Pourquoi tu me regardes comme ça ? Tu veux ma photo ? Ah c'est parce que je manque de respect à mon père au travers des lignes de ce blog ? Mais c'est comme dessiner ce qui vous a traumatisé, c'est pour évacuer. Sais tu que parfois j'ai des mots beaucoup plus durs que je prononce à voix basse, que personne n'entend ? C'est aussi pour arriver à supporter ce quotidien avec une personne diminuée intellectuellement. Son comportement pourrait être qualifié "d'idiot" bien souvent. Manque de logique, absence de réflexion, c'est le résultat de la maladie. Et quand tu penses qu' elle n'est pas à un stade "très" avancé, tu prends peur.
Alors, tu comprends mieux ? Je ne suis pas un surhomme.
Tu veux toujours ma photo ?
Il y a eu la création d'une famille, puis un divorce, du "papillonnage", une famille recomposée et une nouvelle séparation. Et maintenant ? "Et comme les autres entre deux âges, J'ai perdu mon livre d'images, Alors... commença le passé"
mercredi 6 novembre 2013
mardi 5 novembre 2013
John Lerouge mange à la cantine
-
John Lerouge est dans cette liste.
-
Elle est au collège je crois ?
-
Non au lycée.
-
Si l’on enlève les femmes de la
liste il ne reste xxx suspects.
-
Ah oui, au lycée. Elle a 19 ans.
-
Non elle a 16 ans.
-
Bravo pour ces 10 ans au CBI !
-
Demain c’est mercredi, elle n’a
pas cours.
-
Si le matin et 1h l’après-midi.
-
Il a voulu me débaucher du CBI.
-
1h le matin et l’après-midi ?
C’est bizarre.
-
Non, toute la matinée et 1h l’après-midi.
-
Ah, c’est bizarre une heure l’après-midi.
-
Oui.
-
« Vision » je crois ?
Non ! « Visualize » !
-
Elle mange ici à midi ?
-
Non, à la cantine.
-
Elle va comment au collège ?
-
C’était une ferme expérimentale
mais ils ne connaissaient rien aux animaux.
-
Je l’emmène, et c’est au lycée,
pas au collège.
-
Ah oui.
-
Elle suspectait des mauvais traitements.
-
Elle est au collège je crois ?
-
Non au lycée.
-
Laissez-moi rentrer, nous sommes
partenaires.
-
Ah oui, au lycée. Elle a 19 ans.
-
Non elle a 16 ans.
-
Vous risquez des ennuis…
-
Demain c’est mercredi, elle n’a
pas cours.
-
Si le matin et 1h l’après-midi.
-
Non ne craignez rien.
-
1h le matin et l’après-midi ?
C’est bizarre.
-
Non, toute la matinée et 1h l’après-midi.
-
Merci de votre collaboration.
-
Ah, c’est bizarre une heure l’après-midi.
-
Oui.
-
C’est le meilleur chili de la
ville.
-
Elle mange ici à midi ?
-
Non, à la cantine.
-
Elle va comment au collège ?
-
Laissez-moi faire, vous allez
voir.
-
Je l’emmène, et c’est au lycée,
pas au collège.
-
Ah oui.
-
Au vu de votre tenue, vous êtes un
ancien enseignant.
-
Elle est au collège je crois ?
-
Non au lycée.
-
On dirait que vous ne l’appréciez
pas.
-
Ah oui, au lycée. Elle a 19 ans.
-
Non elle a 16 ans.
-
C’est le chef de la police, il a
tous les pouvoirs.
-
Demain c’est mercredi, elle n’a
pas cours.
-
Si le matin et 1h l’après-midi.
-
Je dois vous laisser
-
1h le matin et l’après-midi ?
C’est bizarre.
-
La dernière fois que nous nous
sommes vus vous vouliez prendre sa place.
-
Non, toute la matinée et 1h l’après-midi.
-
Ah, c’est bizarre une heure l’après-midi.
-
Il sait pardonner.
-
Oui.
-
Elle mange ici à midi ?
-
Et sa disparition ne vous a pas
étonnée ?
-
Non, à la cantine.
-
Elle va comment au collège ?
-
J’ai failli perdre ma place à
cause de lui.
-
Je l’emmène, et c’est au lycée,
pas au collège.
-
Ah oui.
