mardi 22 juin 2010

Le grand capital

La crise de la cinquantaine avant l’âge ou la crise de la quarantaine sur le tard ? Je ne sais pas.
Je me suis fait la réflexion suivante (ce qui prouve un esprit perturbé en ce moment) : la meilleure façon de léguer un capital financier optimal à mes enfants (la capital financier n’est pas tout en ce bas monde… mais il aide à vivre), serait de mourir sous peu !

Si je vais jusqu’à la retraite sans encombre, j’aurais alors besoin d’une partie de ce capital pour vivre : je ne pourrai pas tout transmettre.
Si je rencontre des problèmes - comme le chômage par exemple – j’entamerai le capital pour vivre : je ne pourrai pas tout transmettre.
Si je meurs « accidentellement » avant, le capital sera intact et le prêt en cours pour la « nouvelle » maison sera payé. Bingo.

Drôle de monde dans lequel il vaut mieux mourir si l’on veut transmettre le maximum de biens matériels à sa descendance.
Certes, mes enfants seraient tristes, comme je l’ai été quand ma mère est morte. Mais je suis toujours là.
Certes, ma-dame serait triste – c’est un peu prétentieux de ma part de le penser - et il lui faudrait en plus vendre la maison. Mais elle ne serait pas la première à devoir refaire sa vie après un décès.

Mais pourquoi mes enfants auraient-ils besoin d’un capital financier « optimal » ? Franchement, la question vaut-elle ma peine d’être posée ? De mauvais choix en mensonges et détournements, notre économie, nos pays du grand capital, courent à leur perte.
Le bateau prend l’eau et les voyageurs de deuxième – ceux qui sont juste bons à payer des impôts –et troisième classes - ceux qui ne peuvent pas payer d’impôts mais doivent être « aidés » - vont sombrer avec lui.

Effectivement, je n’y crois plus.


P.S. : Et si je dis que je repasse bientôt pour vous répondre, vous me croyez ?

samedi 29 mai 2010

La routine

J’ai voulu faire économiser un peu d’argent à ma société. J’ai voyagé avec « JetFacile ». Feuille de route : La capitale « locale » -proche de mon domicile - vers Bordeaux en avion puis Bordeaux l’Espagne en voiture (350 km). Coût du trajet voiture incluse : 270€.
La solution compagnie « high-cost » - l’opposé de low-cost, on est d’accord – revient à 950 – 1100€.
Sur le papier, grosse économie et le téléphone occuperait sans problème les 2 x 350 km de voiture (téléphone main libre sur haut-parleurs, c’est légal, j’aime ce qui est légal).

Départ le mercredi soir. Aïe, ça commence mal. 1h30 de retard. Changement d’avion car le notre est en panne. Et nous avons de la chance car comme le vol d’à côté a moins de passagers, c’est le leur qui est simplement annulé et nous prenons leur avion, le temps de virer leurs bagages de la soute et d’y mettre les notres . Calcul purement économique. En supprimant l’autre vol, il y a moins de remboursements à effectuer qu’avec le notre. Sympathiques passagers du vol d’à côté, plantés dans l’aéroport à 22h00 sans vol avant le lendemain. J’aime bien les passagers des vols d’à côté : on ne voyage pas avec eux.

Mais les 1h30 de retard au départ me conduisent à arriver à l’hôtel à Bordeaux vers minuit. Et comme je dois repartir à 5h00 le lendemain, les 4h00 de sommeil paraissent courtes.

Mais j’aime mon travail, j’aime mon Président, j’aime les syndicats, j’aime l’opposition, la pluie, les camions, les péages… j’aime tout et c’est donc dans la bonne humeur que je me suis levé pour aller à mon rendez-vous.

Clients sympas, collègues locaux sympas, restaurateurs sympas à midi, etc, etc – j’aime tout – et en fin d’après-midi, retour à l’aéroport de Bordeaux. Un peu fatigué tout de même.

La charmante hôtesse du comptoir de la compagnie JetFacile prend mon passeport et me dit que j’ai déjà imprimé ma carte d’embarquement. Je nuance : elle a été imprimé c’est possible, mais pas par moi et surtout, je ne l’ai pas. Comme elle est gentille et m’aime bien – je le sens, elle aussi aime tout le monde, mais moi un peu plus, c’est évident – elle me fait cadeaux des 51 euros de pénalité et pour la remercier, je lui promets un rôle dans mon prochain film (ben non, c’est pas vrai).

