jeudi 15 novembre 2012

Couché médor !



Et voilà que le travail envahit à nouveau ma vie privée. Je ne souhaitais plus quitter le bureau après  18h00. Je l’ai quitté entre 19h00 et 20h00 tous les jours en commençant officiellement à 8h30. Je ne comptabilise le fait de commencer sur mon pc  de chez moi vers 6h30 et de ne le refermer que vers 23h00 en allant me coucher pour lire un peu. Car c’est ainsi, sans résistance de ma part, le travail envahit tout, occupe tout l’espace, comme un gaz. 

Rien d’exceptionnel dans cette situation. De nombreuses personnes vivent la même. La seule différence c’est que « moi », j’ai décidé que c’était fini. Je ne veux plus travailler 60hà 70h par semaine plus 4 ou 5h le dimanche. Fini. Trop stérile. A 48 ans, avec la perspective de « carrière » que j’ai, j’estime que c’est une perte de temps. J’ai « donné » longtemps. J’ai laissé passer plein de choses autour de moi sans en profiter, foutu en l’air deux foyers – même si je ne suis pas le seul à porter la responsabilité de ces échecs, j’en ai une très grande part, il faut être honnête – été trop peu disponibles et attentifs pour ceux que j’aime. Alors non, plus ça.

Dimanche je pars en déplacement vers 11h du matin. 8h de voiture, seul,  à faire avec des produits qui doivent être lundi matin chez un client. Pour différentes raisons  - des bonnes et des moins bonnes - ils ne pouvaient pas être expédiés. Retour lundi dans l’après-midi.

Le travail est une pieuvre. Il est important mais ne peut pas être tout, partout et tout le temps. Maudits soient les ordinateurs et téléphones portables…

Voilà, je suis en retard…

vendredi 9 novembre 2012

Ode à la putréfaction


C’est beau la France. Enfin c’était beau la France.  Je ne sais pas de quand date sa floraison, puis l’apparition de ses fruits, qui sont tous cueillis. Mais ce qui est certain c’est que c'est fini maintenant. Il faut dire que les équipes de jardiniers que l’on a connues ne valaient pas grand-chose. Pour s’en convaincre il suffit de regarder l’état du jardin. C’est mort, carrément désertique par endroit et pourri pour le reste. Pourri, mou, gluant et puant. En voie de putréfaction intense. Il n'y a que la vermine qui puisse s'y développer.

petits bobos


Otite et conjonctivite depuis le début de la semaine. Il est certain que les séances de piscine de mardi, mercredi et jeudi n’ont rien arrangé. Pour la conjonctivite je n’ai rien, par contre pour l’otite j’ai les gouttes qui avaient prescrites à mon père après notre passage aux urgences quand il s’était coincé un coton au fond de l’oreille. Pour l’instant pas très efficaces car j’ai un peu de mal à ouvrir la bouche, ce qui est assez nécessaire pour manger… La piscine n’est pas ouverte ce week-end. Courir et faire du vélo avec un bonnet sur la tête devraient être moins traumatisants.

Le temps passe trop vite pour que j’attende que ça passe sagement.
 
"Et c'est le temps qui court, qui court, qui nous rend sérieux"... et bien justement non !

mardi 6 novembre 2012

This is NOT the end...

Je sais, un parfum de déjà vu sur un autre blog. Merci d'ailleurs de ne pas avoir effacé cette vidéo à la propriétaire de la page.

J'ai écouté cette chanson pratiquement en boucle toute la journée (pas tout à fait cat j'étais au bureau). Elle me colle un bourdon terrible mais j'adore. Curieux comme certaines chansons peuvent vous toucher. Je vais donc l'écouter jusqu'à plus soif.
J'aime les cuivres puissants, la basse, le piano, la guitare...La voix aussi bien évidemment, les paroles et la mélodie.
Elle me donne le bourdon mais me donne aussi la pêche.
Un passage me donne la chair de poule, signe que j'apprécie vraiment. Et me donner la chair de poule n'est pas équivalent à me faire hérisser le poil... Ce qui est une bonne chose car le poil hérissé n'est pas discret et le poil n'a pas la cote, je ne reviens pas là-dessus (amusant cette phrase quand on a l'esprit mal tourné, mais je dois être le seul).