-
J’ai serré la main de John Lerouge…
dimanche 3 novembre 2013
on the road
1400 km de voiture en deux jours. Il y a une époque où j'aurais conduit autant que possible en dehors des heures de bureau... Je partirai à 9h...
raclette
Il reste des pommes de terre : le grand-père a oublié de nous attendre pour manger et le fils ne s'est pas levé... Pauvre père...
Sur.la deuxième photo, mon dessert !!
samedi 2 novembre 2013
la pluie
J'aime le bruit de la pluie que j'entends du fond de mon lit. La fenêtre est ouverte, j'ai un livre, la couette est chaude. Pas de vent. Juste le bruit des gouttes et de l'eau qui ruisselle. Une sorte de crépitement et des notes plus aiguës.
Le beau temps ne fait pas de bruit
Le beau temps ne fait pas de bruit
Journal de bord, samedi 02 novembre 2013
Reprise du vélo (route) que j’avais un peu laissé tombé
depuis presque 2 mois. Terrible manque de motivation, la fatigue psychologique
se traduisant par une fatigue physique.
Je suis parti avec un groupe de triathlètes du club mais je les
ai laissés au bout de 20km. Sentiment d’inutilité de l’effort, de décalage de
niveau trop flagrant, impression de ne pas être à ma place et désir d’être
seul. Renoncement pour faire simple.
J’ai finalement continué le parcours mais sans pression. J’ai
dû me forcer pour les « bosses » et je n’en ai prise qu’une réellement
digne de ce nom. J’ai pu juger de la piètre forme que je tenais. Finalement j’ai
fait 60 km à 23 km/h de moyenne, ce qui est assez médiocre. Mais j’étais
content d’avoir repris cette activité. Succès après renoncement. L’ordre a son
importance.
Xxxx
Trois enfants à la maison. S’il n’y avait eu le clash avec
miss-ado, tout aurait été parfait. J’ai finalement acheté un écran plat. De
taille modeste (80 cm) car pour regarder les jeux télévisé, c’est largement
suffisant. Nous avons tout de même regardé un film tous ensemble – ou presque,
miss-ado était dans sa chambre – c’est vrai que par rapport à notre vieille
télé à tube cathodique de 1990, c’est plus « confortable ».
Xxxx
J’ai pu passer l’après-midi avec mon amie. Non prévu, doux,
agréable et réjouissant. Notre vie est ainsi faite que nous évitons les projets.
Repas à trois – avec mon père – puis le reste des activités à deux. Une
parenthèse de tendresse.
Il faut que je passe faire un peu de bricolage chez elle. J’irai
en fin d’après-midi car mes enfants seraient jaloux si je les laissais alors qu’ils
sont chez moi.
xxxx
Envie de fumer et de boire de l’alcool. Pourtant je me sens
bien depuis hier midi. Je résisterai.
Xxxx
Les prochaines semaines seront très chargées. Des
déplacements en voiture, des visites de clients, des formations à assurer, une
formation à suivre et une semaine de salon à Paris. Tout cela en plus des
affaires courantes que j’ai un peu de mal à assurer de façon convenable. Cet
état de retard et urgence permanent ressemble à du collage de rustine. A peine
une fuite est-elle réparée qu’il fait s’occuper d’une autre. J’ai en fait l’impression
de colmater une digue. J’espère qu’elle ne cédera pas, j’en ai parfois l’impression.
Et cette ambiance très désagréable au bureau, ce troupeau de pions sous
pression que nous sommes, surveillant les autres, méfiants, inquiets et
inquiétés.
Les animaux n’ont jamais un sommeil tranquille, toujours sur
leur garde. La force de l’homme a été de pouvoir s’entourer d’un environnement
sécurisé (je ne parle pas de la police) d’où ses prédateurs étrangers ont été
évincés. Je parle de nos sociétés occidentales ou de celles ou le niveau de confort
est plus que satisfaisant. Mais notre plus grand prédateur, c’est nous, c’est
bien connu et à mon sens, aujourd’hui, c’est le monde du travail qui nous « menace »
le plus. Philosophie de comptoir, pour traduire ce malaise qui flotte, ces épée
de Damoclès qui pendent au dessus de nos tête : chômage, précarité,
burn-out, dépression, suicide…
Xxxx
Le vent va tomber mais l’éclaircie annoncée se fait désirer.
Xxxx
Faire à nouveau tourner la machine que j’ai oublié de vider.
Xxxx
Claquer des euros pour des vêtements – utile – et pour de l’informatique
–inutile.
Libellés :
Brève de maison,
Envol du nid,
Sport,
travail
Inscription à :
Articles (Atom)