Je dépose une partie de mes 30 kilos de bagage – j’ai toujours 30 kg de bagage, j’aime bien trimballer mes grosses valises, mon dos aime moins mais il vieillit le pauvre, c’est pour ça qu’il aime moins, mais comme moi je reste jeune, j’aime bien – et je vais dans le piège, je veux dire, dans la salle d’embarquement. Je suis un peu en avance, il reste un peu moins d’une heure avant l’embarquement, je me prends un sandwich et une bière. La bière fait gonfler mais pas gonfler d’orgueil, c’est donc moins grave. C’est pour cela que je bois de la bière maintenant. J’aime bien la bière, maintenant.

J’aime bien les salles d’embarquement. C’est relativement démuni, on va à l’essentiel là dedans. Il y a peu de sièges, pas assez pour le nombre de passagers qui s’y trouvent, c’est pour que les gens aillent dans les boutiques et achètent des trucs. Des trucs « moins chers ». Moins chers que quoi, on ne sait pas bien mais c’est « moins cher ». C’est « duty free ». Même si on paye les taxes quand on reste dans le même pays où en Europe, ça s’appelle « duty free » et c’est « moins cher ». En fait, c’est « très cher » mais moins cher que « très très cher ».
Après mon sandwich et ma bière – que j’ai bien aimé à part le beurre du sandwich – je regarde le grand tableau qui modifie parfois l’humeur que l’on a. Quand c’est « prévu à l’heure », on garde l’humeur que l’on a. Quand c’est « retardé », si l’on’ était pas de mauvaise humeur, on le devient et l’on essaye d’imaginer ce qui va se trouver perturbé pour le reste de la journée. Quand c’est « annulé », on devient de très mauvaise humeur et l’on pense à tout ce qui ne peut plus être fait et à la meilleure façon de se sortir de cette situation.

Là, en l’occurrence, c’était simplement « retardé ». Interdit de sortir de la salle, des places assises pour la moitié des passagers présents, pas plus. Au bout d’une heure ou une heure trente, des nouvelles : le vol est retardé et ne partira pas à l’heure. En fait, je crois que la plupart des passagers le savaient déjà. Mais il devait y avoir des crétins dans le groupe et l’information était pour eux. C’est élégant car les crétins n’ont pas été « montrés » du doigt, ce qui aurait été le cas si l’hôtesse était allée à eux. Bravo pour le tact. Et puis, je trouve courageuses ces hôtesses qui descendent dans la fosse aux lions – la salle d’embarquement- pour expliquer au gens que leurs projets sont morts. J’aime bien les hôtesses courageuses.

Finalement, nous sommes partis avec trois heures de retard, mal aux pieds ou aux fesses pour ceux qui n’avaient pas de fauteuil en salle d’embarquement et des trucs de luxe pas « très très chers » pour ceux qui ont traîné au « duty free » non détaxé.

A 3h du matin, j’étais dans mon lit.

Ce soir, Je me suis fait un petit resto avec mes deux plus jeunes et c’était bien sympa. Il y avait une table avec un couple homo pas loin et l’intérêt que l’un d’eux me prêtait était un peu gênant, même ma fille l’a remarqué. En revanche, la cuisinière ne m’a pas regardé car elle est aussi homo et la dernière fois c’est ma-dame qui était gênée par ses regards.
C’est sympa de plaire mais je préfère plaire aux personnes de l’autre sexe. Pas de jugement ici, juste une constatation. Et puis, tous les regards insistants sont gênants mais ceux de la’utre sexe le son moins pour moi. J’aime bien l’autre sexe.

A part ça ?

Pas grand-chose. Deuxième aînée ne viendra plus à la maison tant que je n’aurai pas quitté ma-dame et ma-dame est chez sa mère car elle croyait que grande-majeure allait venir à la maison ce week-end.

La routine quoi.
J’aime bien la routine.

samedi 8 mai 2010

La reproduction humaine

(Tout d’abord, merci pour vos messages. Je repasse bientôt pour vous répondre).

Je sais, je fais un blocage.

J’étais sur le parking. Je passais de radio en radio en attendant. Rapidement sur celles ou l’animateur voulait faire preuve d’humour, un peu moins vite sur celles où je reconnaissais des morceaux connus, tout en m’interdisant de rester trop longtemps sur « Nostalgia for ever » - vous reconnaîtrez – pour ne pas m’avouer que je suis maintenant un vieux con et que les morceaux qui ont bercé mon adolescence sont dans les bacs « anthologie » des disquaires.