A part, James Bond, Adele, mes états d'âme sur le temps qui passe, mon sport, il y a aussi le calendrier de la garde des enfants à redéfinir. Comme pendant chaque vacances scolaires, nous avons fait du grand n'importe quoi. Et maintenant, il faut décider qui revient ici pour la reprise. C'est normalement le fils. Mais bien sûr, il ne veut pas. Il est chez moi depuis quelques jours, il a quitté les reproches de sa mère sur son inactivité et son obnubilation pour les jeux électroniques et ses petits cousins qui sont en vacances là-bas. Demain, je le réveille avant 9h30. Il sera peut-être fatigué le soir et se couchera plus tôt... Je vais au moins essayer de lui faire reprendre un rythme normal.


dimanche 4 novembre 2012

Cafet, box, pluie et nuit

Il faut que je me dépêche. Je vais aller me coucher. Demain matin je pars à 5h de la maison et je n’y reviendrai que vers 23h30. Déplacement en avion dans la journée, premier vol du matin et dernier vol le soir. J’adore. J’aime de plus en plus ce genre de conneries.

Je pense réellement à une reconversion. Pas en James Bond, je suis trop vieux. Un métier plus manuel. Pour tout dire je regarde les CAP. Un statut d’artisan. Je n’ai pas dit que c’était plus facile, certainement pas. Mais travailler pour une poignée d’actionnaires ma parait de plus en plus stupide. C’est pas ça la vie. Ça, ça n’a plus de sens. Le « travailleur » n’a aucune valeur. C’est un pion que l’on peut sacrifier sans complexe sur l’autel du profit. Ras le bol. On verra.

J’ai couru une heure dans la nuit sous une pluie battante. J’adore. Isolé sous ma casquette avec mes écouteurs, je suis bien. Silhouette inconnue qui glisse – parfois réellement sur les plaques d’égout – dans la nuit. Quelle satisfaction en arrivant aussi. Je suis resté 5 minutes à l’abri à contempler la pluie dans le halo des réverbères. Soulagé, apaisé, serein.

Un peu plus tôt dans la journée...
Je suis allé dans une cafétéria avec mon père. J’ai voulu payer. J’ai payé. En sortant, il tombait une grosse pluie. Elle est tombée toute la journée. J’ai donc dit à mon père de m’attendre pendant que j’allais chercher la voiture. Je suis monté en voiture, je me suis garé devant la porte de la cafétéria et la suite est évidente, il n’était plus là. Je n’écris pas ce que j’ai dit car c’était très vulgaire. J’ai regardé autour de moi, rien. J’ai démarré, avancé lentement et je l’ai vu à l’autre bout du parking parlant avec quelqu’un puis rebroussant chemin. La personne souriait. Son ami aussi. J’ai avancé et il m’a vu. Il a couru jusqu’à la voiture. J’aimerais parfois que ses capacités intellectuelles soient plus en rapport avec ses capacités physiques.

De retour à la maison, j’ai du débrancher la « box ». Enfin la « box de merde ». Il faut le faire parfois. C’est un vieux modèle qui marche à la vapeur que j’ai. L’opérateur veut que je paie pour la changer. Il peut continuer à se gratter et bientôt il pourra même récupérer son antiquité. Et après l’avoir débranchée, il faut la rebrancher. Et il faut que le boitier décodeur télé qui est à l’étage « s’appaire » avec la box qui est en bas. Mais il faut croire que ce n’était pas la période du rut pour la box et le décodeur car, rien à faire…

Il m'aura fallu 3h pour que ces deux là s’accouplent, enfin « s’appairent ». J’étais hors de moi. Entre temps, j’ai essayé de rebrancher une installation classique avec un boitier TNT sur une prise d’antenne. J’ai trimballé mon autre antiquité de télé qui doit faire 40kg d’une pièce à l’autre, d’un boitier de prise à l’autre, mais rien à faire.

