’est venue en voyant la fille d’une de ses sœurs. Je trouve cet enfant très capricieux et je me disais que c’est une bonne chose que je sois avec mon amie et pas avec sa sœur. Je veux dire par là que j’imaginais avoir rencontré une jeune femme avec des enfants dont l’éducation et le caractère étaient très différents de ceux des miens. Typiquement le cas où ça ne peut pas marcher. Pour moi, les choses sont ainsi : j’ai du mal à supporter les caprices et comportement irrespectueux des enfants des autres. Beaucoup de mal, ce qui nous avait valu quelques vacances difficiles par le passé (celui où j’étais marié). Le fait de devoir vivre avec des enfants qui ne sont pas les miens, a changé les choses : je me pose toujours les questions suivantes quand je suis dans une situation où le comportement des enfants de mon amie m’énerve :
- question n°1, est-ce vraiment important ?
- question n°2, et si c’était les miens, est-ce que je trouverais ça vraiment pénible ?
Ça marche. Mais là, j’ai eu du mal. J’ai trouvé les caprices vraiment énervants et le manque de politesse désagréable.

NOTRE NOYAU FAMILIAL
Hier soir, nous étions donc tous les 5 (mes enfants et moi) à la maison. Ma fille aînée, la grande-majeure, m’a dit qu’elle aimait bien. Je lui ai dit que « nous » (mon amie et moi) savions. C’est pour cela que de temps en temps nous ne nous voyons pas…

jeudi 1 mai 2008

Enfin huit !!

Enfin une soirée à 8. Juste une soirée car demain tout le monde par chez « les ex » après l’école.
Du coup, petit week-end en amoureux pour nous.

J’adore cette tablée de 8 personnes. Après 19 mois, je trouve toujours ça amusant. Il faut beaucoup de patience pour désamorcer les conflits mais quand on est en forme et que l’on a le courage, c’est un challenge passionnant. Dans le genre de binômes qui méritent toute notre attention, il y a : les 2 filles de mon amie, mes deux plus jeunes et mes deux grandes. Nous avons aussi parfois un conflit entre mes 2 cadettes. Et là, il faut réellement beaucoup de patience et de diplomatie pour « calmer le jeu » et faire revenir la bonne humeur.

On dit que les enfants fatigués sont fatigants (enfin moi je le dis), mais des parents fatigués, c’est l’anarchie garantie ! Nous pouvons donc établir comme principe numéro un de la vie en communauté : bien dormir pour bien réagir !

mercredi 12 mars 2008

"le calme après la tempète" ou "après la pluie..."

La crise et ma réaction ont réveillé les esprits.

Le garçon se montre patient avec sa soeur et je lui ai dit que je voyais bien et que j'appréciais.
Mieux : Ce matin coup de téléphone de mon ex-femme. Elle souhaitait que nous discutions. Je lui ai proposé de le faire tout de suite au téléphone.

Elle pensait, à juste titre, que l'ambiance dégénérait (entre nous). J'ai juste expliqué que pendant 3 ans, je n'avais jamais répondu quand les enfants me rapportaient ce qu'elle leur disait sur moi (pas des compliments bien sûr et toujours au sujet d'événements postérieurs au divorce). Mais que depuis peu, j'avais changé d'attitude.

C'est typiquement ce qu'il ne faut pas faire. C'est destabilisant pour les enfants. Je crois qu'elle a pu s'en rendre compte quand les enfants ont commencé à lui dire : « papa a dit que... ». Nous avons donc convenu d'éviter ce genre de situations. En ce qui me concerne, ceci veut dire que je me comporterai comme je l'ai fait pendant 3 ans : tant qu'il n'y a rien qui mette en danger les enfants d'une façon ou d'une autre, je me garde de tout commentaire. J'écoute – important que les enfants puissent parler et être écouté – mais je ne prends pas parti.

Quand je lui ai dit que c'était elle qui n'arrêtait pas de me critiquer devant les enfants (chez elle et en mon absence), je lui ai fait remarquer que c'était déplaisant et stupide et je lui ai aussi demandé ce qu'elle voulait de plus. Elle n'a pas su me répondre. Au cours de la discussion, est ressorti le fait que c'est moi qui ai décidé, il y a 8 ans, de nous faire habiter dans cette campagne (profonde ? Un peu tout de même !). C'est certain, c'était une bêtise, c'est un trou à rats (désolé pour les indigènes). Mais c'était il y a 8 ans et nous sommes divorcés depuis 3 ans. Elle a refait sa vie, il faut savoir passer à autre chose. Ce qui est aussi « amusant », c'est qu'elle me dit que j'ai maintenant la vie dont je révais : une femme qui ne me casse pas les pieds et me laisse faire ce que je veux. C'est drôle d'avoir besoin de me désigner comme coupable. Car c'est bien cela, elle ne supporte pas ce qu'elle a pu faire.

