Mais il faudra que je raconte nos vacances... Les messages de l'an dernier à ce sujet restent d'actualité.Il y a eu la création d'une famille, puis un divorce, du "papillonnage", une famille recomposée et une nouvelle séparation. Et maintenant ? "Et comme les autres entre deux âges, J'ai perdu mon livre d'images, Alors... commença le passé"
jeudi 5 août 2010
Un café à Paris
Mais il faudra que je raconte nos vacances... Les messages de l'an dernier à ce sujet restent d'actualité.mardi 20 juillet 2010
Le temps qui court
IL Y A QUELQUES SEMAINES :
L’ambiance était tout de même détestable pendant cette semaine où mes enfants étaient tous à la maison. On sent parfaitement bien l’animosité qui oppose ma-dame et mes aînées. Rien ne se dit mais cela suinte. Chacun épie l’autre, cherche dans ses faits et gestes la justification de son rejet de l’autre. Et cela fonctionne parfaitement car il y a toujours quelque chose à trouver.
Je ne sais pas si j’arriverais à faire une liste des récriminations. Je crois que comme je m’écarte de ces considérations stériles et futiles, que je me ferme – pour me protéger – et renonce à essayer de réconcilier les deux partis, je ne retiens pas ce que j’entends. C’est ma grande spécialité : je n’écoute pas, je ne donne pas prise. C’est incroyablement pénible pour mon entourage. J’éprouve un tel manque d’intérêt pour cela – et tant d’autres choses – que je n’arrive pas à m’impliquer complètement. De temps en temps, j’interviens, je discute, je raisonne, j’agis pour apaiser les tensions mais comme je sais que le calme ne sera que temporaire, je n’y mets pas toutes mes forces et ma volonté.
J’ai réussi tant bien que mal à imposer un minimum de respect. Non, le mot est mal choisi. Pas du respect mais des règles de savoir vivre. Dire « bonjour », dire « au revoir », débarrasser ses affaires, nettoyer ce que l’on a sali. C’est normal. Ma-dame n’est pas une femme de ménage. Je crois avoir réussi aussi à ce que ma-dame le reconnaisse. J’ai tenté de lui faire comprendre que son impression de ne pas être chez elle n’était pas justifiée : elle occupe tout un étage avec ses filles et le salon est une salle de garderie dans la journée.
Finalement, personne n’est satisfait, personne ne veut réellement faire d’efforts. Il faudra vendre cette maison. Pourtant, je ne vais pas le faire maintenant. Trop compliqué et aucune assurance de retrouver plus de sérénité dans une autre situation. Et puis, je pense que se serait me séparer de ma-dame. On a beau se dire que l’on se verrait quand les enfants seraient chez leur autre parent, mais si l’on constate le nombre de semaines où nous avons été décalés, désynchronisés, il nous resterait peu de temps à passer ensemble. Enfin, je vais refaire mon CV et pense sérieusement à m’exiler. Je vais faire patienter tout le monde un peu.
Mes filles passent en année supérieure à la fac. Restent des documents à fournir et je suis surpris de la complexité des choses. C’est pourtant une chose logique et normale que de passer dans l’année supérieure.
Mon fils va aller au lycée l’année prochaine et nous sommes à 30 minutes à pied. Il va pouvoir bénéficier de notre relative proximité et c’est le domicile de sa mère qui se trouve maintenant éloigné de son établissement scolaire. Juste retour des choses. Tout vient à point à qui sait attendre.
Ma petite dernière qui n’est plus petite fera la route seule avec moi le matin. Il faut surveiller celle-la. Les générations se suivent mais ne se ressemblent pas.
J’ai pris quelques jours avec mes enfants et nous sommes à Paris. Visites de musées, de lieux historiques et dîners avec mon père. Il a beaucoup maigri. Il rentrera avec nous ce week-end pour une semaine en province. Tant pis pour ma-dame, je serai intraitable sur ce point, même si cela doit tuer définitivement notre couple. Mon souci, c’est d’arriver à rester le plus souvent possible à la maison la semaine à venir. J’ai des clients et une stagiaire. Je me débrouillerai.
IL Y A QUELQUES JOURS :
Mon père va rester presque 3 semaines. Je vais devoir le raccompagner chez lui pendant nos vacances. Cela me fend le cœur. Mon petit père, égoïste, vieillissant, dorénavant coincé dans le passé mais mon petit père. Mon père.
J’essaye de le décider à venir s’installer par ici. Des fois, je le sens prêt à accepter l’idée. Des fois, il fait marche arrière. Que peut être sa vie, seul, dans son petit studio ? La télé, la fenêtre, un jeu de carte, un appel de temps en temps. « J’ai eu une vie agréable ». Je connais cette phrase. Je crois que je voudrais la prononcer aussi parfois. Un bilan calme et résigné d'une vie dont on attend plus grand-chose.
Les enfants ne sont pas là. J’espère qu’ils s’amusent. Nous avons vu passer mon aînée. Ma-dame et elle ont fait les magasins ensemble. Amusant. Ma deuxième aînée est pleine de doutes. Je l’ai eu au téléphone. Elle voit son avenir un peu trop précisément tracé. Elle commence à rêver d’exil elle aussi. Fais le ma grande. Pars. Pars mais retourne toi de temps en temps. Nous avons aussi vu passer une des filles de ma-dame. Mes plus jeunes sont avec leurs cousins. Si le nombre de contacts que j’ai avec eux est proportionnel à leur ennui, ils s’amusent bien, je peux me rassurer.
Ma-dame et moi attendons de pouvoir souffler. Ce qui ne saurait tarder. Elle a besoin de se changer les idées. Elle a besoin de légèreté. Je suis attentionné, du mieux que je puisse. Je l’écoute. J’essaye d’aider. Elle est fragile mais se cache, comme beaucoup de femmes. Je crois qu’elle apprécie le respect et l’amour que je lui porte. Je regrette parfois de l’avoir entraîné dans cette aventure. Mais après tout, ce ne sont que des vies et les nôtres ne sont pas les pire.
J’ai des coups de fatigues épouvantables. Même respirer me fatigue dans ces moments là. C’est très désagréable. Je suis comme anéanti. Et puis je redémarre. Il ne faudrait pas que je travaille moins de 10h par jour. Ça n’a rien d’exceptionnel, beaucoup de gens travaillent plus que cela. Je travaille de la maison, je suis au moins près de mon père. Moi. Mes problèmes. Mon nombril. C’est curieux une vie, un homme. Je pense à nous tous, chacun avec nos désirs, nos angoisses, nos joies, nos peines. Qu'en reste t’il après notre passage ? Qui saura ce que nous pensions, ressentions ? Qui pourra entrevoir la complexité de nos existences pour la plupart si médiocres, au moins en apparence ? Des générations se succèdent. Nous, aujourd’hui, via les outils et supports dont nous disposons, avons la possibilité de laisser – plus facilement qu’avant - un message à ceux qui nous succèderons. Je pense aux enfants de nos enfants. Leur laisser entrevoir ce qu’il y avait derrière la photo – numérique – de leur arrière grand aïeul. Curieux comme pensée.
