Affichage des articles dont le libellé est béatitudes bestiales. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est béatitudes bestiales. Afficher tous les articles

jeudi 27 novembre 2014

L'infirmière est un ange...

Mais je ne sais pas si ses yeux sont verts.

Une course catastrophique. Aurait-elle pu être pire ? C'est probable. Dans ce cas elle aurait été dramatique.

J'ai été étonné de commencer à doubler des coureurs juste après le 21ème kilomètre. C'est ce que l'on m'avait dit. "Tu verras après, certains commencent à marcher". Je n'ai pas accéléré pour autant, bien conscient qu'un excès de confiance pourrait provoquer une chute rapide.

C'est vers le 26ème km que j'ai commencé à avoir des crampes. Des petites décharges d'abord, les signes avant coureurs. Et cela m'a inquiété. Il restait un peu plus de 16 km à parcourir. Alors j'ai décidé de boire plus aux ravitaillements, deux fois plus en fait, c'est à dire deux verres d'eau plein au 3/4. Cela a été ma première erreur. Et puis j'ai pris un anti-inflammatoire. Ce fut ma deuxième erreur. Et pour finir, j'ai aussi décidé de manger du chocolat et des abricots secs à chaque ravitaillements. Et voilà pour la dernière erreur.

Rapidement, j'ai compris que les crampes ne passeraient pas mais qu'en plus j'avais réussi à me coller des spasmes intestinaux. Les deux Spasfon avalés vers le 30ème km n'allaient plus rien changer...

Les crampes étaient violentes m'obligeant à des étirements dont l'efficacité devenait nulle. Mes pieds se bloquaient parfois en flexion et il me fallait appuyer de tout mon corps pour les ramener en position normale.

Dans le dernière côte, je commençais à calculer combien de temps il me faudrait si je devais finir en marchant. Mais même marcher me déclenchait des crampes.

Et puis, le voile gris est arrivé. Je me suis dit : "Merde, c'est fini, je ne vais pas y arriver". Mon champ visuel s'est réduit. Je me suis dit, je vais tomber.
Après le 35ème km, je me suis appuyé sur une clôture, pour me tenir et puis pour tenter de débloquer mes jambes. Mon pied s'est figé en flexion et mes cuisses ont été prises de crampes.
J'ai dû m'assoir, enfin je crois. Une spectatrice m'a parlé. Elle m'a demandé si j'allais bien. J'ai dit oui. Ce sont des crampes. Je ne voyais plus grand chose.

Deux secouristes sont arrivés. La dame leur a parlé.
- Savez-vous quel jour nous sommes Monsieur ?
- Savez-vous ou nous sommes ?
Oui je savais. Nous étions entre le 35ème et le 36ème km. C'était une belle journée de novembre et oui, je connaissais mon nom.
- On va prendre votre tension si vous voulez bien.
Je voulais bien mais je me disais que ça allait me retarder.
- Mais je vais bien, j'ai juste des crampes.
- Vous voulez continuer ?
- Oui, je voudrais bien.
- Tu as une tension ?
-.... non rien...
- Essaye sur l'autre bras.
- J'ai rien.
- Monsieur, on va aller dans le camion, ce sera plus calme.
- Ok. Non pas besoin de me porter, je vais me lever doucement.
-...Monsieur, Monsieur, vous m'entendez ?
-... oui. Ah, j'ai perdu connaissance ?
J'étais allongé parterre. Il était 4 maintenant autour de moi.
- Oui, on va vous mettre dans une civière, ne bougez pas.
Je n'ai pas bougé. La civière a été mise dans le camion.
Ne plus avoir d'appui sous les pieds m'a déclanché des crampes à répétition.
- Oui docteur, le pouls est fuyant, très faible. La tension à 6,3.
Il était au téléphone.
- J'ai 6,3 de tension ?
-  Oui.
- Ah oui, c'est pas beaucoup.
- Vous avez perdu deux fois connaissances. On attend le docteur et on va vous emmener au poste de secours.
Je n'ai rien trouver à dire.
Les crampes et les spasmes étaient incroyablement douloureux. Une des secouristes tentait tant bien que mal de me soulager mais comme tous mes muscles se tétanisaient, chaque mouvement pour en soulager un déclenchait automatiquement une crampe au muscle antagoniste.

