Je suis pudique. Je ne raconterai pas ce qui c’est passé il y a une semaine. Mais j’ai eu très peur. J’ai pensé revenir car c’était en France et concernait un de mes enfants. Tout va mieux. Cet enfant m’a dit de ne pas revenir, sa mère m’a dit de ne pas revenir, ses frères et sœurs m’ont dit de ne pas revenir mais ma conscience me disait de revenir. Le week-end qui suivra mon retour, je partirai avec mes deux grandes. Nous serons tous les trois pour prendre le temps de nous retrouver, de passer du temps rien qu’entre nous, au bord de la mer.
Je ne suis pas rentré et je me sentirai toujours coupable. Le retour coûtait 1500 dollars et les billets actuels étaient perdus ainsi que tous les frais déjà engagés.
Et si j’étais rentré, cela aurait été quelqu’un d’autre qui se serait senti coupable.
En attendant c’est moi.
Je rentre un dimanche. Ma-dame et moi essayons de faire en sorte d’avoir la soirée de dimanche rien que pour nous car la semaine nous aurons nos enfants et le week-end suivant je ne serai pas là. Comme je passe un week-end avec les grands, il faudra que je fasse quelque chose avec les plus jeunes. Mais ce ne sera pas forcément un week-end car il est convenu que nous vivons plus ou moins ensemble (à peu près une semaine sur deux en théorie). Et ma-dame ? Quand passerons-nous en week-end ensemble hors de nos murs ?
Comment tout concilier ?
Je ne peux pas négliger mon travail non plus. Il nous fait vivre et de nos jours les erreurs et les manquements coûtent chers. Il n’y a pas de deuxième chance.
Ce qui compte le plus ce sont mes enfants. Il n’y a rien de plus précieux à mes yeux. Mais ma vie n’est pas faite que de mes enfants.
J’ai eu l’occasion de l’écrire plusieurs fois mais l’adage « loin des yeux loin du cœur » est une connerie. « Loin des yeux, reste l’essentiel près du coeur».
Ayant renoncé de façon salutaire à faire en sorte que la sauce recomposée prenne, je vais m’atteler à partager des moments de grandes qualités avec ceux que j’aime, mais séparément.
Il y a eu la création d'une famille, puis un divorce, du "papillonnage", une famille recomposée et une nouvelle séparation. Et maintenant ? "Et comme les autres entre deux âges, J'ai perdu mon livre d'images, Alors... commença le passé"
mardi 14 septembre 2010
Déplacement, jour 14 : Epurer
dimanche 5 septembre 2010
Déplacement, jour 6
Le plus chiant, c’est de manger tout seul au restaurant.
Mais il y a pire, nous sommes d’accord.
Manque de bol, week-end de 3 jours pour les indigènes. Ça me laissera du temps pour lire mes messages et mettre à jour mes dossiers.
Ma petite tribu vit loin de moi. Fiston est rentré au lycée et est bien content. A l’occasion d’un professeur absent (FD, on est d’accord ? Ce n’est que le deuxième jour de cours, ils sont 33 ou 35, je ne sais plus et il manque déjà un prof. C’est bancale l’éducation nationale, on est d’accord ? Le pays va mal, on ne m’enlèvera pas ça de l’idée. Normalement on devrait investir pour les générations futures...), il a pu sortir et se balader avec ses potes en ville (la ville, pas le village. Le collège est au village mais le lycée et à la ville). Je sens qu’il va se sentir pousser des ailes le petit gars. Va falloir surveiller.
******************
J’ai cru que c’était du poivre. Alors comme j’aime le poivre, j’en ai mis en bonne quantité et partout. En fait c’était du piment… Maintenant, j’ai soif. Curieux, non ?