Comme on peut le voir, un divorce quand on a des enfants n'est jamais soldé. C'est mon intime conviction. Je crois que c'est seulement qu'après que les enfants aient quitté le domicile des parents et se soient installé dans une nouvelle vie, stable (pas un étudiant qui rentre tous les week-ends), que les relations peuvent changer (entre les parents) et en fait disparaître (lentement mais surement). J'imagine bien la situation suivante : un jour, un enfants va manger chez un de ses parents. Et le père (ou la mère) demande : « tu as des nouvelles de ta mère (ou de ton père) ? ». Ils nous restent de la marge.

*********
J'ai réussi – enfin je crois – à faire accepter à « ma-dame » de prendre en charge une partie de ses frais d'essence. Je lui ai expliqué que ça n'était pas désintéressé. La multiplicité des trajets m'épuisent, réellement. Si parfois, elle peut prendre sa voiture et m'éviter ainsi un détour par chez elle, franchement, ça m'arrange (elle laisse sa voiture là-bas pour économiser – elle est au chômage je le rappelle – car sa voiture consomme dans les 10 l/100 km).

Nous sommes un couple « ma-dame ». Aussi particulière que puisse être notre situation familiale à géométrie variable, nous sommes un couple...

vendredi 1 février 2008

Géométrie variable, encore

Toujours la géométrie variable.

Ce soir nous sommes 7 parce que « grande-majeure » est à la capitale.
Demain nous serons 6 car la « pré-ado » et la « pré-pré-ado » de « madame » iront chez leur père pour son anniversaire et que « mon-gars » reçoit un copain.
Dimanche, « grande-majeure » rentre et le soir, je raccompagne mes enfants chez leur mère car je pars à l'étranger une semaine.

On va essayer d'optimiser le week-end. Mais j'ai des « trucs » à finir avant de partir, ce qui tombe mal. La solution : travailler la nuit !! Je dormirai lundi dans l'avion pendant les heures de vol.

Bien que nous ne soyons pas au complet demain soir, j'ai envie d'inviter ceux qui seront là (plus le copain de « grande-ado ») au resto.
Au resto pas au McDo. La seule chose qui me freine un peu c'est le prix. Bien que mes déplacements me soient remboursés, l'argent sort quand même de mon compte et il m'est déjà arrivé d'atteindre le plafond maximal autorisé pour une période de 30 jours. Quand on est à l'étranger, c'est une situation fort désagréable... Alors, ce sera sans doute juste une pizzeria !! Ce qui compte, c'est d'être ensemble.

Je vous souhaite un bon week-end.

mercredi 16 janvier 2008

Soirée pépère, soldes et ficelle

SOIREE CARICATURALE ADAPTéE à NOUVEAU Schéma
Nouvelle soirée à 4.

Journée bien remplie au boulot.
En arrivant à la maison, j'ai pris un verre de vin, je me suis mis dans un fauteuil et j'ai écouté « you are so beautiful » par Joe Cocker (c'est de la soupe c'est sur, mais j'ai un faible pour cette chanson). J'étais bien. La vraie image d'Épinal avec le père qui sirote son verre, après avoir abandonné son costume, bien calé dans un fauteuil en écoutant de la musique. Autour de lui, sa femme et ses enfants.
Sauf qu'en l'occurrence ce n'était ni ma femme ni mes enfants !!

SOLDES
Mon amie et ses enfants ont fait les soldes. J'étais très flatté que les enfants (8ans1/2 et 10ans) me montrent leurs achats. Je me dis qu'ils ne l'auraient pas fait pour le facteur ou le voisin d'en face. J'en déduis donc que je ne suis ni le facteur, ni le voisin d'en face, c'est une première conclusion, certes, mais surtout que je suis quelqu'un avec qui l'on souhaite partager quelque chose, échanger.
Important que les enfants « échangent » avec l'ami(e) de leur mère (père). Vive le dialogue dans la recomposition familiale.

LA FICELLE
Encore cette fameuse ficelle qui me coince depuis le divorce et la garde alternée (chercher dans des articles précédents si courage).
Le trinôme de choc (rien de péjoratif, il s'agit de mon amie et ses enfants) ont visité une maison qui a la bonne taille pour nous : 7 chambres + des salles de bains + un grand salon + 2 cuisines (la, c'est trop) + garage + cellier + bureau + le reste mais on s'en fixe car même sans le reste c'est déjà pas mal.
Le problème ? Le prix ? Disons que l'on pourrait se débrouiller et puis nous sommes en province, lecteur parisien, ne comparez pas avec les prix de Paris. C'est pas donné non plus mais c'est tout de même moins cher.