Le docteur est arrivé. Elle est arrivée aussi. Elle est venu tout à côté de moi. Tout contre moi pour me maintenir pendant que l'on inclinait la table pour que j'ai la tête en bas.
Chaque fois que j'ouvrais les yeux, je voyais son doux visages. Elle était belle. Elle souriait. Son visage était au dessus du mien, à quelques centimètres. Je crois qu'elle tenait mon bras et il me semble que c'est elle qui a posé la perfusion.

J'ai dit que je voulais aller aux toilettes. Les spasmes étaient comme ceux d'une gastroentérite sévère. Et elle m'a dit de me laisser aller, "comme un bébé, un beau bébé d'ailleurs".
La phrase raisonne dans ma tête. "Un beau bébé d'ailleurs".

Mais je ne pouvais pas me résoudre à me laisser aller

Le camion des secours s'est arrêté. Le deux-tons aussi. Les portes se sont ouvertes. Le brancard a roulé. On m'a posé sur un des lits du poste de secours. Je n'ai pas vu partir l'ange.

J'ai commencer à être pris de tremblements. J'avais froid. Hypotermie, 35°C.
La perfusion de sodium (de sel) a soulagé mes crampes et sous les grosses couvertures posées sur celle de survie, je me réchauffais.
Je me sentais mieux.
C'est a ce moment là que le néon au dessus de moi a crépité et s'est éteint. Et puis un liquide à l'odeur de fuel m'a coulé dans l'oeil. ça piquait.
Même après le nettoyage, ça piquait.

Une équipe d'entretien est arrivée. Il fallait rétablir la lumière car une poste de secours dans l'obscurité, c'est peu pratique.
- ah c'est le condo qui a fondu. C'était pas de l'eau.
- C'est pour ça que ça lui brulait l'oeil, a dit le médecin.

4 heures après la prise en charge, j'ai quitté le poste. Il faisait nuit. J'ai dormi 3 heures en pantalon, chaussettes et polaire sous une grosse couette en rentrant. Et puis j'ai pris une douche chaude et j'ai mangé un peu.

Depuis, je pense à l'ange. Je ne saurai jamais s'il a les yeux verts.

mardi 1 avril 2014

L'incroyable rencontre

Il y a plus de 10 ans, j'avais dans mon "service" une jeune ingénieur, dynamique et déjantée.  Une grande fille, mince et rousse. Dynamique à vous fatiguer mais à effacer l'ennui aussi. Nous nous entendions bien. J'étais son supérieur et nous gardions une distance "protocolaire". Lors d'un salon, comme nous le faisons à l'époque, nous étions sortis entre collègues et avions éclusés quelques bars avant de finir dans une boîte de nuit. Nous avions juste dansé un slow, mais il avait suffit à révéler une attirance réciproque et nos corps avaient trouvé douloureux la rupture au retour des rythmes musicaux plus soutenus. Par la suite,  rien d'autres que quelques mots échangés avec les yeux n'avaient trahis cet instant charnel bref mais révélateur.

Ce matin, je revenais de la machine à café,  mon gobelet déformé par la boisson trop chaude à la main, quand une voix m'a interpellé. J'ai stoppé mon pas et je maudissais déjà celui qui me contraignait à me brûler les doigts plus encore,  quand je l'ai vu. Elle était là, à côté de lui, celui qui mavait appelé pour me la presenter, grande, mince, rousse et souriante, semblant effacer tout ce qui était autour d'elle. Je me suis avancé, la gorge un peu serrée, sans la quitter des yeux. j'ai prononcé son prénom. Son sourire s'est agrandi pendant que j'essayais de retrouver une attitude neutre. Nous avons plaisanté,  j'ai demandé ce qu'elle faisait là :
- un remplacement, pour 4 à 6 mois, m'a-t-il été répondu.
- Tu seras là à midi ?
- oui mais j'irai m'acheter un sandwich en ville avant.
- Nous irons ensemble, je dois m'en prendre un aussi.