*******************
Il y des machines et des sèche-linges à l’hôtel. C’est bien parce qu’il n’y a pas de service de lingerie pendant le week-end (c’est vrai, partout, la qualité se perd….). Et comme il y a aussi une table à repasser et un fer dans la chambre (en plus du frigo de la télé et du micro-ondes), je vais pouvoir m’occuper dimanche…
********************
La clim n’est pas ce qu’il y a de plus récent dans la chambre. Elle tourne en permanence. Et elle n’est pas discrète du tout, c’est le moins que l’on puisse dire. J’ai des bouchons d’oreille, comme pendant les vacances. Le seul problème c’est d’arriver à entendre le réveil…
Mais il y a pire, nous sommes d’accord.
Manque de bol, week-end de 3 jours pour les indigènes. Ça me laissera du temps pour lire mes messages et mettre à jour mes dossiers.
Ma petite tribu vit loin de moi. Fiston est rentré au lycée et est bien content. A l’occasion d’un professeur absent (FD, on est d’accord ? Ce n’est que le deuxième jour de cours, ils sont 33 ou 35, je ne sais plus et il manque déjà un prof. C’est bancale l’éducation nationale, on est d’accord ? Le pays va mal, on ne m’enlèvera pas ça de l’idée. Normalement on devrait investir pour les générations futures...), il a pu sortir et se balader avec ses potes en ville (la ville, pas le village. Le collège est au village mais le lycée et à la ville). Je sens qu’il va se sentir pousser des ailes le petit gars. Va falloir surveiller.
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J’ai cru que c’était du poivre. Alors comme j’aime le poivre, j’en ai mis en bonne quantité et partout. En fait c’était du piment… Maintenant, j’ai soif. Curieux, non ?
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Il y des machines et des sèche-linges à l’hôtel. C’est bien parce qu’il n’y a pas de service de lingerie pendant le week-end (c’est vrai, partout, la qualité se perd….). Et comme il y a aussi une table à repasser et un fer dans la chambre (en plus du frigo de la télé et du micro-ondes), je vais pouvoir m’occuper dimanche…
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La clim n’est pas ce qu’il y a de plus récent dans la chambre. Elle tourne en permanence. Et elle n’est pas discrète du tout, c’est le moins que l’on puisse dire. J’ai des bouchons d’oreille, comme pendant les vacances. Le seul problème c’est d’arriver à entendre le réveil…
vendredi 3 septembre 2010
Déplacement, jour 5
37°C...
mercredi 1 septembre 2010
Déplacement, jour 2
Deuxième jour.
Seulement 2 avions pour venir ici, pratique.
Je suis passé par Roissy, c'est vraiment minable comme aéroport et comme organisation. Le bus qui devait nous déposer à l'aérogare est resté bloqué à cause du "merdier" qu'il y avait sur la voie d'accès. Indigne d'un aéroport international. A l'arrivée ici, tout était propre, bien indiqué. L'agent de l'émigration parlait un français parfait, sans le moindre accent. Impressionnant et peu commun !
Il fait plus de 30°, ciel bleu, un vrai bonheur. Manque la mer. Suffisamment de fenêtres dans les salles de réunion pour deviner la chaleur : la couleur du ciel, les ondulations autour des voitures et des surfaces exposées au soleil.
Je me suis levé à 5h00 et j'ai couru pendant 45 minutes, dehors, ce qui n'est pas commun ici. A 6h00 il faisait encore bien nuit. Une indigène qui venait aussi de courir m'a demandé si je revenais de l’extérieur ? A ma réponse positive elle m'a dit que c'était trop humide pour elle. J'ai dit que je comprenais et mon hochement de tête a décroché des gouttes de sueur qui ruisselaient sur mon visage (et sur le reste du corps mais ça, ça ne se voyait pas !), ce qui était comme un double acquiescement.
J'aime me retrouver seul. J'ai besoin de passer du temps seul, de prendre du recul. Ce calme me fait du bien. L’homme descend du singe mais je dois avoir des origines d’ursidés.
Ma-dame et moi avions tout de même le cœur un peu lourd de nous séparer pour 3 semaines. Mais je ne suis pas parti pour 6 mois non plus, cela reste très acceptable. Le manque de l’autre renforce aussi l’amour que l’on éprouve pour lui. Du moins, il en fait prendre plus facilement conscience.
