dimanche 10 août 2008

Pas un bilan mais...

Les vacances ont changé quelques petites choses. Grande-majeure et ma-dame ne s’aiment pas, c’est maintenant clair. Inutile de décrire ici les raisons de chacune, ce sont justement les raisons de « chacune » et donc pas très impartiale comme avis. C’est juste un paramètre supplémentaire à gérer.

Vivre à 8 dans un appartement, ça demande beaucoup d’efforts et de patience. Tout le monde n’en a pas toujours fait mais nous ne nous en sommes pas trop mal sortis. Il y a des choses que l’on remarque plus facilement quand on est dans un espace réduit. En ce qui me concerne, j’ai vu que ma-dame parlait d’elle dés que quelqu’un se plaignait d’une douleur ou d’un état. Par exemple « j’ai mal dormi » implique « moi aussi j’ai mal dormi parce que… ». Ou bien, « j’ai mal au dos » est suivi de « ah mais moi aussi… ». Il faudra que je lui dise de faire attention.

Je me bats pour que mes enfants se tiennent à peu près correctement à table. Du coup j’ai noté les bruits de bouche et la position pendant le repas des filles de ma-dame. Mais j’ai aussi remarqué que tout le monde attend maintenant qu’un des adultes ait donné l’ordre de commencer à manger.

A part ça, les 8 heures de conduite du retour m’ont fatiguées mais je suis content que nous soyons rentrés. Ma-dame a déposé ses filles chez leur père. Je vais garder mes enfants une semaine de plus car mon père vient demain pour une semaine (il est tout content d’ailleurs. Attendre de passer les 78 ans pour se rapprocher de sa famille. Il en a maintenant 80). Je veux qu’ils se voient, je veux que mes enfants lui prêtent attention. Je veux qu’il parle d’eux.

Grande-majeure allait bien dans la voiture. Nous étions tous les 5 (le père et ses enfants) dans la même voiture (oui, à 8, il nous fois 2 voitures. Ma voiture de fonction n’a pas 8 places… je n’ai même pas osé essayer de le négocier !). Nous avons mangé plein de cochonneries, chanté à tue tête et bien rigolé. Je crois que c’était tout de même un soulagement de rentrer : vivre à 8 dans cet appartement créait une certaine tension (pas assez de domaines propres, 2 personnes par pièce). Quoiqu’on en dise, il y a bien 2 familles qui cohabitent dans cette recomposition. Mais je n’en suis pas encore au point de penser que c’est contre-nature…

lundi 4 août 2008

Des nouvelles du front (de mer)

Bon, grande-majeure va mieux (juste mieux, elle parle un peu plus). Cette gosse n’a pas la vie d’une personne de son age. Pas d'amis, pas de sorties.
Quand j’y pense, je me dis que la situation a dégénéré en l’espace d’une année.

Hier soir, j’ai eu droit à un caprice de la pré-ado. J’ai cédé. Je regrette et je ne regrette pas car je ne sais toujours pas ce que j’aurais du faire (une histoire de balade le soir alors que j’avais dit qu’il fallait se coucher tôt).
Résultat des courses, les filles de mon amie qui font des efforts pour ne pas faire de caprices (leur maman les a « briefé » avant de partir) ont été lésées car elles, n’ont pas fait de caprice (comme ma pré-ado) et se sont couchées tôt. J’ai expliqué ce matin à ces deux demoiselles que j’étais conscient que ce qui c’était passé hier était anormal : ce sont celles qui ne font pas de caprices qui se couchent alors que celle qui en a fait un peut sortir. Il y a de quoi être contrarié.

A part ça, on gère au jour le jour. Le garçon n’est pas chiant. Il saute de vague en vague, dévore comme 4 et a accepté de s’inscrire dans un club avec les filles pour se faire des copains (il m’a expliqué qu’il avait fini de peindre ses petits soldats et avait donc maintenant du temps pour aller dans un club de jeunes…)

Miss-pré-ado souffre du manque de sommeil et essaye de gouverner les filles de mon amie. Evidemment, il n’y a pas de raisons qu’elle est ce rôle. Je surveille.
Grosse frayeur hier, elle avait décidé de suivre grande-majeure à la nage…très mauvaise idée. Comme quoi, il faut les surveiller sans arrêt : ce n’est pas faute d’avoir dit que la mer c’était dangereux. Mais c’est de ma faute, j’étais allé nager.

Mon-ado-bientôt-majeure est adorable. Patiente (il y a bien quelques mouvements d’humeur de temps en temps), attentive aux autres, amusante. Je crois qu’elle compense un peu l’attitude de sa grande sœur (qui ne l’épargne pas d’ailleurs). Il faut que je lui répète que j’apprécie réellement beaucoup son comportement, elle est très sensible cette petite gosse.

Les filles de mon amie, vont bien il me semble (à part l’épisode d’hier soir). Evidemment, je n’ai pas de confidences de leur part. Elles savourent la plage, la piscine et la « liberté » qu’offre le club pré-ado.