 A midi, nous n'avons pas pris de sandwich. Tout est allé très vite. J'ai garé la voiture sur le parking désert ou je me repose parfois. Nos corps brûlaient.  Tout ce que nous avions revé de découvrir et partager il y a 10 ans l'a été à cet instant.

J'ai encore l'image de sa tête rejetée en arrière et de sa longue chevelure rouge glissant sur ses épaules pendant qu'elle me chevauchait, mes mains sous ses cuisses, son tailleur remonté sur ses hanches.

Après,  nous sommes restés silencieux, apaisés, elle appuyée contre moi, écoutant les bruits des oiseaux et du vent dans les arbres par les fenêtres ouvertes.

Je l'ai déposée sur un parking non visible des bureaux et je suis allé me garer plus loin.

Nous nous sommes revus brièvement à la fin de la journée à l'écart de l'usine,  sur une aire de repos. Nous avons parlé. Comment nous voir sans éveiller les soupçons au bureau ? Nous y arriverons. Et puis nous sommes rentrés, chacun dans sa direction, massacrant nos claviers de téléphone à coup de SMS dont même des adolescents auraient honte...

jeudi 26 décembre 2013

Résolutions




Bientôt une nouvelle année, il faut se donner des résolutions. Les miennes sont simples.

Ce sera l’année de mes 50 ans, il faut en profiter.

Je vais me m’adonner à plein d’excès.


Je vais manger du chocolat tous les jours.
 
Je vais être plus régulier dans mes entrainements sportifs.

Je vais former un groupe de musique, je serai le chanteur et le guitariste rythmique.

Mais ce n’est pas fini !

Je vais aussi boire, trop.

Je vais aussi fumer, trop, des cigarettes roulées sans filtre.

Je vais aussi copuler à droite et à gauche.

Et je vais quitter ce boulot, après avoir chanté « au revoir, au revoir président » même si je n’ai gagné à aucun jeu.

Voila, c’est très simple.
Et puis comme je n’ai jamais tenu mes résolutions, je peux bien dire ce que je veux…

mardi 15 octobre 2013

une tablette

A peine rentré que mon pc portable m'a été subtilisé par miss-ado. Et je commence à avoir du mal à supporter l'exercice de l'écriture sur le téléphone. J'aime voir l'intégralité du commentaire auquel je réponds. J'aime voir la plus grande partie de l'article que j'écris. C'est aussi pour cela que je préfère lire un rapport ou un livre sur support papier. Bien sûr, les liseuses ont une qualité étonnante. Mais j'aime tourner les pages. J'aime étaler plusieurs feuillets.

Retour de Biarritz ce soir. Tenue décontractée, il le fallait pour cette visite client. Polo noir, veste en velours (pas côtelé), pantalon à poches, chaussures montantes en cuir à lacet. Et bien, c'est très drôle car j'ai surpris plusieurs regards "traînants" de femmes. Ces regards que l'on sent ou voit du coin de l'oeil et cette façon que celui (celle...) qui les porte à de détourner la tête quand on les surprend. J'en déduis que c'est un style qui doit bien d'aller. Cette quasi certitude que les regards sont... Comment sont-ils d'ailleurs ? Gentils. Ils sont gentils. Vraiment curieux. Drôle de journée. C'est assez agréable en fait.

Et mon amie qui me fait des compliments pendant notre conversation téléphonique.