J’attendais les dames qui étaient allées « en vitesse » acheter un T-shirt. Un seul et unique T-shirt. J’attendais depuis 20 minutes… Un T-shirt doit être choisi avec soin. Tout ce que les femmes choisissent doit l’être avec soin. Il faut comparer, essayer, comparer à nouveau, partir, revenir, réessayer, s’éloigner et prendre finalement l’article. Il ne faut jamais le prendre rapidement, ça ne se fait pas. Et le temps passé à choisir n’est pas proportionnel au prix de l’article. Pour ce T-shirt uni, il aura fallu 40 minutes.

Il faisait chaud, les fenêtres du véhicule étaient ouvertes et le courant d’air peinait à rafraîchir l’habitacle.

Le couple est arrivé. Jeune, très jeune couple. Très très jeune couple en fait. Le père marchait devant avec les mains chargées des pièces automobiles qu’il venait d’acheter pour sa BM « tunée ». La jeune maman tenait la main de la petite fille. Je n’avais pas vu la petite fille, elle ne dépassait pas la portière. Je ne l’avais pas vu mais j’ai entendu le bruit de sa petite tête contre le rétroviseur de la voiture d’à côté. Un petit choc et puis des larmes. Elle était juste assez haute pour se cogner.

Le père est arrivé vers elle et lui a donné un coup de pied. Pas un gros coup de pied, mais un coup de pied tout de même. Il l’a bousculé en la grondant d’un ton très dur. La mère frottait la tête de la petite, qui pleurait toujours, forcément, mais ne disait rien. Le père – mais peut-on lui accorder ce titre – a attrapé la petite, a ouvert la porte de la BM, a mis la fillette à l’intérieur et à fermé la porte. Les vitres étaient toutes fermées et la voiture était garée au soleil depuis plus de 20 minutes. Ensuite, il a commencé à changer ses essuie-glaces, calmement. La mère regardait.

J’ai été lâche, comme d’habitude malheureusement. Je n’ai rien dit, rien fait. J’aurais du lui enfoncer les essuie-glaces où je pense. Mais je n’ai rien fait. J’ai pensé que ça ne me regardait pas. J’ai pensé que je ne saurais pas expliquer, ni quoi, ni comment. Et expliquer quoi ? Qu’on ne frappe pas un enfant qui s’est fait mal ? Qu’on ne le met pas dans une voiture restée en plein soleil sans ouvrir les fenêtres ?

Non, ça ne passe pas. J’aurais du faire quelque chose. C’est simplement insupportable et inacceptable. Pauvre petite gosse, bien mal partie dans cette vie.

mardi 27 avril 2010

Les chambres vides

Mon bureau est à côté des chambres des enfants.

Et comme je passe devant, lentement, prêt à aller me coucher, après avoir travaillé trop tard, je vois que ce soir les chambres sont vides.

Vides de mes petites vies. Ils me manquent.
Ce n’est pas humain de ne pas vivre avec ses enfants.


J’écoute, Devics et Sol Seppy.


Quand on va « au fond » de son humeur, il faut y aller complètement, y sombrer de toute son âme, de tout son être, s’enfoncer, se sentir tomber.

Ces portes à demie ouverte sur ces chambres vides m’attristent.



Ce soir nous étions seuls avec ma-dame comme nous ne l’avions pas été depuis longtemps. Elle était belle. Elle était heureuse. Elle souriait, me prenait la main. Nous avons trouvé un restaurant très moyen et sans grand caractère. Mais ce n’était pas bien grave. Ce qui était important, c'était d'y être ) deux.
Le lundi soir il y a peu de choix.

Je revois son sourire, sa bonne humeur, ses mots, tous ses mots. Elle parlait beaucoup comme quelqu’un qui est bien, quelqu’un qui relâche ses tensions internes.
J’aime la voir heureuse, j’ai l’impression de servir à quelque chose.


Puis nous sommes rentrés. Elle s’est couchée et je suis allé travailler, en bas, à côté des chambres vides.

Dors bien…

jeudi 22 avril 2010

Une expérience intéressante !

Dans la gare du pays balte, il y avait une employée sur trois présentes qui parlaient anglais. A priori, je ne devais pas être le seul à lui demander comment rejoindre une zone plus au sud et à l’ouest, car elle m’a marqué les horaires sur une feuille sans consulter une seule fois son écran ! Mais, elle ne pouvait me vendre des billets que jusqu’à Berlin. C’était déjà ça.