Quant à ma-dame, elle sait qu’il faut parler dans les situations délicates. Moi qui était une huître dans une vie familiale antérieure et qui ne savais pas régler un problème sans exploser, ça me convient parfaitement. Tout en douceur…

dimanche 3 août 2008

ça a un nom...

Voila une semaine d’écoulée. Le temps est clément. Rien à dire de ce côté-là. Jusqu’à ce soir, il faisait même plutôt bon la nuit.

Mais l’ambiance est lourde.
Grande-majeure va mal. Elle ne parle presque pas. C’est incroyable comme une personne qui semble faire la tête ou être triste peut « plomber » l’ambiance.
Je suis inquiet. Très inquiet. Elle broie du noir. Depuis un an. Je ne sais pas ce qui c’est passé. Elle dit que ce n’est pas nouveau. Elle fait un régime très très contraignant. Elle pèse tous les aliments. Elle a perdu du poids mais ça reste raisonnable. Elle s’alimente bien, bien qu’il n’y ait pas assez de protéines à mon avis. Mais c’est acceptable, juste à la limite. Elle ne veut pas reprendre de poids, ce qui est déjà mieux que de vouloir en perdre à nouveau.

Elle va mal et elle est agressive, intransigeante, toujours à faire une remarque, rien ne lui échappe.
J’essaye de lui parler. Mon amie lui a parlé. Tout va mieux 5 minutes et puis ça recommence.

Je suis inquiet parce que j’ai peur qu’elle fasse une bêtise. Elle est restée seule à la plage un soir. Un supplice pour moi. Je n’avais qu’une idée en tête, aller voir si « elle ne nageait pas trop loin ».

Alors, j’essaye de penser aux autres, tous les autres, ma-dame, les enfants, mais le cœur n’y est pas. Vous savez ce que c’est, ce truc qui vous obsède, qui est là, comme une menace qui plane.

Petite gosse, comment puis-je t’aider ??

Et ma-dame ? Ce n’est pas sa fille. Ce ne sont pas les états d’âme et l’agressivité de sa fille qu’elle doit supporter. Je n’ai pas essayé de me mettre à sa place. Mais ce doit être dur. Elle m’a tout de même dit qu’heureusement que l’année ne se passerait pas comme ça (grande-majeure aura son studio…seule, ce qui m’angoisse chaque jour un peu plus, chaque jour qui nous rapproche de la rentrée.

Je crois qu’il est temps de mettre un nom sur son problème : dépression. Ce sera déjà plus facile à comprendre.

Allez, on continue à essayer d’avancer. Y a t’il un autre choix d’ailleurs ?

Et puis il faut que je parle des autres aussi. On a tendance à ne s'occuper que de ceux qui vont mal. C'est promis, je reviens pour parler d'eux.

vendredi 25 juillet 2008

C'est officiel

La nouvelle est tombée au moment où j'ouvrais la porte de la maison, il y a quelques minutes.

Les enfants étaient là et ce n'était pas prévu. Je devais les récupérer demain matin.

J'ai écouté ce qu'ils avaient à me raconter, puis, je me suis changé, pour préparer ce que j'avais à leur dire. Et je leur ai annoncé la nouvelle : "je suis en vacances !!!!".

dimanche 20 juillet 2008

Le développement des titres...

Bonjour,

En raison d’un mouvement de paresse d’une certaine catégorie de personnel, la publication des nouvelles de la famille en recomposition sera perturbée.

Les titres qui seront développé dans ce journal sont :

Logement

Emprunt

Vieillissement des populations

Réchauffement climatique

Vacances

Logement : Interview de l’acheteur : « Cette maison a été trouvée finalement très rapidement. La négociation a été aussi rapide et notre offre très basse par rapport au prix de vente initial (10% plus bas) a été acceptée après que l’agence immobilière ait négocié âprement (c’est ce qu’ils disent) avec le vendeur.
Il y a des travaux d’aménagement à faire mais la maison est habitable en l’état. Je pense que nous nous attaquerons à la décoration intérieure très rapidement : Le papier peint des années 70, ça revient peut-être à la mode, mais nous on l’aime surtout dans les catalogues, pas sur nos murs… ».
Les négociations sur la répartition des chambres commencent car, au moins pour l’instant, il n’y a pas 7 chambres, même s’il y a 7 pièces facilement aménageables en 9.

Emprunt : On le savait, les taux augmentent. Mais de la à imaginer qu’ils prennent 0,20% entre la simulation de fin juin et vendredi dernier, c’est un peu fort. Du coup, le changement de banque se dessine. D’ailleurs le dossier est monté chez un concurrent de la banque historique du père de famille. Il explique : « même s’il ne s’agit que de 2000€ au final sur 20 ans, c’est le principe qui compte. On ne peut pas passer sa vie à se faire enf….…...rles ! (censuré) ».

Vieillissement des populations : Sympathique auberge, sur le site d’un restaurant de 1900. La décoration « rustique » est bien faite. Le personnel tout à l’écoute sans être trop présent. Une jolie femme, un cadre agréable et une cuisine raffinée. C’est bon de ne plus être un animal…
Ma-dame était contente. J’adore ce beau sourire sur son visage et ses grands yeux qui pétillent quand elle ne parvient pas à masquer son bonheur.
En ce qui me concerne, j’ai constaté avec horreur l’apparition de quelques poils et cheveux blancs… Mais j’aurais du m’en douter : « Souvent en vain, On tend les mains, Et l'on regrette. Il est trop tard, Sur son chemin, Rien ne l'arrête. On ne peut garder sans cesse Sa jeunesse » (vous connaissez bien sûr).