Quant à mes enfants, à par ma plus jeune fille, je crois bien que je pourrais vivre à l’étranger : ils ont grandi et s’éloignent. Ils s’éloignent normalement, sans heurts, grandissent, acquièrent plus d’autonomie de jour en jour. C’est ainsi.
J’ai faim. Avec le décalage horaire, au début, on a faim n’importe quand. Et puis, pour les hommes, on a un rasage difficile. C’est comme se raser au milieu de la journée, la barbe est plus dure. Ce n’est pas bien scientifique mais c’est un fait. Se raser le matin ou dans l’après-midi n’est pas pareil. Je ne sais pas si c’est pareil pour les jambes des femmes. Il faudra que je demande !!
Seulement 2 avions pour venir ici, pratique.
Je suis passé par Roissy, c'est vraiment minable comme aéroport et comme organisation. Le bus qui devait nous déposer à l'aérogare est resté bloqué à cause du "merdier" qu'il y avait sur la voie d'accès. Indigne d'un aéroport international. A l'arrivée ici, tout était propre, bien indiqué. L'agent de l'émigration parlait un français parfait, sans le moindre accent. Impressionnant et peu commun !
Il fait plus de 30°, ciel bleu, un vrai bonheur. Manque la mer. Suffisamment de fenêtres dans les salles de réunion pour deviner la chaleur : la couleur du ciel, les ondulations autour des voitures et des surfaces exposées au soleil.
Je me suis levé à 5h00 et j'ai couru pendant 45 minutes, dehors, ce qui n'est pas commun ici. A 6h00 il faisait encore bien nuit. Une indigène qui venait aussi de courir m'a demandé si je revenais de l’extérieur ? A ma réponse positive elle m'a dit que c'était trop humide pour elle. J'ai dit que je comprenais et mon hochement de tête a décroché des gouttes de sueur qui ruisselaient sur mon visage (et sur le reste du corps mais ça, ça ne se voyait pas !), ce qui était comme un double acquiescement.
J'aime me retrouver seul. J'ai besoin de passer du temps seul, de prendre du recul. Ce calme me fait du bien. L’homme descend du singe mais je dois avoir des origines d’ursidés.
Ma-dame et moi avions tout de même le cœur un peu lourd de nous séparer pour 3 semaines. Mais je ne suis pas parti pour 6 mois non plus, cela reste très acceptable. Le manque de l’autre renforce aussi l’amour que l’on éprouve pour lui. Du moins, il en fait prendre plus facilement conscience.
Quant à mes enfants, à par ma plus jeune fille, je crois bien que je pourrais vivre à l’étranger : ils ont grandi et s’éloignent. Ils s’éloignent normalement, sans heurts, grandissent, acquièrent plus d’autonomie de jour en jour. C’est ainsi.
J’ai faim. Avec le décalage horaire, au début, on a faim n’importe quand. Et puis, pour les hommes, on a un rasage difficile. C’est comme se raser au milieu de la journée, la barbe est plus dure. Ce n’est pas bien scientifique mais c’est un fait. Se raser le matin ou dans l’après-midi n’est pas pareil. Je ne sais pas si c’est pareil pour les jambes des femmes. Il faudra que je demande !!
mercredi 25 août 2010
Le portable sur les genoux
Quand je me suis lavé les mains et que le jet d’eau a atterri sur ma braguette, j’ai immédiatement pensé au sketch de Mr. Bean…
J’ai ensuite rejoint discrètement mon bureau en essayant de ne croiser personne.
Au bout de 15 minutes, la trace mouillée mal placée était toujours parfaitement bien visible et avait même grossi.
Alors j’ai réfléchi.
Que reproché-je à mon ordinateur portable ? De trop chauffer !!! Après 5 minutes sur mes genoux, mon pantalon était sec et mon « honneur » sauf !
Quand vous verrez un homme avec son portable sur les genoux, vous penserez à cette histoire !
J’ai ensuite rejoint discrètement mon bureau en essayant de ne croiser personne.