Le lendemain, sur le quai, je remarquais un groupe de 4 personnes parlant français. Nous avons discuté et dans le wagon, nous avons retrouvé deux autres français. Lors du contrôle des billets, la contrôleuse tenta de nous expliquer quelque chose mais dans sa langue, qu’aucun de nous ne parlait. Finalement, une personne du groupe ayant quelques notions de russe, nous comprîmes que nous étions en deuxième classe et que nous n’avions que des billets de troisième classe !
Le petit supplément acquitté – quelque chose comme l’équivalent de 30 cts d’euros ! – nous pûmes rester dans le wagon, qui était une sorte de voiture bar. En fait, il s’agissait d’un petit emplacement vitré d’un mètre carré environ, ou une jeune femme avait 3 paniers empilés les uns sur les autres et contenant des paquets de chips, des boissons et des barres chocolatées…

Ce fut ensuite un changement de train dans une gare de Lituanie pour prendre le train de Varsovie. Gros bazar sur le quai et dans les compartiments. Incroyable quantité de bagages. Anglais, allemand, français, polonais étaient les langues que l’on pouvait entendre. Un autre couple de français se joignit à nous. Petite troupe sympathique, contact facile, un des grands avantages de ce genre de situation : les gens retrouvent le plaisir de communiquer, ils sabordent facilement, sans trop de crainte.

J’avais pu me faire retenir une chambre dans un hôtel proche de la gare de Varsovie par un collègue polonais. Les autres francophones n’en avaient pas. Par emails, j’ai retenu trois chambres supplémentaires. Remerciement, promesse de « verre gratuit » à l’arrivée.

La gare de Varsovie n’est pas accueillante la nuit. En particulier la partie à laquelle on accède à partir des quais. Ce qui ma surpris, c’est la quantité d’agents de sécurité présents un peu partout dans les couloirs. Je suis parti le premier pour confirmer les chambres de mes camarades et je suis ensuite retourner à la gare pour m’assurer qu’il n’y ait pas un train plus tôt. L’employée ne parlait que le polonais. Il y avait bien 2 françaises qui baragouinaient un polonais à priori compréhensible de l’employée mais elles refusèrent de traduire mes questions. Françaises de merde, bien blanches et bien connes. Qu’elles aillent au diable. Un polonais de la file parlait anglais. Il traduisit la seule et modeste question que j’avais : A quelle heure le prochain train libre pour Berlin ? Il me donna la réponse : 11h35 demain. Mon billet étant pour celui de 6h30, il n’y avait pas avantage à changer et je regagnais l’hôtel.

Mes petits camarades venaient d’arriver. Connaissant le quartier, je les ai emmenés dans un restaurant situé à deux pas où nous avons passé une excellente soirée.

Rentré vers 1h00, le réveil à 5h00 fut difficile. Notre petite troupe se retrouva sur le quai bondé de la gare de Varsovie pour le train de Berlin.

Du train, j’arrivai à joindre le bureau qui m’envoya un billet de train par email pour faire le trajet Berlin Genève.

Evidemment le train arriva avec 20 minutes de retard à Berlin. Correspondance pour Genève manquée. Dans ces cas là, on maudit un peu les compagnies ferroviaires qui s’échinent à faire partir les trains à l’heure alors que la plupart arrive en retard. Ainsi, vous êtes sûr de rater la majorité des correspondances.

Notre groupe s’est rapidement dispersé à l'arrivée à Berlin, certains pouvaient encore attraper leur prochain train.

Je me mis à la recherche d’un guichet de la « DB » pour changer mon billet et / ou connaître les autres solutions.

La grosse dame semblait peu souriante. Effectivement. Non seulement, elle était peu souriante, mais de plus butée et stupide. Mon billet électronique Berlin Genève n’était pas imprimé. Il était parfaitement visible sur mon terminal de messagerie, on y voyait le numéro et j’avais mon passeport. Mais non, il n’était pas imprimé et il fallait l’imprimer. Je lui expliquais, d’abord gentiment la situation, que je ne voyageais pas avec une imprimante que je venais de le recevoir par messagerie mais que je voulais surtout connaître les autres horaires. Rien à faire, cette grosse vache ne voulut rien comprendre. Allemande de merde, bien blanche et bien conne.

Dépité, je me mis à chercher un endroit où imprimer ce maudit billet. Un cybercafé ou n’importe quoi. En passant devant un autre point d’information, je posai la question « où imprimer mon billet ». L’employée, souriante me pris mon terminal mobile, mon passeport et au bout de quelques secondes, me les rendit avec un billet imprimé et une feuille de route avec l’ensemble des changements à effectuer. Je lui aurai bien fait la bise à cette charmante dame. Sympathique employée allemande.