Plaie d’argent n’est pas mortelle. Heureusement. Je suis fauché comme les blés. Je ne sais pas comment j’ai réussi à me mettre dans cette situation. J’ai des sentiments partagés à ce sujet. Je pense à ceux qui sont en permanence au bord du gouffre, à ceux qui y tombent, à ceux qui ont touché le fond. Et quand les impôts nous contactent pour nous faire part d’une erreur sur le calcul d’une taxe il y a un an et exigent un paiement immédiat, je suis content de contribuer à un peu de solidarité. Mais je voudrais cette solidarité sélective. Parler de gaspillage est politiquement correct, c'est même dans l'air du temps, nous sommes en période de "rigueur". Parler de parasites ne l’est pas. Pourtant, il y a les deux. Du gaspillage, à tous les niveaux – que l’on tente de compenser par des effets d’annonce – et des opportunistes. Ceux que je crains le plus sont ceux qui avouent sans complexe leur attitude en la justifiant parce que « si ce n’est pas eux, ce sera quelqu’un d’autre ».
IL Y A… MAINTENANT :
J’espère que ceux qui passeront par ici se souviendront de moi.
Mais non, je voulais dire que j’espère que ceux qui liront ce mot ont passé, passent ou vont passer de bonne vacances, qu'ils se forgent un moral d’acier et une santé de fer (avec une pincée d’inox pour ne pas rouiller trop vite…).
« Et c'est le temps qui court, court, qui nous rend sérieux.
L’ambiance était tout de même détestable pendant cette semaine où mes enfants étaient tous à la maison. On sent parfaitement bien l’animosité qui oppose ma-dame et mes aînées. Rien ne se dit mais cela suinte. Chacun épie l’autre, cherche dans ses faits et gestes la justification de son rejet de l’autre. Et cela fonctionne parfaitement car il y a toujours quelque chose à trouver.
Je ne sais pas si j’arriverais à faire une liste des récriminations. Je crois que comme je m’écarte de ces considérations stériles et futiles, que je me ferme – pour me protéger – et renonce à essayer de réconcilier les deux partis, je ne retiens pas ce que j’entends. C’est ma grande spécialité : je n’écoute pas, je ne donne pas prise. C’est incroyablement pénible pour mon entourage. J’éprouve un tel manque d’intérêt pour cela – et tant d’autres choses – que je n’arrive pas à m’impliquer complètement. De temps en temps, j’interviens, je discute, je raisonne, j’agis pour apaiser les tensions mais comme je sais que le calme ne sera que temporaire, je n’y mets pas toutes mes forces et ma volonté.
J’ai réussi tant bien que mal à imposer un minimum de respect. Non, le mot est mal choisi. Pas du respect mais des règles de savoir vivre. Dire « bonjour », dire « au revoir », débarrasser ses affaires, nettoyer ce que l’on a sali. C’est normal. Ma-dame n’est pas une femme de ménage. Je crois avoir réussi aussi à ce que ma-dame le reconnaisse. J’ai tenté de lui faire comprendre que son impression de ne pas être chez elle n’était pas justifiée : elle occupe tout un étage avec ses filles et le salon est une salle de garderie dans la journée.
Finalement, personne n’est satisfait, personne ne veut réellement faire d’efforts. Il faudra vendre cette maison. Pourtant, je ne vais pas le faire maintenant. Trop compliqué et aucune assurance de retrouver plus de sérénité dans une autre situation. Et puis, je pense que se serait me séparer de ma-dame. On a beau se dire que l’on se verrait quand les enfants seraient chez leur autre parent, mais si l’on constate le nombre de semaines où nous avons été décalés, désynchronisés, il nous resterait peu de temps à passer ensemble. Enfin, je vais refaire mon CV et pense sérieusement à m’exiler. Je vais faire patienter tout le monde un peu.
Mes filles passent en année supérieure à la fac. Restent des documents à fournir et je suis surpris de la complexité des choses. C’est pourtant une chose logique et normale que de passer dans l’année supérieure.
Mon fils va aller au lycée l’année prochaine et nous sommes à 30 minutes à pied. Il va pouvoir bénéficier de notre relative proximité et c’est le domicile de sa mère qui se trouve maintenant éloigné de son établissement scolaire. Juste retour des choses. Tout vient à point à qui sait attendre.
Ma petite dernière qui n’est plus petite fera la route seule avec moi le matin. Il faut surveiller celle-la. Les générations se suivent mais ne se ressemblent pas.
J’ai pris quelques jours avec mes enfants et nous sommes à Paris. Visites de musées, de lieux historiques et dîners avec mon père. Il a beaucoup maigri. Il rentrera avec nous ce week-end pour une semaine en province. Tant pis pour ma-dame, je serai intraitable sur ce point, même si cela doit tuer définitivement notre couple. Mon souci, c’est d’arriver à rester le plus souvent possible à la maison la semaine à venir. J’ai des clients et une stagiaire. Je me débrouillerai.
IL Y A QUELQUES JOURS :
Mon père va rester presque 3 semaines. Je vais devoir le raccompagner chez lui pendant nos vacances. Cela me fend le cœur. Mon petit père, égoïste, vieillissant, dorénavant coincé dans le passé mais mon petit père. Mon père.
J’essaye de le décider à venir s’installer par ici. Des fois, je le sens prêt à accepter l’idée. Des fois, il fait marche arrière. Que peut être sa vie, seul, dans son petit studio ? La télé, la fenêtre, un jeu de carte, un appel de temps en temps. « J’ai eu une vie agréable ». Je connais cette phrase. Je crois que je voudrais la prononcer aussi parfois. Un bilan calme et résigné d'une vie dont on attend plus grand-chose.
Les enfants ne sont pas là. J’espère qu’ils s’amusent. Nous avons vu passer mon aînée. Ma-dame et elle ont fait les magasins ensemble. Amusant. Ma deuxième aînée est pleine de doutes. Je l’ai eu au téléphone. Elle voit son avenir un peu trop précisément tracé. Elle commence à rêver d’exil elle aussi. Fais le ma grande. Pars. Pars mais retourne toi de temps en temps. Nous avons aussi vu passer une des filles de ma-dame. Mes plus jeunes sont avec leurs cousins. Si le nombre de contacts que j’ai avec eux est proportionnel à leur ennui, ils s’amusent bien, je peux me rassurer.
Ma-dame et moi attendons de pouvoir souffler. Ce qui ne saurait tarder. Elle a besoin de se changer les idées. Elle a besoin de légèreté. Je suis attentionné, du mieux que je puisse. Je l’écoute. J’essaye d’aider. Elle est fragile mais se cache, comme beaucoup de femmes. Je crois qu’elle apprécie le respect et l’amour que je lui porte. Je regrette parfois de l’avoir entraîné dans cette aventure. Mais après tout, ce ne sont que des vies et les nôtres ne sont pas les pire.
J’ai des coups de fatigues épouvantables. Même respirer me fatigue dans ces moments là. C’est très désagréable. Je suis comme anéanti. Et puis je redémarre. Il ne faudrait pas que je travaille moins de 10h par jour. Ça n’a rien d’exceptionnel, beaucoup de gens travaillent plus que cela. Je travaille de la maison, je suis au moins près de mon père. Moi. Mes problèmes. Mon nombril. C’est curieux une vie, un homme. Je pense à nous tous, chacun avec nos désirs, nos angoisses, nos joies, nos peines. Qu'en reste t’il après notre passage ? Qui saura ce que nous pensions, ressentions ? Qui pourra entrevoir la complexité de nos existences pour la plupart si médiocres, au moins en apparence ? Des générations se succèdent. Nous, aujourd’hui, via les outils et supports dont nous disposons, avons la possibilité de laisser – plus facilement qu’avant - un message à ceux qui nous succèderons. Je pense aux enfants de nos enfants. Leur laisser entrevoir ce qu’il y avait derrière la photo – numérique – de leur arrière grand aïeul. Curieux comme pensée.
