jeudi 10 décembre 2009

Fuites, fuite.

Pas beaucoup de nouvelles car l’ambiance est assez terne, comme le temps.

Nous nous retrouvons dans le même bateau – la maison – sans plus être convaincus d’avoir fait le bon choix. La nostalgie de la période où nous étions seuls avec nos enfants nous envahit.
Le ciment, ce n’est plus l’amour, c’est la maison. La complexité d’une vente et d’une recherche d’un autre logement nous maintient au même endroit
Nous n’arrivons pas à nous faire aux enfants de l’autre, nous n’arrivons pas à nous faire à l’éducation des enfants de l’autre.

Les sujets de discorde se multiplient, le navire prend l’eau.

Certes, nous nous aimons. Mais nous ne nous aimons pas dans notre rôle de parents, chacun des siens. Il est impossible de faire abstraction de la relation que l’autre a avec ses enfants. Il est impossible de ne pas surveiller que nos propres enfants ne soient pas lésés par rapport à ceux de l’autre. Il est difficile d’être juste car on ne trouve pas l’autre juste. J’aime la femme, pas la mère, pas la belle-mère. Elle aime l’homme, pas le père, pas le beau-père.

Il resterait tant d’années à passer ainsi que la tâche semble impossible. Comment trouver la patience, le courage ?

Et que faire ? Prendre le large et fuir plus loin ? Et mes enfants ? Ils ne peuvent pas me suivre, enfin pas les plus jeunes.
Vendre ? Emprunter encore ? Je ne sais pas. Il faut que je décide.

2 commentaires:

  1. Soupiiiiiiir... Des remugles identiques chez nous parfois... mais je me dis/nous nous disons que nous n'allons pas être parents cohabitants de nos enfants encore logntemps... nos "petits" sont destinés à mener leur vie propre bientôt. Il y a bien un moment (10 ans..?) où nous profiterons de noter couple et rien que de lui... L'avantage chez nous est que nos enfants s'entendent tous bien entre eux... ça aide à la convivialité. C'est juste que nous adultes avons parfois du mal avec les enfants de l'autre. Et vice-versa. ça ne se raisonne pas, c'est comme ça. On fait avec les (petites) frustrations, injustices (ou ce que l'on voit comme telles), on ronge son frein parce qu'on aime l'autre.
    Tenez bon...

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