Le train suivant m’emmena à Hanovre. Celui d’après à Bâle, l’avant dernier à Bern et le dernier à Genève. Que dire de cette partie du voyage ? Pas grande chose. Peut-être qu’un contrôleur se moqua du « con de français » (je comprends certaine insulte) que j’étais car je n’avais pas vu que j’avais un billet de première classe. Je n’ai ni craché, ni balancé mon poing à cette face de rat, blanche aussi.

Dans le train Bâle Bern, le contrôleur me parla avec un fort accent suisse allemand, sans que je ne lui ai rien demandé. « C’est un bien long voyage ! Vous étiez bloqué à cause des avions ? Bon courage pour votre retour et n’oubliez pas de changer à Bern ». Sympathique contrôleur suisse.

A Genève, j'ai pu constater que j’arrivais au centre ville, pas à l’aéroport. J’avais oublié. A minuit passé, il n’y a personne pour vous renseigner dans la gare et autour. Il y a juste des drogués, des alcooliques et des gens qui pressent le pas.

Finalement, le temps de repérer les bus qui auraient pu m’y déposer, je les ratais tous : fin de service à 00h30 environ. N’ayant plus un kopek en poche, je retirai des francs suisses, payai un taxi, plaçai la monnaie rendue par le chauffeur avec la monnaie balte et polonaise que contenait ma poche.

Quelle soulagement de récupérer ma voiture.

A 3h00 j’étais couché, dans mon lit.

Ce que je retiens de cette expérience, ce sont plusieurs choses :
1. Le principe de précaution c’est très bien. Il est important de pouvoir prendre rapidement la décision d’interrompre quelque chose, en l’occurrence le trafic aérien. Mais, mais, il faut aussi savoir prendre la décision de relancer la machine. Et la, c’est une autre affaire. On a pu voir que personne ne veut prendre cette responsabilité. Les choses se remettent en place petit à petit et par initiative quasi « individuelles » ;
2. L’Europe est un leurre. Nous n’avons pas de langue commune, nous ne nous aimons pas. C’est ce que j’ai illustré par quelques propos outranciers. Des systèmes différents, des monnaies différentes, pas de possibilité de prendre des billets sur des trajets longs (les compagnies aériennes sont bien mieux équipées que les compagnies ferroviaires).
3. Pas de mise en place au niveau européen d’une chaîne de communication dans les points de regroupement que représentent les gares routières et ferroviaires des grandes villes européennes. Il aurait fallu juste quelques guichet d’information à Varsovie, Berlin (par exemple) pour « aiguiller » les voyageurs : « allez par là, prenez un billet ici, voici une liste des hôtels » des petites informations utiles quand on se retrouve à voyager sans avoir rien préparé.
4. La tendance à se regrouper quand on est « perdu » ou face à une situation imprévue. Les gens se redécouvrent, ils parlent, partagent ce qu’ils ont (nourriture, boisson, astuces…). C’est très agréable, c’est extrêmement positif et rassurant. Nous ne pouvons pas vivre isoler comme on nous pousse à le faire. Etre conscient du « diviser pour mieux régner » que l’on nous impose… Mais n’est-ce pas ce que l’on tente de corriger avec nos blogs ?


(Je retravaillerai cet article plus tard : fautes, concordance des temps, c'est du brut !)

dimanche 18 avril 2010

Going back west (and south)

Pour résumer :
Vol de demain annulé, mais je n’imaginais même pas qu’il puisse en être différemment !

Lundi : Matinée, départ en train d’ici.
Arrivée à 20h30 à Varsovie.
Mardi : Départ 6h35 de Varsovie pour arriver à 12h00 à Berlin.
Mercredi : Départ 4h30 de Berlin pour arriver à 12h00 à Bâle et en repartir à 13h00 pour Genève.

Le reste, c’est du gâteau ! Mercredi je serai chez moi. Pas sûr de pouvoir récupérer les enfants le jour même mais le lendemain c’est certain.

Quand au bureau, il attendra. Pas l’intention d’y mettre les pieds.