Plaie d’argent n’est pas mortelle. Heureusement. Je suis fauché comme les blés. Je ne sais pas comment j’ai réussi à me mettre dans cette situation. J’ai des sentiments partagés à ce sujet. Je pense à ceux qui sont en permanence au bord du gouffre, à ceux qui y tombent, à ceux qui ont touché le fond. Et quand les impôts nous contactent pour nous faire part d’une erreur sur le calcul d’une taxe il y a un an et exigent un paiement immédiat, je suis content de contribuer à un peu de solidarité. Mais je voudrais cette solidarité sélective. Parler de gaspillage est politiquement correct, c'est même dans l'air du temps, nous sommes en période de "rigueur". Parler de parasites ne l’est pas. Pourtant, il y a les deux. Du gaspillage, à tous les niveaux – que l’on tente de compenser par des effets d’annonce – et des opportunistes. Ceux que je crains le plus sont ceux qui avouent sans complexe leur attitude en la justifiant parce que « si ce n’est pas eux, ce sera quelqu’un d’autre ».
IL Y A… MAINTENANT :
J’espère que ceux qui passeront par ici se souviendront de moi.
Mais non, je voulais dire que j’espère que ceux qui liront ce mot ont passé, passent ou vont passer de bonne vacances, qu'ils se forgent un moral d’acier et une santé de fer (avec une pincée d’inox pour ne pas rouiller trop vite…).
« Et c'est le temps qui court, court, qui nous rend sérieux.
La vie nous a rendu plus orgueilleux
Parce que le temps qui court, court, change les plaisirs
Et que le manque d'amour nous fait vieillir.
À l'heure qu'il est, mes voitures de plastique
Sont devenues vraies depuis longtemps
Et finalement, les affaires et l'argent
Ont remplacé mes jouets d'avant.»
(Adaptation française d’Alain Chamfort d’une chanson de Barry Manilow)
(Adaptation française d’Alain Chamfort d’une chanson de Barry Manilow)
Libellés :
Etats d'âme,
Mon père,
travail,
vacances
mardi 22 juin 2010
Le grand capital
La crise de la cinquantaine avant l’âge ou la crise de la quarantaine sur le tard ? Je ne sais pas.
Je me suis fait la réflexion suivante (ce qui prouve un esprit perturbé en ce moment) : la meilleure façon de léguer un capital financier optimal à mes enfants (la capital financier n’est pas tout en ce bas monde… mais il aide à vivre), serait de mourir sous peu !
Si je vais jusqu’à la retraite sans encombre, j’aurais alors besoin d’une partie de ce capital pour vivre : je ne pourrai pas tout transmettre.
Si je rencontre des problèmes - comme le chômage par exemple – j’entamerai le capital pour vivre : je ne pourrai pas tout transmettre.
Si je meurs « accidentellement » avant, le capital sera intact et le prêt en cours pour la « nouvelle » maison sera payé. Bingo.
Drôle de monde dans lequel il vaut mieux mourir si l’on veut transmettre le maximum de biens matériels à sa descendance.
Certes, mes enfants seraient tristes, comme je l’ai été quand ma mère est morte. Mais je suis toujours là.
Certes, ma-dame serait triste – c’est un peu prétentieux de ma part de le penser - et il lui faudrait en plus vendre la maison. Mais elle ne serait pas la première à devoir refaire sa vie après un décès.
Mais pourquoi mes enfants auraient-ils besoin d’un capital financier « optimal » ? Franchement, la question vaut-elle ma peine d’être posée ? De mauvais choix en mensonges et détournements, notre économie, nos pays du grand capital, courent à leur perte.
Le bateau prend l’eau et les voyageurs de deuxième – ceux qui sont juste bons à payer des impôts –et troisième classes - ceux qui ne peuvent pas payer d’impôts mais doivent être « aidés » - vont sombrer avec lui.
Effectivement, je n’y crois plus.
P.S. : Et si je dis que je repasse bientôt pour vous répondre, vous me croyez ?
Je me suis fait la réflexion suivante (ce qui prouve un esprit perturbé en ce moment) : la meilleure façon de léguer un capital financier optimal à mes enfants (la capital financier n’est pas tout en ce bas monde… mais il aide à vivre), serait de mourir sous peu !
Si je vais jusqu’à la retraite sans encombre, j’aurais alors besoin d’une partie de ce capital pour vivre : je ne pourrai pas tout transmettre.
Si je rencontre des problèmes - comme le chômage par exemple – j’entamerai le capital pour vivre : je ne pourrai pas tout transmettre.
Si je meurs « accidentellement » avant, le capital sera intact et le prêt en cours pour la « nouvelle » maison sera payé. Bingo.
Drôle de monde dans lequel il vaut mieux mourir si l’on veut transmettre le maximum de biens matériels à sa descendance.
Certes, mes enfants seraient tristes, comme je l’ai été quand ma mère est morte. Mais je suis toujours là.
Certes, ma-dame serait triste – c’est un peu prétentieux de ma part de le penser - et il lui faudrait en plus vendre la maison. Mais elle ne serait pas la première à devoir refaire sa vie après un décès.
Mais pourquoi mes enfants auraient-ils besoin d’un capital financier « optimal » ? Franchement, la question vaut-elle ma peine d’être posée ? De mauvais choix en mensonges et détournements, notre économie, nos pays du grand capital, courent à leur perte.
Le bateau prend l’eau et les voyageurs de deuxième – ceux qui sont juste bons à payer des impôts –et troisième classes - ceux qui ne peuvent pas payer d’impôts mais doivent être « aidés » - vont sombrer avec lui.
Effectivement, je n’y crois plus.
P.S. : Et si je dis que je repasse bientôt pour vous répondre, vous me croyez ?
samedi 29 mai 2010
La routine
J’ai voulu faire économiser un peu d’argent à ma société. J’ai voyagé avec « JetFacile ». Feuille de route : La capitale « locale » -proche de mon domicile - vers Bordeaux en avion puis Bordeaux l’Espagne en voiture (350 km). Coût du trajet voiture incluse : 270€.
La solution compagnie « high-cost » - l’opposé de low-cost, on est d’accord – revient à 950 – 1100€.
Sur le papier, grosse économie et le téléphone occuperait sans problème les 2 x 350 km de voiture (téléphone main libre sur haut-parleurs, c’est légal, j’aime ce qui est légal).
Départ le mercredi soir. Aïe, ça commence mal. 1h30 de retard. Changement d’avion car le notre est en panne. Et nous avons de la chance car comme le vol d’à côté a moins de passagers, c’est le leur qui est simplement annulé et nous prenons leur avion, le temps de virer leurs bagages de la soute et d’y mettre les notres . Calcul purement économique. En supprimant l’autre vol, il y a moins de remboursements à effectuer qu’avec le notre. Sympathiques passagers du vol d’à côté, plantés dans l’aéroport à 22h00 sans vol avant le lendemain. J’aime bien les passagers des vols d’à côté : on ne voyage pas avec eux.