Non, le prix n'est pas le « problème » (car vous devinez que problème il y a).
Le problème c'est que c'est un peu loin de l'école et du collège de mes deux plus jeunes enfants. Et jamais leur mère ne voudra qu'ils en changent : normal, ils se trouvent dans la ville où elle habite.

Résumons : il s'agit d'une maison qui plairait à tout le monde, pas très loin d'une gare, d'un centre ville et de plein d'autres commodités (je pense aux ados), que l'on pourrait acheter et qu'on ne prendra pas parce qu'elle se trouve trop loin de la mère de mes enfants (si je résume, c'est ça) qui s'est enterrée dans un bled que son nouveau mari a choisi parce que c'est mieux pour son activité.

On sent presque poindre une pointe d'exaspération dans cette dernière phrase, non ? Ce n'est pas faux. Ce n'est pas faux du tout. Ça m'em... disons que ça me contrarie fortement.

J'ai l'air gentil, conciliant, compréhensif, raisonnable (j'ai dit « j'ai l'air », je n'ai pas dit « je suis ») mais s'il y a une chose que je ne supporte pas, c'est de me sentir coincé !! Et là, franchement, même avec la musique et le verre de vin, je me sens fait comme un rat. Typiquement le soir où il ne faut pas qu'elle m'appelle.

lundi 10 décembre 2007

Week-end à 7


La grande majeure est restée de vendredi soir à samedi après-midi. Ensuite elle est partie avec des amis. J'aime bien. Et je n'aime pas. J'aime bien qu'elle sorte, qu'elle vive, qu'elle prenne de l'indépendance, son « envol ». Mais j'aime aussi la voir et « l'avoir » à la maison.


J'adore avoir tous mes enfants sous mon toit. C'est quoi un papa poule ? Un père qui réagit comme une mère et qui « couve » ses enfants ? Je dois être une sorte de papa poule alors. Je les secoue mais j'ai besoin de les avoir pas loin. Et pourtant, il faudra qu'ils partent.


Donc nous étions 7. Tout c'est bien passé. Ce qui veut dire qu'il n'y a pas grand chose à raconter !


Entre 2 ondées, nous avons pu faire un peu de vélo (ceux qui vont m'obliger à vendre une des motos). Très classique. La mère et une de ses filles se sont perdues (tournées à gauche au lieu de tourner à droite, rien à dire sur le sens de l'orientation féminin... non rien à dire...). Il y en a deux qui faisaient la course et comme il y en avait une qui était fatiguée et à la traine, je faisais ce que je pouvais pour surveiller l'ensemble.


Et 2 + 2 + 2, ça ne fait que 6. Et où était le septième ? La grande ado n'a pas voulu faire de vélo, curieux non ??


Dans ces moments là, de l'extérieur ça ressemble à une (grande) famille. Et de l'intérieur, c'est très agréable...

samedi 8 décembre 2007

Noël dispersé

Cette année, nous ne fêterons pas Noël tous ensemble.

Mon amie, ses enfants, ses soeurs, leur pièce rapporté (j'adore ce terme !) et leurs enfants, chez ses parents.
Mes enfants, mon père et moi chez nous.

C'est moi qui ne souhaite pas que nous débarquions à 6 chez les parents de mon amie.

L'an dernier, nous étions tous allés chez ses parents, à 5, mais il n'y avait pas mon père.
Je n'arrive pas à me dire que comme nous sommes une famille reconstituée, il est normal que nos parents se voient.

Et puis j'ai un peu peur des remarques de mon père.

Il est très doué pour dire un truc énorme et s'enfoncer. Par exemple, dire que les enseignants sont des feignants quand il y a des enseignants dans la pièce mais qu'il ne le sait pas. Alors, on lui dit « chut, machine est enseignante » et là il rajoute « mais pas tous les enseignants, le pire ce sont les profs de fac ». Pas de chance, « machine » est prof à la fac.

Ou bien une remarque sur les propriétaires de chiens et les déjections canines (je passe les détails). Et là, immanquablement, il y a un propriétaire de chien dans l'auditoire.

Au début, c'est drôle. Mais à force, ça rend méfiant, prudent. Tellement prudent que l'on essaye de ne voir que les habitués du phénomène. Et pour la confrontation avec la famille de mon amie... je n'ai pas le courage....