Drôle de journée. Réellement agréable en fait...

mercredi 9 octobre 2013

Toujours la même histoire

Entraînement course à pied ce soir, comme tous les mercredis. Nous étions plusieurs du club à affronter la pénombre des sentiers dans les bois. Quand nous sommes partis, il faisait carrément nuit. Mais à plusieurs, nous courions pas grand risque... Nous courions tout court ( on fait ce qu'on peut).

J'ai couru à côté de ma jeune camarade d'entraînement, celle-là même avec qui j avais couru dimanche. Jeune, car elle a 33 ans. A un moment nous discutions en courant côte à côte et elle s'est retrouvée tellement près de moi que nous nous heurtions sans cesse, nos bras se bloquant sur celui de l'autre.. Cela m'a paru durer longtemps et je me suis écarté. J'étais troublé. C'est parfaitement stupide mais j'étais réellement troublé. Je me suis demandé pourquoi elle ne se poussait pas. Elle n'était certainement pas troublée elle. Enfin, tout cela pour dire qu'un contact physique est déstabilisant. Cette jeune femme n'a certainement pas imaginé ce que ce contact répété pouvait générer en moi. Je précise que ce n est pas une séductrice, elle est très simple et plutôt du genre garçon manqué, sans manière. Mais elle a du charme.
Les femmes ne se rendent pas toujours compte du trouble que des situations ou des gestes semblant anodins génèrent en nous parfois...

Vive l'automne

Petite crève de rien mais épuisante. J'ai couru avec 3 jolies femmes dimanche et j ai "attrapé froid" en rentrant trempé, toujours en courant, jusqu'à chez moi. J ai couru devant bien sûr... Amusant de voir le regard des coureurs masculins que nous avons pu croiser. Très amusant.
Du coup, je ressens une grosse paresse pour écrire ou commenter sur ce blog. Nous sommes mercredi, encore 2 jours avant d atteindre le repos illusoire du week-end.
Si tout se passe bien, je ferai une.course en forêt dimanche. Je ferai ce que je.peux.pour courir devant. Mais comme c est une compétition, rien n est moins sûr...

Hier, nous avons commencé le traitement qui pourrait stabiliser l'évolution d'Alzheimer. Très décrié mais sans véritables risques. La tendance actuelle étant au déremboursement, il est difficile de savoir où est le vrai du faux.

mercredi 2 octobre 2013

Journée gagnante...

Je suis rentré de Paris et j'ai filé à l'entraînement de cap. Fatigué par la courte nuit et le trajet mais content de m'essouffler sur la piste.
Je suis juste passé rapidement à la maison pour mettre mon short et mon maillot et faire un sac avec de quoi me changer et prendre ma douche après la séance.
Nous avons donc couru, Il y avait aussi le club de coureurs de fond et des "coureuses", mais c est une autre histoire que je raconterai peut-être une autre fois (ah, le regard des femmes...).
J'étais trempé, le sport me donne chaud...
J'ai pris ma douche et je me suis habillé. Enfin, j'ai voulu m'habiller car j'avais oublié mon pantalon...
Il faisait nuit, je suis donc rentré en caleçon, car le short trempé n est pas idéal pour le siège de la voiture.
Un caleçon qui paraissait être un short de sport noir. Très décent. Tant mieux car je devais déposer une camarade du club.

J'ai eu ensuite mon amie au téléphone et je me demandais si j'allais lui raconter la mésaventure. Je ne me suis pas posé la question longtemps. J'avais oublié qu'aujourd'hui était la date de l'anniversaire de notre rencontre...

Inutile de préciser qu'il y a un certain froid qui c'est installé dans notre relation ce soir, pour une durée indéterminée...

Pourquoi les dates sont-elles si importantes pour les femmes.?

samedi 21 septembre 2013

pulsions

Des fois, on a des envies qui vous passent par la tête... La dure réalité des êtres sexués.
On serait presque prêt à oublier tous ses principes...
Enfin, je parle pour moi.

mercredi 18 septembre 2013

Courir devant, c'est mieux...