Mais les 1h30 de retard au départ me conduisent à arriver à l’hôtel à Bordeaux vers minuit. Et comme je dois repartir à 5h00 le lendemain, les 4h00 de sommeil paraissent courtes.
Mais j’aime mon travail, j’aime mon Président, j’aime les syndicats, j’aime l’opposition, la pluie, les camions, les péages… j’aime tout et c’est donc dans la bonne humeur que je me suis levé pour aller à mon rendez-vous.
Clients sympas, collègues locaux sympas, restaurateurs sympas à midi, etc, etc – j’aime tout – et en fin d’après-midi, retour à l’aéroport de Bordeaux. Un peu fatigué tout de même.
La charmante hôtesse du comptoir de la compagnie JetFacile prend mon passeport et me dit que j’ai déjà imprimé ma carte d’embarquement. Je nuance : elle a été imprimé c’est possible, mais pas par moi et surtout, je ne l’ai pas. Comme elle est gentille et m’aime bien – je le sens, elle aussi aime tout le monde, mais moi un peu plus, c’est évident – elle me fait cadeaux des 51 euros de pénalité et pour la remercier, je lui promets un rôle dans mon prochain film (ben non, c’est pas vrai).
Je dépose une partie de mes 30 kilos de bagage – j’ai toujours 30 kg de bagage, j’aime bien trimballer mes grosses valises, mon dos aime moins mais il vieillit le pauvre, c’est pour ça qu’il aime moins, mais comme moi je reste jeune, j’aime bien – et je vais dans le piège, je veux dire, dans la salle d’embarquement. Je suis un peu en avance, il reste un peu moins d’une heure avant l’embarquement, je me prends un sandwich et une bière. La bière fait gonfler mais pas gonfler d’orgueil, c’est donc moins grave. C’est pour cela que je bois de la bière maintenant. J’aime bien la bière, maintenant.
J’aime bien les salles d’embarquement. C’est relativement démuni, on va à l’essentiel là dedans. Il y a peu de sièges, pas assez pour le nombre de passagers qui s’y trouvent, c’est pour que les gens aillent dans les boutiques et achètent des trucs. Des trucs « moins chers ». Moins chers que quoi, on ne sait pas bien mais c’est « moins cher ». C’est « duty free ». Même si on paye les taxes quand on reste dans le même pays où en Europe, ça s’appelle « duty free » et c’est « moins cher ». En fait, c’est « très cher » mais moins cher que « très très cher ».
Après mon sandwich et ma bière – que j’ai bien aimé à part le beurre du sandwich – je regarde le grand tableau qui modifie parfois l’humeur que l’on a. Quand c’est « prévu à l’heure », on garde l’humeur que l’on a. Quand c’est « retardé », si l’on’ était pas de mauvaise humeur, on le devient et l’on essaye d’imaginer ce qui va se trouver perturbé pour le reste de la journée. Quand c’est « annulé », on devient de très mauvaise humeur et l’on pense à tout ce qui ne peut plus être fait et à la meilleure façon de se sortir de cette situation.
Là, en l’occurrence, c’était simplement « retardé ». Interdit de sortir de la salle, des places assises pour la moitié des passagers présents, pas plus. Au bout d’une heure ou une heure trente, des nouvelles : le vol est retardé et ne partira pas à l’heure. En fait, je crois que la plupart des passagers le savaient déjà. Mais il devait y avoir des crétins dans le groupe et l’information était pour eux. C’est élégant car les crétins n’ont pas été « montrés » du doigt, ce qui aurait été le cas si l’hôtesse était allée à eux. Bravo pour le tact. Et puis, je trouve courageuses ces hôtesses qui descendent dans la fosse aux lions – la salle d’embarquement- pour expliquer au gens que leurs projets sont morts. J’aime bien les hôtesses courageuses.
Finalement, nous sommes partis avec trois heures de retard, mal aux pieds ou aux fesses pour ceux qui n’avaient pas de fauteuil en salle d’embarquement et des trucs de luxe pas « très très chers » pour ceux qui ont traîné au « duty free » non détaxé.
A 3h du matin, j’étais dans mon lit.
Ce soir, Je me suis fait un petit resto avec mes deux plus jeunes et c’était bien sympa. Il y avait une table avec un couple homo pas loin et l’intérêt que l’un d’eux me prêtait était un peu gênant, même ma fille l’a remarqué. En revanche, la cuisinière ne m’a pas regardé car elle est aussi homo et la dernière fois c’est ma-dame qui était gênée par ses regards.
C’est sympa de plaire mais je préfère plaire aux personnes de l’autre sexe. Pas de jugement ici, juste une constatation. Et puis, tous les regards insistants sont gênants mais ceux de la’utre sexe le son moins pour moi. J’aime bien l’autre sexe.
A part ça ?
Pas grand-chose. Deuxième aînée ne viendra plus à la maison tant que je n’aurai pas quitté ma-dame et ma-dame est chez sa mère car elle croyait que grande-majeure allait venir à la maison ce week-end.
La routine quoi.
J’aime bien la routine.
La solution compagnie « high-cost » - l’opposé de low-cost, on est d’accord – revient à 950 – 1100€.
Sur le papier, grosse économie et le téléphone occuperait sans problème les 2 x 350 km de voiture (téléphone main libre sur haut-parleurs, c’est légal, j’aime ce qui est légal).
Départ le mercredi soir. Aïe, ça commence mal. 1h30 de retard. Changement d’avion car le notre est en panne. Et nous avons de la chance car comme le vol d’à côté a moins de passagers, c’est le leur qui est simplement annulé et nous prenons leur avion, le temps de virer leurs bagages de la soute et d’y mettre les notres . Calcul purement économique. En supprimant l’autre vol, il y a moins de remboursements à effectuer qu’avec le notre. Sympathiques passagers du vol d’à côté, plantés dans l’aéroport à 22h00 sans vol avant le lendemain. J’aime bien les passagers des vols d’à côté : on ne voyage pas avec eux.
Mais les 1h30 de retard au départ me conduisent à arriver à l’hôtel à Bordeaux vers minuit. Et comme je dois repartir à 5h00 le lendemain, les 4h00 de sommeil paraissent courtes.
Mais j’aime mon travail, j’aime mon Président, j’aime les syndicats, j’aime l’opposition, la pluie, les camions, les péages… j’aime tout et c’est donc dans la bonne humeur que je me suis levé pour aller à mon rendez-vous.
Clients sympas, collègues locaux sympas, restaurateurs sympas à midi, etc, etc – j’aime tout – et en fin d’après-midi, retour à l’aéroport de Bordeaux. Un peu fatigué tout de même.
La charmante hôtesse du comptoir de la compagnie JetFacile prend mon passeport et me dit que j’ai déjà imprimé ma carte d’embarquement. Je nuance : elle a été imprimé c’est possible, mais pas par moi et surtout, je ne l’ai pas. Comme elle est gentille et m’aime bien – je le sens, elle aussi aime tout le monde, mais moi un peu plus, c’est évident – elle me fait cadeaux des 51 euros de pénalité et pour la remercier, je lui promets un rôle dans mon prochain film (ben non, c’est pas vrai).