Au fait, elles s'arrêtent où les limites d'une famille recomposée ? Il faut recomposer jusqu'où ?

vendredi 26 octobre 2007

Qualité vaut mieux que quantité

Le grand voyage, c'est demain.
Grand voyage, mais pas en distance, non. Grand voyage dans le temps.
Je vais goûter des multitudes de madeleines de Proust. Et certains de mes enfants aussi.
Mon amie et ses enfants ne viendront donc pas. Nous n'avons pas le même système de garde pendant les vacances. Et puis, ce voyage où nous verrons « notre » famille et « nos » amis, n'aurait pas eu la même saveur pour eux. Il n'y a qu'un an que nous avons commencé à nous fabriquer des souvenirs communs. Avant, ce ne sont que des évènements de l'actualité que nous avons partager.
C'est amusant. Quand j'ai rencontré la mère de mes enfants, nous n'avions rien vécu ensemble. Le temps a passé et puis, un jour, nous avons fini par avoir passé pratiquement autant de temps ensemble qu'avec nos parents (nous nous sommes rencontrés au lycée et sommes restés ensemble très longtemps, l'équivalent de l'age d'un ado).
Notre petite famile recomposée n'existe que depuis à peine plus d'un an. Les aînés y vivront peu de temps. Les plus jeunes peuvent espérer y rester une dizaine d'années. Pour eux, ce pourrait être la famille où ils auront vécu le plus longtemps.
Quel est l'intérêt de ce message ? Juste d'expliquer que cette famille n'aura pas la même place et la même durée dans nos vies. Alors, quand on ne peut pas travailler sur la quantité, (la durée ici) on travaille sur la qualité, vous me suivez ?

jeudi 13 septembre 2007

Une famille (recomposée) de voyageurs de commerce…

C’est un peu ce que nous sommes !
Ce soir, je suis chez mon amie avec ses filles. Comme je l’ai expliqué, l’école est trop loin pour que nous puissions être tout le temps à la maison (celle où nous avons tous une chambre).

Donc, nous baladons des affaires d’une maison à l’autre.
Demain soir, tout le monde débarque à la maison : la « grande majeure » que j’irai chercher au train, mes enfants (les 3 autres) après que je sois allé les chercher chez leur mère, mon amie et ses enfants.
Week-end à 8. Enfin, à neuf car l’ami de ma fille viendra passer la journée de samedi à la maison (il repart le soir, je suis vieux jeu), le soir c’est ma « fille petite » qui invite une copine et dimanche c’est la coloc de la « grande majeure » qui vient avec nous pour profiter de mon profil de taxi driver (rien avoir avec le film, je précise, même pas la coupe de cheveux !) pour retourner à la grande ville.

Et je ne comprends toujours pas pourquoi ça me plait !!

dimanche 9 septembre 2007

Week-end... calme !!!


Vous l'aurez peut-être compris sur le dessin : L'image du haut, c'est un week-end AVEC la garde. L'image du bas, c'est... un week-end SANS la garde !
Généralement, il y a un peu de bruit à la maison : Chaînes HiFi, radios, télé, ordinateurs, normalement toutes portes ouvertes (c'est pour mieux partager...), ce qui pousse à parler un peu fort pour se faire entendre (c'est pour mieux s'affirmer..).
Mais ce week-end, pas d'enfants et donc un niveau sonore très réduit. On aurait pu entendre voler une mouche...
Nous (mon amie et moi) avons même pu écouter de la musique que NOUS avions choisie !!

mardi 28 août 2007

Voiture, Boulot, Dodo...

Pas de métro ici, alors je prends ma voiture, mais le résultat est le même.
Bien souvent, les semaines sans les enfants sont l'occasion de travailler plus tard, plus longtemps.
Ou bien, elles permettent de se retrouver à deux, tranquillement. Il faut bien trouver des avantages à ces périodes où l'on n'est pas avec ses enfants.

Quand il y a 2 gardes alternées ou presque, ça devient compliqué à gérer.
Mon amie est avec ses enfants dans son ancien logement qui est plus proches de leur école que le mien.
Donc, le mien est plus grand et peut nous accueillir tous les 8 (ou c'est bien ça, 8 personnes) mais est trop loin de l'école des enfants de mon amie. J'y suis donc seul de temps en temps.

Ce qui nous donne comme nouvelles configurations familiales :
- 2 personnes (mon amie et moi : quand nous n'avons pas la garde);
- 4 personnes (mon amie avec ses enfants et moi : quand elle a la garde et pas moi) ;
- 5 personnes d'un côté (mes enfants et moi : quand mon amie et moi avons la garde et qu'il y a école le lendemain) et 3 de l'autre (mon amie et ses enfants);
- 6 personnes (mon amie, mes enfants, moi : j'ai la garde et pas elle);
- 8 personnes (mon amie, ses enfants, les miens, moi : quand nous avons la garde et qu'il n'y a pas école le lendemain).
C'est simple, non ?

Le point positif : il y a des moments où nous sommes seuls avec nos enfants, des moments où nous sommes en couple avec les enfants de l'autre, des moments tous ensembles et des moments en tête à tête !!!

Si vous n'avez pas tout saisi, faîtes-moi signe !

'int