Au bout de 15 minutes, la trace mouillée mal placée était toujours parfaitement bien visible et avait même grossi.
Alors j’ai réfléchi.
Que reproché-je à mon ordinateur portable ? De trop chauffer !!! Après 5 minutes sur mes genoux, mon pantalon était sec et mon « honneur » sauf !
Quand vous verrez un homme avec son portable sur les genoux, vous penserez à cette histoire !
lundi 23 août 2010
De retour pour repartir
Bien.
A venir très très prochainement : 3 semaines de déplacement sans repasser par la case départ.
Cela me va parfaitement bien !
A venir très très prochainement : 3 semaines de déplacement sans repasser par la case départ.
Cela me va parfaitement bien !
dimanche 22 août 2010
RENDEZ-VOUS
Un peu plus tôt dans la journée.
Ma-fille-ado : Papa, tu pourras me déposer à la mairie ? J’ai rendez-vous avec des copains.
Moi : D’accord. Il y a qui ?
Ma-fille-ado : Océane, Denis et Adrien.
Pendant le repas.
Moi : C’est à quelle heure ton rendez-vous ?
Ma-fille-ado : A 14h30.
Moi : Mais vous ne resterez pas vers la mairie, le quartier n’est pas terrible.
Ma-fille-ado : T’inquiète, on ira chez Océane. Mais Denis et Adrien ne peuvent pas venir.
Moi (au bout de quelques minutes) : Océane a déménagé ?
Ma-fille-ado : Mais non, c’est pas Océane Avispado, c’est Océane Garcimor.
Moi : Ah ? Et c’est qui Océane Garcimor ? Elle est au collège ?
Ma-fille-ado : Euh non… C’est une copine de copains de facebook.
Moi : Mais tu l’as déjà vu ?
Ma-fille-ado : … non…
Moi : Attends, tu es en train de me dire que tu veux aller seule chez une fille de que tu n’as jamais vue, c’est bien ça ?
Ma-fille-ado (la tête basse,réalisant - j'espère - l'énormité de la chose): ...
Moi : Je crois que tu peux trouver un autre programme pour l’après-midi, on est d’accord ? Mais tu peux lui demander de venir si tu veux…
Suivi un petit couplet sur les risques d’Internet, etc, etc…
Nous étions d’accord. Et la copine n’est pas venue à la maison. Mais je ne sais pas si on lui a proposé de venir chez nous…
Ma-fille-ado : Papa, tu pourras me déposer à la mairie ? J’ai rendez-vous avec des copains.
Moi : D’accord. Il y a qui ?
Ma-fille-ado : Océane, Denis et Adrien.
Pendant le repas.
Moi : C’est à quelle heure ton rendez-vous ?
Ma-fille-ado : A 14h30.
Moi : Mais vous ne resterez pas vers la mairie, le quartier n’est pas terrible.
Ma-fille-ado : T’inquiète, on ira chez Océane. Mais Denis et Adrien ne peuvent pas venir.
Moi (au bout de quelques minutes) : Océane a déménagé ?
Ma-fille-ado : Mais non, c’est pas Océane Avispado, c’est Océane Garcimor.
Moi : Ah ? Et c’est qui Océane Garcimor ? Elle est au collège ?
Ma-fille-ado : Euh non… C’est une copine de copains de facebook.
Moi : Mais tu l’as déjà vu ?
Ma-fille-ado : … non…
Moi : Attends, tu es en train de me dire que tu veux aller seule chez une fille de que tu n’as jamais vue, c’est bien ça ?
Ma-fille-ado (la tête basse,réalisant - j'espère - l'énormité de la chose): ...
Moi : Je crois que tu peux trouver un autre programme pour l’après-midi, on est d’accord ? Mais tu peux lui demander de venir si tu veux…
Suivi un petit couplet sur les risques d’Internet, etc, etc…
Nous étions d’accord. Et la copine n’est pas venue à la maison. Mais je ne sais pas si on lui a proposé de venir chez nous…
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