Le train des vacances arrive à destination finale. On en débarque avec tout un bazar d’images, d’odeurs, d’impressions, de pensées, de futurs souvenirs…
Pas assez de temps avec mes enfants. Je n’ai jamais passé aussi peu de temps avec eux depuis « la séparation ». Ils grandissent. Notre semaine à l’ouest à côté de mes ex-beaux parents, belles sœurs et beaux frères était certes agréable, mais elle ne nous a pas permis de nous retrouver père et enfants seuls. Les enfants en ont-ils soufferts ? Je ne pense pas. La présence des cousins et cousines les a contentée largement. C’est bien normal. Je devais être pareil au même âge. C’est avec plaisir que j’ai revu mon ex belle famille. Des gens biens. Ma famille même si sur le papier il en est différemment.
Je me souviens de la brume sur l’océan le matin très tôt, de la fraicheur de l’eau, des bonbons et gâteaux dont nous avons abusés, de la chasse aux « bêtes » dans la location, de ce ciel qui change plus vite qu’on ne peut le décrire, de notre retour vers le nid temporaire une nuit, à pied, sous la pluie, le long du port et de la plage.
Mais que la route est longue, près de 900 km. Et le ménage en partant. Que de contraintes pour une modeste semaine.
Et puis, la semaine suivante, il y eut les retrouvailles, 22 ans plus tard. Mon amie, ma chère amie, celle qui vient d’un temps ou ma mère était encore de ce monde, d’un temps où j’avais l’âge de mon fils et essayais d’apprendre la langue de Shakespeare en embrassant les suédoises et les françaises (les progrès furent minces pour l’apprentissage de la langue avec ces dernières… je parle de la pratique de la langue locale, pas des mouvements de l'organe sensoriel…). Nous avons vieillis, pris des rides et des coups, mais nous retrouver dans cette vieille ferme, identique à peu de choses près à ce qu’elle était 30 ans plus tôt – 30 ans ! –était une parenthèse dans le temps, il était comme suspendu. Le ciel, le mouvement des feuilles, les pierres, c’étaient comme un rêve. Un songe les yeux ouverts. Et puis cette semaine s’est terminée aussi. Adieu scolopendres et scorpions, vous je vous avais oublié mais je ne vous regrette pas !
J’ai voulu les adieux très courts, brefs, presque impolis. C’était mieux ainsi.
Et puis d’autres choses. Une autre fois sans doute, je raconterai.
Il y a eu la création d'une famille, puis un divorce, du "papillonnage", une famille recomposée et une nouvelle séparation. Et maintenant ? "Et comme les autres entre deux âges, J'ai perdu mon livre d'images, Alors... commença le passé"
mardi 16 août 2011
lundi 8 août 2011
Ciel bas
Je « repars » tout à l’heure. Je vais passer quelques jours chez une amie. Une de ses camarades sera elle aussi là avec 2 de ses filles. La mienne, qui devait initialement m’accompagner, restera finalement chez sa mère. Elle y verra son parrain. Elle s’ennuiera moins qu’avec moi. Les prochains jours seront calmes. La proposition vient de moi après discussion sincère avec la demoiselle.
Je prends mon bazar – une guitare, de quoi dessiner – et ce sera une chance si je n’oublie rien car… rien n’est prêt. Je trimballe mes béquilles en quelque sorte.
Mes états d’âmes me fatiguent. Ce spleen d’enfant gâté est à la limite de l’indécence. Et c’est bien pour cela que ce blog existe aussi. Je crois que j’aurais honte d’étaler ainsi mon ennui et mes lamentations lors de conversations. Ici, je n’impose rien. Celui qui passe le fait de son plein gré. Ce constat de « je n’ai pas à me plaindre mais je le fais » m’est désagréable.
Et c’est très amusant - c’est une expression - car je refoule une idée. Du moins je le « sens ». Curieuse mécanique cérébrale qui fait que l’on ne veut pas écouter la conclusion d’un raisonnement que nous avons conduit presque « indépendamment » de notre volonté, je veux dire par là sans l’avoir voulu de façon consciente. Je sais cette idée « derrière la porte » mais je ne veux pas « ouvrir la porte ». Et cette hyperactivité sociale – parler avec n’importe qui, croiser du monde – est une substitution. Dangereuse car elle est dans un domaine trop proche de la cause du mal-être. Combler un manque affectif en croisant beaucoup de monde est un peu dangereux. Une image stupide serait d’étaler des bouteilles pleines devant un alcoolique en sevrage… C’est jouer avec le feu. L’image vaut se qu’elle vaut.
Mais les vacances seront bientôt finies. Aucune envie de cela, j’en éprouverais presque une crainte, car je n’attends rien de véritablement positif de cette rentrée. J’imagine des jours gris et la présence lancinante de mes questionnements stériles.
Je vais aller me raser – au sens propre cette fois – car avec cette barbe de plus d’une semaine, je vais faire peur aux enfants !
vendredi 5 août 2011
Echo
C’est tout de même une drôle d’impression de solitude. J’ai hâte de rentrer. Cela ne changera pas grand-chose mais je pourrai travestir mon ennui avec des sorties.
Cette impression de solitude est obsédante. Je voudrais des messages, des signes à donner et recevoir, de l’affection à échanger sous forme électronique quand la distance est trop grande. Je voudrais parler de « nous deux » avec l’autre. Cette grisaille n’arrange rien.
Déjà une semaine de vacances écoulée. Je devrais être heureux, content de partager des moments avec mes enfants, de ne pas avoir à aller au bureau, de pouvoir laisser les messages s’accumuler sur ma messagerie pro sans y répondre. Cet un exercice à priori trop difficile. Cette sensation de vide est réellement obsédante.