Je me suis enfui du bureau à 17h30 pour pouvoir être à 18h30 à l'entrainement de course à pied.
Il y avait deux nouveaux. Enfin, un nouveau et une nouvelle. Un très jolie nouvelle. Quel age peut-elle avoir ? Je ne sais pas. Moins jeune qu'elle n'y parait. Mais trop jeune sans doute. Non, en fait, c'est moi qui suis trop vieux. Et puis je ne suis pas célibataire. Mais cela ne l'empêche pas d'être très jolie.

C'est tout de même "douloureux" d'être trop vieux.

J'ai déjà parlé de cette tendance à trouver les femmes plus jeunes très belles. Attention, aucune intention de tenter quoi que ce soit pour en séduire une (à supposer que je puisse le faire). Et je sais détourner les yeux quand la jeune femme est vraiment jeune (moins de 30 ans pour être précis) pour ne pas laisser paraître mon trouble et ne pas la mettre mal à l'aise. Je ne suis pas un dragueur comme mon père qui n'a aucune gêne dans ce domaine. Il flatte tout ce qui porte jupon.

Je n'ai pas dit non plus que je ne trouvais pas séduisantes les femmes plus âgées. Mais, je ne peux m’empêcher de ressentir un petit pincement en voyant ces femmes "trop" jeunes. Bien sûr, quand je dis "trop jeune", on me parle de celles qui préfèrent les hommes plus "mûrs". Je réponds que je suis très classique (sans parler du fait que je ne suis pas célibataire...).

Je pense que tout cela fait partie d'un ensemble. Je ne suis pas en complète fin de course, il me reste des choses à vivre, à découvrir, mais il y en a aussi tellement qui sont définitivement inaccessibles.
C'est aussi "douloureux" de se l'avouer. Une grande partie de ma vie est derrière moi quoi qu'on en dise. Une autre partie - d'une durée inconnue - est devant.

J'ai aussi parlé de cette voix qui me dit parfois : "ce que tu ne fais pas aujourd'hui, tu ne le feras pas demain". C'est certain. Il y a bon nombre de domaines où il est facile de ne pas laisser passer les occasions. Il en est d'autres ou c'est bien plus difficile. C'est par exemple la cas des relations amoureuses ou même simplement charnelles. J'ai décidé d'être fidèle. Alors je le suis. ça ne veut pas dire que je ne suis pas séduit ou tenté ou même ému.

Ce qui me conduit à vouloir savoir si je suis potentiellement séduisant. Un autre de mes défauts. Étant donné que je ne peux pas "tenter ma chance", j'essaye de savoir si "j'aurais pu" gagner le cœur - ou le corps - de la dame.

Une histoire sans fin.

J'ai volé cette image sur un site pour illustrer l'article et l'émotion que peut susciter le fait de courir derrière une jolie sportive...


mercredi 21 août 2013

Je te tire ou tu m'aspires ? Une brève aventure...

J'ai roulé avec une jeune triathlète du club hier soir. Je l'ai "tiré" une petite partie du trajet. Et si j'avais été derrière elle, j'aurais été "aspiré".

Jolies expressions qui décrivent un phénomène d'aspiration que l'on ressent quand on est en vélo derrière une ou plusieurs personnes (généralement plusieurs personnes en peloton).
Je n'ai plus les valeurs en tête, mais ceux qui sont derrière les premiers fournissent jusqu'à 10% d'effort en moins tout en roulant à la même vitesse.

C'est ainsi qu'hier soir, j'ai "tiré" la jeune athlète quand il y avait un fort vent de face, mais que je n'ai pas à en rougir, elle non plus.

Ensuite, elle m'a "largué" à la course à pied. Tristesse.

Du coup, j'ai profité de la présence d'autres membres du club sur le parcours où nous étions, pour refaire une boucle à une vitesse qui convenait plus à mon état de fatigue et à mon âge.