Et vous savez quoi ? Les Suisses ne font pas grève ! Et vous savez encore quoi ? Je crois que si j’avais croisé un gréviste français j’aurais manqué de retenu…

Me reste à trouver où dormir lundi et mardi. Pas trop grave. Je pense à ceux qui sont bloqués vraiment loin (Asie, USA) : pour eux pas beaucoup de solutions ! Courage.

samedi 17 avril 2010

Monday, monday...

...so good to me,
...peut-être ! Car rien avant lundi.
J’ai acheté des vêtements plus « décontractés » : je n’avais que 2 costumes, un manteau et des « souliers vernis ». Evidemment il m’a fallu prendre aussi des « underwears », T-shirts et autres « socks ». Je suis paré pour 3 jours de plus.

J’ai changé d’hôtel, je suis plus près du centre. Bar panoramique au dernier étage (oui je sais, l’abus d’alcool et autres excitants est dangereux pour la santé…d’un couple).

Le centre ville est joli. Mais on a vite fait de l’avoir visité.
Pour l’instant il ne pleut pas mais il tombe parfois des gouttes. La température s’est rafraîchie. Mais ça reste correct et puis… j’ai toujours mon manteau.

Je devais passer la semaine au bureau et à la maison et repartir la semaine suivante. Les pays nordiques. Un peu plus près du volcan mais les aéroports de cette zone rouvrent peu à peu. Tout dépendra des vents, comme à l’époque de la voile !

La situation actuelle est un peu ennuyeuse mais pas grave, c’est certain. Je me demande juste si je dois attendre ou envisager de partir en car ou un train. C’est mon seul souci. Attendre ? Combien de temps. Comme déjà dit, le voyage de retour en train ou car durerait au moins deux jours et à mon sens sera peu confortable et fatiguant.
Je n’arrive pas à trouver des informations sur l’état actuel de l’éruption. Le volcan projette t’il encore des cendres en haute altitude ? Si c’est le cas, rien ne sert d’attendre.
Mais il est déconseillé de traverser la Pologne aujourd’hui (les funérailles nationales), passage obligé en venant des pays baltes.

****************


Je pense que les enfants vont rester chez leur mère. Je crois qu’elle ne sera pas là à partir de ce soir et jusqu’à dimanche soir. Mais les plus jeunes ont leurs « potes » là-bas. Ils ne devraient pas trop s’ennuyer. J’ai prévu de ne sortir qu’avec eux un soir de la semaine.

Ce qui se profile à l’horizon, c’est que je n’ai les enfants qu’une toute petite partie de la semaine et parte la semaine prochaine et ne puisse pas « compenser » le décalage de jours de garde…

Ma-dame a contacté mes filles car une de ses amies lui a donné « un tuyau » pour les jobs d’été. Elle a laissé un message sur le répondeur de chacune d’elles. C’est sympa. En fait, je n’ai pas voulu faire passer le message. Ainsi, elles sont obligées de communiquer entre elles. Mes filles voient ainsi que ma-dame pense à elles.

Je paie (je parle beaucoup d’argent, c’est vrai. Mais nous sommes plusieurs à vivre avec ce que je gagne. Certains en ont conscience, d’autres pas, d’autres moins) directement ou indirectement 4 forfaits de téléphone. Mon fils est le seul à ne répondre que rarement. Peut-être une réponse pour 50 messages envoyés… Il grandit et se détache un peu de son père il me semble. Il se détache peut-être un peu de ses parents tout simplement. Il faut dire que très souvent son téléphone est éteint, à court de batterie. Et comme le chargeur n’est jamais à un endroit où l’on pourrait imaginer le trouver, l’état perdure.

Ma jeune fille me reste fidèle. Elle a besoin de son papa. J’en profite, ça ne durera pas ! Réponse assurée.

Grande majeure répond aussi pratiquement systématiquement.

Deuxième majeure répond mais à une fréquence plus faible. Mais ça reste très correct.

C’est important pour moi de pouvoir communiquer avec les enfants sans passer par la ligne fixe de leur mère. C’est « reposant » aussi.
C’est une communication rien qu’entre nous. Ça n’a l’air de rien mais je leur parle ou leur écrit sans avoir à demander à qui que ce soit « tu peux me passer les enfants ? » et sans devoir entendre « tiens, ça tombe bien, je voulais te dire… ». Non pas que leur mère soit un dragon, mais j’ai pu raconter ici quelques épisodes qui font que je préfère parfois (souvent ?) m’en tenir éloigné.

Le soleil revient.

J’hésite entre faire un « nap » (réveil à 5h00 ce matin pour pouvoir me faire placer sur un autre vol), me balader un peu ou dépiler mes messages.