Je dépose une partie de mes 30 kilos de bagage – j’ai toujours 30 kg de bagage, j’aime bien trimballer mes grosses valises, mon dos aime moins mais il vieillit le pauvre, c’est pour ça qu’il aime moins, mais comme moi je reste jeune, j’aime bien – et je vais dans le piège, je veux dire, dans la salle d’embarquement. Je suis un peu en avance, il reste un peu moins d’une heure avant l’embarquement, je me prends un sandwich et une bière. La bière fait gonfler mais pas gonfler d’orgueil, c’est donc moins grave. C’est pour cela que je bois de la bière maintenant. J’aime bien la bière, maintenant.
J’aime bien les salles d’embarquement. C’est relativement démuni, on va à l’essentiel là dedans. Il y a peu de sièges, pas assez pour le nombre de passagers qui s’y trouvent, c’est pour que les gens aillent dans les boutiques et achètent des trucs. Des trucs « moins chers ». Moins chers que quoi, on ne sait pas bien mais c’est « moins cher ». C’est « duty free ». Même si on paye les taxes quand on reste dans le même pays où en Europe, ça s’appelle « duty free » et c’est « moins cher ». En fait, c’est « très cher » mais moins cher que « très très cher ».
Après mon sandwich et ma bière – que j’ai bien aimé à part le beurre du sandwich – je regarde le grand tableau qui modifie parfois l’humeur que l’on a. Quand c’est « prévu à l’heure », on garde l’humeur que l’on a. Quand c’est « retardé », si l’on’ était pas de mauvaise humeur, on le devient et l’on essaye d’imaginer ce qui va se trouver perturbé pour le reste de la journée. Quand c’est « annulé », on devient de très mauvaise humeur et l’on pense à tout ce qui ne peut plus être fait et à la meilleure façon de se sortir de cette situation.
Là, en l’occurrence, c’était simplement « retardé ». Interdit de sortir de la salle, des places assises pour la moitié des passagers présents, pas plus. Au bout d’une heure ou une heure trente, des nouvelles : le vol est retardé et ne partira pas à l’heure. En fait, je crois que la plupart des passagers le savaient déjà. Mais il devait y avoir des crétins dans le groupe et l’information était pour eux. C’est élégant car les crétins n’ont pas été « montrés » du doigt, ce qui aurait été le cas si l’hôtesse était allée à eux. Bravo pour le tact. Et puis, je trouve courageuses ces hôtesses qui descendent dans la fosse aux lions – la salle d’embarquement- pour expliquer au gens que leurs projets sont morts. J’aime bien les hôtesses courageuses.
Finalement, nous sommes partis avec trois heures de retard, mal aux pieds ou aux fesses pour ceux qui n’avaient pas de fauteuil en salle d’embarquement et des trucs de luxe pas « très très chers » pour ceux qui ont traîné au « duty free » non détaxé.
A 3h du matin, j’étais dans mon lit.
Ce soir, Je me suis fait un petit resto avec mes deux plus jeunes et c’était bien sympa. Il y avait une table avec un couple homo pas loin et l’intérêt que l’un d’eux me prêtait était un peu gênant, même ma fille l’a remarqué. En revanche, la cuisinière ne m’a pas regardé car elle est aussi homo et la dernière fois c’est ma-dame qui était gênée par ses regards.
C’est sympa de plaire mais je préfère plaire aux personnes de l’autre sexe. Pas de jugement ici, juste une constatation. Et puis, tous les regards insistants sont gênants mais ceux de la’utre sexe le son moins pour moi. J’aime bien l’autre sexe.
A part ça ?
Pas grand-chose. Deuxième aînée ne viendra plus à la maison tant que je n’aurai pas quitté ma-dame et ma-dame est chez sa mère car elle croyait que grande-majeure allait venir à la maison ce week-end.
La routine quoi.
J’aime bien la routine.
samedi 8 mai 2010
La reproduction humaine
(Tout d’abord, merci pour vos messages. Je repasse bientôt pour vous répondre).
Je sais, je fais un blocage.
J’étais sur le parking. Je passais de radio en radio en attendant. Rapidement sur celles ou l’animateur voulait faire preuve d’humour, un peu moins vite sur celles où je reconnaissais des morceaux connus, tout en m’interdisant de rester trop longtemps sur « Nostalgia for ever » - vous reconnaîtrez – pour ne pas m’avouer que je suis maintenant un vieux con et que les morceaux qui ont bercé mon adolescence sont dans les bacs « anthologie » des disquaires.
J’attendais les dames qui étaient allées « en vitesse » acheter un T-shirt. Un seul et unique T-shirt. J’attendais depuis 20 minutes… Un T-shirt doit être choisi avec soin. Tout ce que les femmes choisissent doit l’être avec soin. Il faut comparer, essayer, comparer à nouveau, partir, revenir, réessayer, s’éloigner et prendre finalement l’article. Il ne faut jamais le prendre rapidement, ça ne se fait pas. Et le temps passé à choisir n’est pas proportionnel au prix de l’article. Pour ce T-shirt uni, il aura fallu 40 minutes.
Il faisait chaud, les fenêtres du véhicule étaient ouvertes et le courant d’air peinait à rafraîchir l’habitacle.
Le couple est arrivé. Jeune, très jeune couple. Très très jeune couple en fait. Le père marchait devant avec les mains chargées des pièces automobiles qu’il venait d’acheter pour sa BM « tunée ». La jeune maman tenait la main de la petite fille. Je n’avais pas vu la petite fille, elle ne dépassait pas la portière. Je ne l’avais pas vu mais j’ai entendu le bruit de sa petite tête contre le rétroviseur de la voiture d’à côté. Un petit choc et puis des larmes. Elle était juste assez haute pour se cogner.
Le père est arrivé vers elle et lui a donné un coup de pied. Pas un gros coup de pied, mais un coup de pied tout de même. Il l’a bousculé en la grondant d’un ton très dur. La mère frottait la tête de la petite, qui pleurait toujours, forcément, mais ne disait rien. Le père – mais peut-on lui accorder ce titre – a attrapé la petite, a ouvert la porte de la BM, a mis la fillette à l’intérieur et à fermé la porte. Les vitres étaient toutes fermées et la voiture était garée au soleil depuis plus de 20 minutes. Ensuite, il a commencé à changer ses essuie-glaces, calmement. La mère regardait.
J’ai été lâche, comme d’habitude malheureusement. Je n’ai rien dit, rien fait. J’aurais du lui enfoncer les essuie-glaces où je pense. Mais je n’ai rien fait. J’ai pensé que ça ne me regardait pas. J’ai pensé que je ne saurais pas expliquer, ni quoi, ni comment. Et expliquer quoi ? Qu’on ne frappe pas un enfant qui s’est fait mal ? Qu’on ne le met pas dans une voiture restée en plein soleil sans ouvrir les fenêtres ?
Non, ça ne passe pas. J’aurais du faire quelque chose. C’est simplement insupportable et inacceptable. Pauvre petite gosse, bien mal partie dans cette vie.
Je sais, je fais un blocage.