Mais les hommes (la gente masculine) sont ainsi faits que quand l'un deux accélère, les autres se sentent obligés de suivre pour ne pas paraître moins bons. Un peu cette histoire de "qui pisse le plus loin" - désolé pour cette vulgarité - qui résume bien des comportements masculins. J'ai pu accélérer pour ne pas me sentir "humilier" une deuxième fois, je suis arrivé le premier, c'est rare,  et bien essoufflé.

jeudi 31 janvier 2013

Ephémère, épilogue

Je crois que je suis tombé 4 fois amoureux dans ma vie. Ces 4 femmes, jeunes femmes ou jeunes filles sont les premières auxquelles je pense quand je regarde ma vie amoureuse.

Évidemment, il y en a eu d'autres.
J'ai épousé l'une d'elle et nous sommes restés presque 20 ans ensemble. Je la respecte toujours. C'est le mère de mes enfants. Je ne regrette rien. Notre histoire a été belle mais elle est finie.

Une autre était "ma-dame" avec qui nous n'avons pas réussi à faire vivre notre "famille recomposée".

Il y a aussi une cette femme délicate dont je suis tombé amoureux fou. Ce n'était pas réciproque malheureusement et j'en garde toujours un pincement au cœur.

Et puis ce premier amour. J'étais un "absolute beginners".



Ephémère 4



"Quel âge avais-je ? 15 ans ? Moins je crois. Je ne sais plus. Elle avait de longs cheveux et habitait dans un château, oui, un vrai château, style renaissance. Son frère avait mon âge. Nous avions tous les deux une mobylette.

Elle me plaisait beaucoup.

Je ne sais plus non plus comment j’ai fait pour m’approcher et être accepté par ce groupe de jeunes filles dans lequel elle était.
 
Je me suis retrouvé dans des situations amusantes à fréquenter ces filles. Une fois je dormais chez elle, ses copines étaient là. Je dormais dans une chambre seul, elles dans une autre. Nous étions pudiques à cette époque.
Mais la paroi de séparation laissait passer les voix et j’entendais parfaitement leurs conversations. Et elles parlaient de leurs règles… Certaines devaient avoir 13 ou 14 ans et la chose devait être assez nouvelle. Mais il faut reconnaître que les filles parlent souvent de choses de filles quand elles sont entre elles. Plus tard, elles parlent de leur(s) accouchement(s). Les hommes n’ont pas de sujets similaires. Ils parlent de leurs « bitures », de leurs âneries en voiture, des filles « légères » ou « gourmandes » qu’ils ont connues, de leurs exploits sportifs parfois, de l'armée (mais ça c'était avant...).

Par une nuit étoilée – forcément - je me suis retrouvé avec elle, couché dans l’herbe. J’étais tétanisé. Je tenais sa main. Je ne sais même pas si je l’ai embrassé. Quand je pense à elle, je vois un peu de Jane Birkin jeune et de Joanna Shimkus. Elle était belle avec ses cheveux longs. Mince, avec des formes très discrètes. Je crois que nous sommes « sortis » ensemble 1 semaine".

mardi 29 janvier 2013

Ephémère 2



"La première fois que je l’ai vue, c’était sur une photo. Très élégante, très distinguée. Très  belle. Je ne m’attendais pas à une femme si belle.

La deuxième fois, elle portait une robe de soirée, noire. C’était l’été. La robe laissait apparaître ses épaules, son dos et la naissance de sa poitrine. Elle était maquillée sans excès, avec goût. C’était une femme de goût, j’allais m’en rendre compte en visitant son intérieur, plus tard.

J’avais un pantalon léger en toile, un polo et des mocassins. Peut-être aurais-je du mettre une tenue qui soit plus en adéquation avec l’image que je laissais paraître : un peu artiste sur les bords et motard. Je ne l’ai compris que plus tard.
Nous étions à la terrasse d’une petite ville. Les gens nous regardaient car nous avions un genre « habillé » différent des autres passants ou consommateurs.