Réchauffement climatique : Des heures de moto (combien 4 le samedi et 2 le dimanche ? je ne sais plus. Une éternité) sous la pluie le week-end dernier. Le mieux c’est que la pluie est arrivée soudainement, alors que j’étais bloqué dans un embouteillage sur un pont. Impossible de me mettre sur le bas-côté pour enfiler la tenue imperméable ad hoc. Résultat, en arrivant dans le village suivant, je me suis arrêté et puis, constatant l’état d’humification avancé de l’ensemble de mes équipement… je suis reparti. Trop tard pour espérer modifier quoique ce soit. Et le plus drôle, c’est qu’il n’y a pas de chauffage dans les chambres d’hôtel à cette saison et par conséquent, aucune chance de faire sécher une tenue trempée à tordre. Non, le plus drôle, c’est ça : remettre la veste, le pantalon, les bottes et les gants mouillés le matin suivant. Un vrai plaisir. Mais non, je n’arrêterais pas la moto !!

Vacances : Elles arrivent. En fait, elles seront là vendredi prochain. Pour 2 semaines pour l’instant. J’attends la confirmation (non, moi j’attends le contraire !!) d’un déplacement à 9 heures d’avion le dimanche qui suit le samedi qui nous verra rentrer. Sans déplacement, je prends 3 semaines.
Pourvu que le temps soit clément vers Perpignan (la cible). Car à 8 dans une appartement (prévu pour 8 bien sûr, mais j’ai des doutes la dessus…), il va falloir éviter de se bousculer.
Nous avons déjà prévu les tours pour le ménage, mettre la table, faire la vaisselle. Vendredi mes enfants reviennent avec leur mère. Je vais sans doute prendre leur coffre de toit et le poser sur ma voiture directement (plus simple que de transvaser les 200 kilos d’affaires indispensables qu’ils trimballent !). En s’y mettant tous, nous devrions pouvoir le soulever…

Voilà la fin de cette édition de notre journal. Merci de votre attention.

mardi 15 juillet 2008

Flash d'actualités

Logement : Compromis signé samedi matin. La famille en recomposition se réjouit. La semaine sera placée sous le signe de la négociation avec les banques.

Vieillissement des populations : Ma-dame touchée par le phénomène aujourd’hui. Un repas en tête-à-tête l’attend dans un très bon restaurant.

Réchauffement climatique : Il était difficile de prédire de la pluie pour ce week-end de mi-juillet. Surtout plusieurs semaines à l’avance.

Réchauffement climatique, conséquences : un week-end moto sous la pluie c’est fatiguant et dangereux.

Ces nouvelles seront développées dans notre nouvelle édition.

mardi 8 juillet 2008

Il y a le ciel, le soleil et le mer...

Bien.
Partir en déplacement dimanche matin pour une semaine alors que nous sommes en pleine recherche d’un nouveau « nid », n’est pas idéal.

Le week-end fut donc « court » mais agréable.

En plus de nos enfants, il y avait aussi deux de mes neveux et nièces. Oui, cela fait 8 enfants. Une fille de plus mais aussi un garçon, ce qui était une bonne chose pour mon fils (qui même s’il aime bien les filles préfère jouer avec les garçons !! J’avoue que je le comprends).

Grande-majeure est bien avec nous. Elle sort de sa chambre, participe, parle. Elle a vraiment un problème avec et chez sa mère. Elle reste enfermée. J’ai beau lui expliquer que c’est normal à son age de ne plus supporter ses parents ou l’un deux, rien n’y fait. Elle est incapable de faire des efforts. Et comme sa mère est une grande calme… c’est l’explosion garantie !

Grande-quasi-majeure (je vais l’appeler comme ça, c’est pour janvier), a joué avec les plus jeunes. Elle tenait une boutique de chaussures à l’étage… Il y avait aussi une pharmacienne, un docteur, une réceptionniste d’hôtel. C’est sûr qu’à 5 filles (grande-majeure n'a pas joué...), il y a de quoi s’occuper.

Quand aux garçons, ils ont du tuer quelques monstres ou gérer des troupes militaires sur PC ou console (« 50 diroufs la munition anti morglufs ! C’est cher, tu trouves pas ? ». Personnellement, je n’ai pas d’opinion sur ce point…).

Ma-dame est resté seule dimanche avec cette tribu. Elle gère parfaitement bien ces situations. Elle a même réussi à faire en sorte que tout soit rangé (l’hôtel, la pharmacie, le cabinet médical, la boutique de chaussures – mon Dieu, combien de chaussures ont-elles !!) avant que leur mère ne vienne chercher mes enfants et mes neveux.

Je n’ose pas décrire la vue que j’ai de cet hôtel. Quand je vois la mer et la piscine… mais non, mieux vaut ne pas y penser !!