J’étais sur le parking. Je passais de radio en radio en attendant. Rapidement sur celles ou l’animateur voulait faire preuve d’humour, un peu moins vite sur celles où je reconnaissais des morceaux connus, tout en m’interdisant de rester trop longtemps sur « Nostalgia for ever » - vous reconnaîtrez – pour ne pas m’avouer que je suis maintenant un vieux con et que les morceaux qui ont bercé mon adolescence sont dans les bacs « anthologie » des disquaires.
J’attendais les dames qui étaient allées « en vitesse » acheter un T-shirt. Un seul et unique T-shirt. J’attendais depuis 20 minutes… Un T-shirt doit être choisi avec soin. Tout ce que les femmes choisissent doit l’être avec soin. Il faut comparer, essayer, comparer à nouveau, partir, revenir, réessayer, s’éloigner et prendre finalement l’article. Il ne faut jamais le prendre rapidement, ça ne se fait pas. Et le temps passé à choisir n’est pas proportionnel au prix de l’article. Pour ce T-shirt uni, il aura fallu 40 minutes.
Il faisait chaud, les fenêtres du véhicule étaient ouvertes et le courant d’air peinait à rafraîchir l’habitacle.
Le couple est arrivé. Jeune, très jeune couple. Très très jeune couple en fait. Le père marchait devant avec les mains chargées des pièces automobiles qu’il venait d’acheter pour sa BM « tunée ». La jeune maman tenait la main de la petite fille. Je n’avais pas vu la petite fille, elle ne dépassait pas la portière. Je ne l’avais pas vu mais j’ai entendu le bruit de sa petite tête contre le rétroviseur de la voiture d’à côté. Un petit choc et puis des larmes. Elle était juste assez haute pour se cogner.
Le père est arrivé vers elle et lui a donné un coup de pied. Pas un gros coup de pied, mais un coup de pied tout de même. Il l’a bousculé en la grondant d’un ton très dur. La mère frottait la tête de la petite, qui pleurait toujours, forcément, mais ne disait rien. Le père – mais peut-on lui accorder ce titre – a attrapé la petite, a ouvert la porte de la BM, a mis la fillette à l’intérieur et à fermé la porte. Les vitres étaient toutes fermées et la voiture était garée au soleil depuis plus de 20 minutes. Ensuite, il a commencé à changer ses essuie-glaces, calmement. La mère regardait.
J’ai été lâche, comme d’habitude malheureusement. Je n’ai rien dit, rien fait. J’aurais du lui enfoncer les essuie-glaces où je pense. Mais je n’ai rien fait. J’ai pensé que ça ne me regardait pas. J’ai pensé que je ne saurais pas expliquer, ni quoi, ni comment. Et expliquer quoi ? Qu’on ne frappe pas un enfant qui s’est fait mal ? Qu’on ne le met pas dans une voiture restée en plein soleil sans ouvrir les fenêtres ?
Non, ça ne passe pas. J’aurais du faire quelque chose. C’est simplement insupportable et inacceptable. Pauvre petite gosse, bien mal partie dans cette vie.
mardi 27 avril 2010
Les chambres vides
Mon bureau est à côté des chambres des enfants.
Et comme je passe devant, lentement, prêt à aller me coucher, après avoir travaillé trop tard, je vois que ce soir les chambres sont vides.
Vides de mes petites vies. Ils me manquent.
Ce n’est pas humain de ne pas vivre avec ses enfants.
J’écoute, Devics et Sol Seppy.
Quand on va « au fond » de son humeur, il faut y aller complètement, y sombrer de toute son âme, de tout son être, s’enfoncer, se sentir tomber.
Ces portes à demie ouverte sur ces chambres vides m’attristent.
Ce soir nous étions seuls avec ma-dame comme nous ne l’avions pas été depuis longtemps. Elle était belle. Elle était heureuse. Elle souriait, me prenait la main. Nous avons trouvé un restaurant très moyen et sans grand caractère. Mais ce n’était pas bien grave. Ce qui était important, c'était d'y être ) deux.
Le lundi soir il y a peu de choix.
Je revois son sourire, sa bonne humeur, ses mots, tous ses mots. Elle parlait beaucoup comme quelqu’un qui est bien, quelqu’un qui relâche ses tensions internes.
J’aime la voir heureuse, j’ai l’impression de servir à quelque chose.
Puis nous sommes rentrés. Elle s’est couchée et je suis allé travailler, en bas, à côté des chambres vides.
Dors bien…
Et comme je passe devant, lentement, prêt à aller me coucher, après avoir travaillé trop tard, je vois que ce soir les chambres sont vides.
Vides de mes petites vies. Ils me manquent.
Ce n’est pas humain de ne pas vivre avec ses enfants.
J’écoute, Devics et Sol Seppy.
Quand on va « au fond » de son humeur, il faut y aller complètement, y sombrer de toute son âme, de tout son être, s’enfoncer, se sentir tomber.
Ces portes à demie ouverte sur ces chambres vides m’attristent.
Ce soir nous étions seuls avec ma-dame comme nous ne l’avions pas été depuis longtemps. Elle était belle. Elle était heureuse. Elle souriait, me prenait la main. Nous avons trouvé un restaurant très moyen et sans grand caractère. Mais ce n’était pas bien grave. Ce qui était important, c'était d'y être ) deux.
Le lundi soir il y a peu de choix.
Je revois son sourire, sa bonne humeur, ses mots, tous ses mots. Elle parlait beaucoup comme quelqu’un qui est bien, quelqu’un qui relâche ses tensions internes.
J’aime la voir heureuse, j’ai l’impression de servir à quelque chose.
Puis nous sommes rentrés. Elle s’est couchée et je suis allé travailler, en bas, à côté des chambres vides.
Dors bien…
Libellés :
Déposer les enfants chez l'autre
jeudi 22 avril 2010
Une expérience intéressante !
Dans la gare du pays balte, il y avait une employée sur trois présentes qui parlaient anglais. A priori, je ne devais pas être le seul à lui demander comment rejoindre une zone plus au sud et à l’ouest, car elle m’a marqué les horaires sur une feuille sans consulter une seule fois son écran ! Mais, elle ne pouvait me vendre des billets que jusqu’à Berlin. C’était déjà ça.
Le lendemain, sur le quai, je remarquais un groupe de 4 personnes parlant français. Nous avons discuté et dans le wagon, nous avons retrouvé deux autres français. Lors du contrôle des billets, la contrôleuse tenta de nous expliquer quelque chose mais dans sa langue, qu’aucun de nous ne parlait. Finalement, une personne du groupe ayant quelques notions de russe, nous comprîmes que nous étions en deuxième classe et que nous n’avions que des billets de troisième classe !
Le petit supplément acquitté – quelque chose comme l’équivalent de 30 cts d’euros ! – nous pûmes rester dans le wagon, qui était une sorte de voiture bar. En fait, il s’agissait d’un petit emplacement vitré d’un mètre carré environ, ou une jeune femme avait 3 paniers empilés les uns sur les autres et contenant des paquets de chips, des boissons et des barres chocolatées…
Ce fut ensuite un changement de train dans une gare de Lituanie pour prendre le train de Varsovie. Gros bazar sur le quai et dans les compartiments. Incroyable quantité de bagages. Anglais, allemand, français, polonais étaient les langues que l’on pouvait entendre. Un autre couple de français se joignit à nous. Petite troupe sympathique, contact facile, un des grands avantages de ce genre de situation : les gens retrouvent le plaisir de communiquer, ils sabordent facilement, sans trop de crainte.