Pourtant, je n’ai pas l’intention de quitter ma-dame. Je souffre de son manque d’expansion. Comment peut-on ne pas vouloir changer une situation qui vous fait souffrir ? Cela dépasse mon côté rationnel. Alors je me pose des questions, toujours les mêmes. Par exemple, est-ce l’amour ou la peur de me retrouver vraiment seul qui me fait accepter la situation ?
Je crois que c’est assez compliqué car une personne est aussi liée à un environnement. Il y a des personnes, des lieux qui font partie de ce que l’on partage avec elle. Généralement, lors d’une rupture, on perd la personne et un pan plus ou moins important de notre vie. On perd des amis, sa famille, les lieux auxquels elle est associée.
Je n’ai pas la réponse. Je vois juste le temps qui passe, la fin des vacances, de ce moment que j’imaginais être un répit, arriver et je réalise qu’il me faut du bruit et des activités comme des écrans de fumée pour ne pas sentir cet isolement.
mercredi 3 août 2011
Océan
Curieuse relation que celle que nous avons avec ma-dame. Nous ne passerons pas nos vacances ensemble, pas un seul jour. Pourtant, je lui reste fidèle même si je dois parfois me ressaisir.
Je suis en vacances au bord de l’océan avec trois de mes enfants. Finalement le fiston est avec moi, ou presque… Il a troqué sa place contre celle d’une de ses cousines qui a l’âge de ma plus jeune fille pour rester avec ses cousins. C’est humain…
Je suis donc entouré de grande-majeure, miss ado chipie et de sa cousine.
L’océan est frais, très frais, mais comme j’aime nager, je prends sur moi ! Nager est un régal, même si l’eau froide donne des crampes.
J’avais sympathisé avec une femme du site de sortie que je fréquente. Je l’ai peut-être mentionné mais ma-dame n’aime pas la moto et je souhaite trouver une passagère occasionnelle. Nous avons échangé des messages via le site, puis des sms. Et puis, grosse déconvenue ! Elle pensait que j’étais célibataire… J’aurais pu mentir, mais je ne l’ai pas fait. Je reste convaincu que c’est mieux ainsi même si du coup, nos échanges ont cessé.
Un jour je serai malhonnête, pour voir… J’entends déjà les commentaires…
A part ça ?
mardi 26 juillet 2011
Mon père est à la maison. Je suis allé le chercher samedi à contre courant et contre temps des départs et retours. Très bien roulé, 8h30 de voiture pour 860 km, sans fatigue. La musique à tue tête à l’aller.
Je l’ai trouvé amaigri mon petit papa. Pourtant il semble manger correctement car il prend ses repas à l’extérieur à midi.
Mes deux grandes majeures sont venues pour rester avec nous. Nous sommes mêmes aller au restaurant dimanche soir avec ma-dame. Tout c’est bien passé, pas de scandales, pas de cris, pas de remarques désobligeantes. Nous avons un petit bout de passé commun.
Grande majeure va faire son master sur la côte méditerranéenne. J’en fais des insomnies. Il sera impossible de passer la voir ou la chercher en cas de coup de blues.
Il faut voir le côté positif, elle fait quelque chose, va se poser dans un coin agréable (si l’on aime le soleil et la mer).
Il faudra apprendre à donc vivre avec cette boule au ventre et ne pas l’envahir et s’inquiéter pour rien. Illusoire.
Je redépose mon père samedi. Grande majeure sera avec moi. Ensuite, nous continuerons à rouler vers l’ouest, jusqu’à l’océan.
Libellés :
Envol du nid,
Etats d'âme,
Mon père
dimanche 17 juillet 2011
"ça file un coup"
Hier, j'ai déposé la plus jeune près de la piscine, elle allait dire au revoir à son petit copain avant de partir en vacances avec sa mère...
Avant cela, j'avais déposé le fils chez sa copine... pour lui dire au revoir aussi.
Quand je suis rentré tout seul... je me suis dit que le temps passe vraiment trop vite !!
Premiers émois pour la dernière, premiers amours pour le fiston !
Je me souhaite une bonne nuit... !
Avant cela, j'avais déposé le fils chez sa copine... pour lui dire au revoir aussi.
Quand je suis rentré tout seul... je me suis dit que le temps passe vraiment trop vite !!
Premiers émois pour la dernière, premiers amours pour le fiston !
Je me souhaite une bonne nuit... !
dimanche 10 juillet 2011
Du rythme
Non pas une vie de patachon.
Mardi soir dernier, sortie avec des gens que je ne connaissais. Petit groupe sympathique de 8 personnes, nous avons pris un verre et mangé ensemble. Dans le groupe, une femme que j’avais croisé sur M..tic il y a quelques années. Amusant. A peine 5 heures de sommeil mais ce fait du bien.
Jeudi soir, pot surprise chez un collègue parti en retraite il y a peu.
Vendredi soir, concert avec une amie et une de ses copines. Nous sommes rentrés vers 4h du matin, je suis arrivé chez moi à 11h00… Le temps de prendre une douche manger, faire quelques courses, préparer une salade et dormir une heure, je suis reparti – avec ma salade – à un repas où je ne connaissais qu’une personne sur 8.
Demain, repas chez les parents de ma-dame (repas dit « de famille »). Le soir, je vais me faire une soirée seul tranquille.
Lundi, sans doute une autre sortie, si j'ai le courage de l'organiser !
Pas une vie de patachon mais une vie bien remplie en ce moment…
Mes enfants ? Ils vont bien. Je les croise.
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