Nous ne nous sommes vus qu’une trentaine de minutes. Le temps de nous observer discrètement. Elle s’était détournée de sa route vers une soirée « chic » pour me voir. Nous avions convenu d’un point milieu afin de vérifier si le charme opérait dans "la vraie vie".
A peine nous étions nous quittés que nous nous téléphonions pour échanger nos impressions et tomber d’accord sur le fait de nous revoir, sans hésitation.

Nous nous sommes vus chez moi. Ma maison était propre mais équipée de meubles dépareillés, sans charme. Très différent de son appartement.

Brune, fine, belle, habillée simplement d’une robe portefeuille noire – le noir lui allait parfaitement bien – elle était très désirable. Une longue fermeture à glissière fermait la robe dans le dos. Partir de sa nuque, descendre lentement, voir apparaître son soutien-gorge, arrivée sur ses reins, découvrir ses dessous soyeux.Comme voler des images.

Je ne sais pas comment nous avons réussi à calmer l’emballement de nos corps. Elle m’a dit « que vas-tu penser de moi ? Je ne suis normalement pas une fille qui couche le premier soir ». J’ai dû la rassurer en lui disant que nous n’avions pas « couché » et que céder au plaisir des sens était parfois normal.

Pendant les semaines qui ont suivi, elle s’est laissé caresser, jusqu’à l’extase. Elle m’a caressé ensuite, à chaque fois aussi, la tête posée sur ma hanche, m’observant d’une façon étrange, commentant comme si c’était la première fois qu’elle voyait un corps d’homme « exulter ».

Nous n’avons pas « couché ».
Nous n’avons jamais couché."

Ephémère



"Nous avons basculé sur le lit. Dans le mouvement, sa jupe en remontant a dévoilé ses jambes, longues et fines et lisses, et ses dessous sombres et sobres. Puis la jupe en retombant les a à nouveau masqué sans en effacer l’image, obsédante.

J’ai d’abord caressé son corps par-dessus ses vêtements. Mince et féminin. Un ventre plat, une taille fine et des hanches larges. Une poitrine petite mais ferme. Une peau douce à la base du cou. Des lèvres douces, fermes elles aussi, un souffle délicieusement chaud, comme un parfum d’intimité. Une nuque sensuelle que ma main épousait parfaitement, une fragrance agréable, doux mélange entre un parfum subtil et un shampoing discret.

Ses vêtements ont glissé, d’abord par en haut, dans un mouvement cambrant son corps, dessinant ses cotes et son buste délicat, puis par en bas, tout le long de ses jambes.

Sa peau était douce, terriblement douce. La caresser, l’embrasser, la sentir, la regarder, l'embrasser…

Pas d’urgence pour ôter les derniers masques de sa nudité. Maîtriser mon désir. Des caresses encore, à chaque fois plus pressantes, attisant nos désirs. Son corps frémissait, ondulait, le mien était tendu.

Enfin ce corps nu, révélé, qui éveillait des envies contraires, le regarder encore, le contempler encore, comme pour pouvoir le dessiner, le parcourir du bout des doigts encore, ou le saisir et le posséder.

Finalement, sans plus de notion de temps ni d’espace,  son corps, révélant son impatience, devint le seul horizon, le seul but. Se réunir, se lier, s’entremêler. Son plaisir, mon plaisir devaient aboutir, exploser, ensemble.

Garder un minimum de lucidité dans cette ivresse pour sentir sa jouissance monter, en détecter les signes, par son souffle, par les mouvements de son corps. Respirer pour dompter l'envie de jouir sans plus attendre. Et puis, certain de l’issu, sentant son corps se figer, ne plus rien contrôler, laisser  cette obsession m’envahir complètement, me replier dans un égoïsme complet jusqu’à l’ultime jouissance".