J’avais pu me faire retenir une chambre dans un hôtel proche de la gare de Varsovie par un collègue polonais. Les autres francophones n’en avaient pas. Par emails, j’ai retenu trois chambres supplémentaires. Remerciement, promesse de « verre gratuit » à l’arrivée.
La gare de Varsovie n’est pas accueillante la nuit. En particulier la partie à laquelle on accède à partir des quais. Ce qui ma surpris, c’est la quantité d’agents de sécurité présents un peu partout dans les couloirs. Je suis parti le premier pour confirmer les chambres de mes camarades et je suis ensuite retourner à la gare pour m’assurer qu’il n’y ait pas un train plus tôt. L’employée ne parlait que le polonais. Il y avait bien 2 françaises qui baragouinaient un polonais à priori compréhensible de l’employée mais elles refusèrent de traduire mes questions. Françaises de merde, bien blanches et bien connes. Qu’elles aillent au diable. Un polonais de la file parlait anglais. Il traduisit la seule et modeste question que j’avais : A quelle heure le prochain train libre pour Berlin ? Il me donna la réponse : 11h35 demain. Mon billet étant pour celui de 6h30, il n’y avait pas avantage à changer et je regagnais l’hôtel.
Mes petits camarades venaient d’arriver. Connaissant le quartier, je les ai emmenés dans un restaurant situé à deux pas où nous avons passé une excellente soirée.
Rentré vers 1h00, le réveil à 5h00 fut difficile. Notre petite troupe se retrouva sur le quai bondé de la gare de Varsovie pour le train de Berlin.
Du train, j’arrivai à joindre le bureau qui m’envoya un billet de train par email pour faire le trajet Berlin Genève.
Evidemment le train arriva avec 20 minutes de retard à Berlin. Correspondance pour Genève manquée. Dans ces cas là, on maudit un peu les compagnies ferroviaires qui s’échinent à faire partir les trains à l’heure alors que la plupart arrive en retard. Ainsi, vous êtes sûr de rater la majorité des correspondances.
Notre groupe s’est rapidement dispersé à l'arrivée à Berlin, certains pouvaient encore attraper leur prochain train.
Je me mis à la recherche d’un guichet de la « DB » pour changer mon billet et / ou connaître les autres solutions.
La grosse dame semblait peu souriante. Effectivement. Non seulement, elle était peu souriante, mais de plus butée et stupide. Mon billet électronique Berlin Genève n’était pas imprimé. Il était parfaitement visible sur mon terminal de messagerie, on y voyait le numéro et j’avais mon passeport. Mais non, il n’était pas imprimé et il fallait l’imprimer. Je lui expliquais, d’abord gentiment la situation, que je ne voyageais pas avec une imprimante que je venais de le recevoir par messagerie mais que je voulais surtout connaître les autres horaires. Rien à faire, cette grosse vache ne voulut rien comprendre. Allemande de merde, bien blanche et bien conne.
Dépité, je me mis à chercher un endroit où imprimer ce maudit billet. Un cybercafé ou n’importe quoi. En passant devant un autre point d’information, je posai la question « où imprimer mon billet ». L’employée, souriante me pris mon terminal mobile, mon passeport et au bout de quelques secondes, me les rendit avec un billet imprimé et une feuille de route avec l’ensemble des changements à effectuer. Je lui aurai bien fait la bise à cette charmante dame. Sympathique employée allemande.
Le train suivant m’emmena à Hanovre. Celui d’après à Bâle, l’avant dernier à Bern et le dernier à Genève. Que dire de cette partie du voyage ? Pas grande chose. Peut-être qu’un contrôleur se moqua du « con de français » (je comprends certaine insulte) que j’étais car je n’avais pas vu que j’avais un billet de première classe. Je n’ai ni craché, ni balancé mon poing à cette face de rat, blanche aussi.
Dans le train Bâle Bern, le contrôleur me parla avec un fort accent suisse allemand, sans que je ne lui ai rien demandé. « C’est un bien long voyage ! Vous étiez bloqué à cause des avions ? Bon courage pour votre retour et n’oubliez pas de changer à Bern ». Sympathique contrôleur suisse.
A Genève, j'ai pu constater que j’arrivais au centre ville, pas à l’aéroport. J’avais oublié. A minuit passé, il n’y a personne pour vous renseigner dans la gare et autour. Il y a juste des drogués, des alcooliques et des gens qui pressent le pas.
Finalement, le temps de repérer les bus qui auraient pu m’y déposer, je les ratais tous : fin de service à 00h30 environ. N’ayant plus un kopek en poche, je retirai des francs suisses, payai un taxi, plaçai la monnaie rendue par le chauffeur avec la monnaie balte et polonaise que contenait ma poche.
Quelle soulagement de récupérer ma voiture.
A 3h00 j’étais couché, dans mon lit.
Ce que je retiens de cette expérience, ce sont plusieurs choses :
1. Le principe de précaution c’est très bien. Il est important de pouvoir prendre rapidement la décision d’interrompre quelque chose, en l’occurrence le trafic aérien. Mais, mais, il faut aussi savoir prendre la décision de relancer la machine. Et la, c’est une autre affaire. On a pu voir que personne ne veut prendre cette responsabilité. Les choses se remettent en place petit à petit et par initiative quasi « individuelles » ;
2. L’Europe est un leurre. Nous n’avons pas de langue commune, nous ne nous aimons pas. C’est ce que j’ai illustré par quelques propos outranciers. Des systèmes différents, des monnaies différentes, pas de possibilité de prendre des billets sur des trajets longs (les compagnies aériennes sont bien mieux équipées que les compagnies ferroviaires).
3. Pas de mise en place au niveau européen d’une chaîne de communication dans les points de regroupement que représentent les gares routières et ferroviaires des grandes villes européennes. Il aurait fallu juste quelques guichet d’information à Varsovie, Berlin (par exemple) pour « aiguiller » les voyageurs : « allez par là, prenez un billet ici, voici une liste des hôtels » des petites informations utiles quand on se retrouve à voyager sans avoir rien préparé.
4. La tendance à se regrouper quand on est « perdu » ou face à une situation imprévue. Les gens se redécouvrent, ils parlent, partagent ce qu’ils ont (nourriture, boisson, astuces…). C’est très agréable, c’est extrêmement positif et rassurant. Nous ne pouvons pas vivre isoler comme on nous pousse à le faire. Etre conscient du « diviser pour mieux régner » que l’on nous impose… Mais n’est-ce pas ce que l’on tente de corriger avec nos blogs ?
(Je retravaillerai cet article plus tard : fautes, concordance des temps, c'est du brut !)
Le lendemain, sur le quai, je remarquais un groupe de 4 personnes parlant français. Nous avons discuté et dans le wagon, nous avons retrouvé deux autres français. Lors du contrôle des billets, la contrôleuse tenta de nous expliquer quelque chose mais dans sa langue, qu’aucun de nous ne parlait. Finalement, une personne du groupe ayant quelques notions de russe, nous comprîmes que nous étions en deuxième classe et que nous n’avions que des billets de troisième classe !