Et mon père me donnait des conseils. Il ne l’a fait qu’un temps car quand ça a commencé à chauffer, quand box et décodeur ont failli profiter du jardin, il a compris qu’il valait mieux rester à l’écart.

Je devais initialement aller nager (j'y suis allé presque chaque soir cette semaine, c'est un autre endroit qui me défoule et m'appaise). Voilà pourquoi cette pluie et cette nuit étaient si agréables…


Demain je profite des passages dans les aéroports pour voir si les femmes regardent un non-James-bond de 48 ans…

samedi 3 novembre 2012

ciel d'automne...

J'ai vu le dernier 007 cet après-midi, "Skyfall", avec Daniel Craig.

Il est né en 1968. Nous avons 4 ans d'écart et 2 cm (A son avantage).

Sportif, musclé, c'est incontestable, certainement un régine draconien.

C'est amusant.

Et sans vouloir me vanter, je crois pouvoir dire en toute modestie... que je ne lui ressemble pas du tout ! Hahaha !

vendredi 2 novembre 2012

Pitoyable

Il est évident que je soufre d’un problème. Pourquoi ce besoin de savoir si je plais ? C’est ridicule. Pitoyable. Et pourtant incontrôlable. J’ai besoin de savoir.

En fait je ne comprends pas bien pourquoi.  J’essaye d’être honnête, de ne pas me mentir. Je vois des femmes et j’ai envie de savoir si je leur plais. Pourtant, je ne souhaite pas les séduire. Réellement. Pas envie d’une aventure avec elles. Juste envie de savoir si je leur plais. Et le « prestige » que j’en tirerai, la satisfaction que j’en éprouverai, sera proportionnelle à l’attirance que je ressens.
Est-ce cette difficulté manifeste à accepter de vieillir ? Car ce fait est établi. Je ne sais pas. Pas évident.
C’est donc l’image que les autres ont de moi qui compte. Pitoyable, c’est bien ce que je disais.

En plus, « savoir que je peux le faire» est plus important que « le faire ». Car je souhaite savoir si je plais mais pas avoir une aventure, même extrêmement brève.
C’est vraiment ridicule.

La vie m’a appris qu’il ne suffisait pas de refuser la réalité pour la faire disparaître. Il ne suffit pas de nier non plus. Seule la réflexion permet de résoudre les conflits.

 3 jours de suite que je nage 1h30. Je pars à la fermeture. Ce soir, comme cela arrive parfois, comme cela est arrivé il y a peu, je me suis retrouvé avec  une belle naïade. Je faisais des exercices, nager le crawl avec les poings, nager comme au waterpolo, faire du rétro pédalage, etc. ça se remarque. Je pense qu’elle – qui manifestement était une vraie nageuse et s’entrainait aussi – l’a remarqué. C’est sans doute ce qui explique qu’elle m’ait souri plusieurs fois. Mais inconsciemment, j’ai pensé « est-ce que je lui plais » ?
Je ne sais pas. J’ai une conscience très précise de l’aspect éphémère de mon existence. Je sais très bien que ce que je ne fais pas maintenant, je ne le ferai certainement jamais plus.

Je n’imaginais pas que le cap de la cinquantaine serait si dur à passer. Tout est relatif. C’est cette impression d’avoir gaspillé, dilapidé un capital précieux.

 Et bien que je ne sois jamais monté sur un plateau…
« Quand je serai K.O.,
Descendu des plateaux de phono,
Poussé en bas
Par des plus beaux, des plus forts que moi,
Est-ce que tu m'aimeras encore
Dans cette petite mort? »


 « Give me your answer, fill in a form
Mine for evermore
Will you still need me, will you still feed me,
When I'm sixty-four”.