Le petit supplément acquitté – quelque chose comme l’équivalent de 30 cts d’euros ! – nous pûmes rester dans le wagon, qui était une sorte de voiture bar. En fait, il s’agissait d’un petit emplacement vitré d’un mètre carré environ, ou une jeune femme avait 3 paniers empilés les uns sur les autres et contenant des paquets de chips, des boissons et des barres chocolatées…
Ce fut ensuite un changement de train dans une gare de Lituanie pour prendre le train de Varsovie. Gros bazar sur le quai et dans les compartiments. Incroyable quantité de bagages. Anglais, allemand, français, polonais étaient les langues que l’on pouvait entendre. Un autre couple de français se joignit à nous. Petite troupe sympathique, contact facile, un des grands avantages de ce genre de situation : les gens retrouvent le plaisir de communiquer, ils sabordent facilement, sans trop de crainte.
J’avais pu me faire retenir une chambre dans un hôtel proche de la gare de Varsovie par un collègue polonais. Les autres francophones n’en avaient pas. Par emails, j’ai retenu trois chambres supplémentaires. Remerciement, promesse de « verre gratuit » à l’arrivée.
La gare de Varsovie n’est pas accueillante la nuit. En particulier la partie à laquelle on accède à partir des quais. Ce qui ma surpris, c’est la quantité d’agents de sécurité présents un peu partout dans les couloirs. Je suis parti le premier pour confirmer les chambres de mes camarades et je suis ensuite retourner à la gare pour m’assurer qu’il n’y ait pas un train plus tôt. L’employée ne parlait que le polonais. Il y avait bien 2 françaises qui baragouinaient un polonais à priori compréhensible de l’employée mais elles refusèrent de traduire mes questions. Françaises de merde, bien blanches et bien connes. Qu’elles aillent au diable. Un polonais de la file parlait anglais. Il traduisit la seule et modeste question que j’avais : A quelle heure le prochain train libre pour Berlin ? Il me donna la réponse : 11h35 demain. Mon billet étant pour celui de 6h30, il n’y avait pas avantage à changer et je regagnais l’hôtel.
Mes petits camarades venaient d’arriver. Connaissant le quartier, je les ai emmenés dans un restaurant situé à deux pas où nous avons passé une excellente soirée.
Rentré vers 1h00, le réveil à 5h00 fut difficile. Notre petite troupe se retrouva sur le quai bondé de la gare de Varsovie pour le train de Berlin.
Du train, j’arrivai à joindre le bureau qui m’envoya un billet de train par email pour faire le trajet Berlin Genève.
Evidemment le train arriva avec 20 minutes de retard à Berlin. Correspondance pour Genève manquée. Dans ces cas là, on maudit un peu les compagnies ferroviaires qui s’échinent à faire partir les trains à l’heure alors que la plupart arrive en retard. Ainsi, vous êtes sûr de rater la majorité des correspondances.
Notre groupe s’est rapidement dispersé à l'arrivée à Berlin, certains pouvaient encore attraper leur prochain train.
Je me mis à la recherche d’un guichet de la « DB » pour changer mon billet et / ou connaître les autres solutions.
La grosse dame semblait peu souriante. Effectivement. Non seulement, elle était peu souriante, mais de plus butée et stupide. Mon billet électronique Berlin Genève n’était pas imprimé. Il était parfaitement visible sur mon terminal de messagerie, on y voyait le numéro et j’avais mon passeport. Mais non, il n’était pas imprimé et il fallait l’imprimer. Je lui expliquais, d’abord gentiment la situation, que je ne voyageais pas avec une imprimante que je venais de le recevoir par messagerie mais que je voulais surtout connaître les autres horaires. Rien à faire, cette grosse vache ne voulut rien comprendre. Allemande de merde, bien blanche et bien conne.
Dépité, je me mis à chercher un endroit où imprimer ce maudit billet. Un cybercafé ou n’importe quoi. En passant devant un autre point d’information, je posai la question « où imprimer mon billet ». L’employée, souriante me pris mon terminal mobile, mon passeport et au bout de quelques secondes, me les rendit avec un billet imprimé et une feuille de route avec l’ensemble des changements à effectuer. Je lui aurai bien fait la bise à cette charmante dame. Sympathique employée allemande.
Le train suivant m’emmena à Hanovre. Celui d’après à Bâle, l’avant dernier à Bern et le dernier à Genève. Que dire de cette partie du voyage ? Pas grande chose. Peut-être qu’un contrôleur se moqua du « con de français » (je comprends certaine insulte) que j’étais car je n’avais pas vu que j’avais un billet de première classe. Je n’ai ni craché, ni balancé mon poing à cette face de rat, blanche aussi.
Dans le train Bâle Bern, le contrôleur me parla avec un fort accent suisse allemand, sans que je ne lui ai rien demandé. « C’est un bien long voyage ! Vous étiez bloqué à cause des avions ? Bon courage pour votre retour et n’oubliez pas de changer à Bern ». Sympathique contrôleur suisse.
A Genève, j'ai pu constater que j’arrivais au centre ville, pas à l’aéroport. J’avais oublié. A minuit passé, il n’y a personne pour vous renseigner dans la gare et autour. Il y a juste des drogués, des alcooliques et des gens qui pressent le pas.
Finalement, le temps de repérer les bus qui auraient pu m’y déposer, je les ratais tous : fin de service à 00h30 environ. N’ayant plus un kopek en poche, je retirai des francs suisses, payai un taxi, plaçai la monnaie rendue par le chauffeur avec la monnaie balte et polonaise que contenait ma poche.
Quelle soulagement de récupérer ma voiture.
A 3h00 j’étais couché, dans mon lit.
Ce que je retiens de cette expérience, ce sont plusieurs choses :
1. Le principe de précaution c’est très bien. Il est important de pouvoir prendre rapidement la décision d’interrompre quelque chose, en l’occurrence le trafic aérien. Mais, mais, il faut aussi savoir prendre la décision de relancer la machine. Et la, c’est une autre affaire. On a pu voir que personne ne veut prendre cette responsabilité. Les choses se remettent en place petit à petit et par initiative quasi « individuelles » ;
2. L’Europe est un leurre. Nous n’avons pas de langue commune, nous ne nous aimons pas. C’est ce que j’ai illustré par quelques propos outranciers. Des systèmes différents, des monnaies différentes, pas de possibilité de prendre des billets sur des trajets longs (les compagnies aériennes sont bien mieux équipées que les compagnies ferroviaires).
3. Pas de mise en place au niveau européen d’une chaîne de communication dans les points de regroupement que représentent les gares routières et ferroviaires des grandes villes européennes. Il aurait fallu juste quelques guichet d’information à Varsovie, Berlin (par exemple) pour « aiguiller » les voyageurs : « allez par là, prenez un billet ici, voici une liste des hôtels » des petites informations utiles quand on se retrouve à voyager sans avoir rien préparé.
4. La tendance à se regrouper quand on est « perdu » ou face à une situation imprévue. Les gens se redécouvrent, ils parlent, partagent ce qu’ils ont (nourriture, boisson, astuces…). C’est très agréable, c’est extrêmement positif et rassurant. Nous ne pouvons pas vivre isoler comme on nous pousse à le faire. Etre conscient du « diviser pour mieux régner » que l’on nous impose… Mais n’est-ce pas ce que l’on tente de corriger avec nos blogs ?
(Je retravaillerai cet article plus tard : fautes, concordance des temps, c'est du brut !)
Inscription à :
Articles (Atom)