mardi 7 février 2012

Froid ?

Oui certes.
Mais n’exagérons rien, du moins par ici. Il fait froid oui, mais nous sommes en hiver. Nous avons frôlé les -15°C. Ce n’est pas le premier hiver. Tout devient exceptionnel de nos jours. On découvre des choses. Il fait parfois très chaud en été et parfois très froid en hiver. Non, c’est pas vrai ! Vague de froid sans précédent…  Mon postérieur, oui. Absurdité de la notion de « normales saisonnières ». Echantillon faible d’une population (de valeurs) très dispersées. Par exemple, pour Lyon on peut voir : le 15 février 1958, 21,9°C et le 14 février 1929, -22,5°C. Il devrait faire au minimum -10°C aujourd’hui…
C’est curieux cette virginité de la mémoire. Animaux sans mémoire, vivant au jour le jour, noyés sous une quantité d’information dont rien ne reste. C’est dangereux d’oublier…

Peut-être peut-on essayer de se souvenir de ça : Nous sommes au XXIe siècle, en France. Et il y a toujours des gens qui ne mangent pas à leur faim, d’autres qui ne peuvent pas se chauffer – les mêmes parfois – et d’autres encore qui meurent dans la rue.

Sinon ? Enième restructuration du groupe et comme le disait un homme politique, nous étions au bord du gouffre, nous avons fait un grand pas en avant…

Que l’avenir vous soit clément.

dimanche 22 janvier 2012

Passage

Pas vraiment de changement avec grande-majeure. Elle n’est pas retournée au centre. Je ne suis de toute façon pas sûr que c’était celui qui lui convenait le mieux. Plus de traitement non plus mais toujours des rendez-vous hebdomadaires avec un psy. Le traitement lui causait des douleurs physiques qui la gênaient même pour dormir. Nous avons eu le secret espoir qu’elle allait se tenir à un objectif – aussi modeste soit-il – passer son code et son permis. Espoir vain, elle a manqué les dernières séances. Elle m’a à nouveau  volé à de l’argent. Nous sommes donc dans une situation similaire à celle que nous connaissions avant les vacances d’août. Tout n'es pourtant pas noir. Elle rit et s'intéresse à des choses de temps en temps. Elle lit beaucoup. Elle n'est pas prostrée.

Le garçon travaille mal. Il subit les cours. Il est aimable, de bonne compagnie, parfois drôle et s’il n’allait pas dans le mur, tout serait parfait. C’est triste de voir un garçon bien loin d’être stupide être en échec scolaire.
La jeune fille travaille mal. Non très mal. Elle ne subit pas les cours car elle aime rencontrer ses copines et copains au collège.  L’année ne sera pas rattrapable, c’est trop mauvais. A-t’elle des déficiences intellectuelles ? Il ne me semblait pas.

Deux enfants sur quatre en échec scolaire c’est beaucoup. Ils sont d’un milieu plutôt favorisé, socialement parlant et les problèmes de leur sœur aînée ne peuvent pas tout expliquer. Leurs parents ont certainement une grande responsabilité là-dedans mais ce système scolaire minable n’y est pas pour rien. Minable pas par la faute des enseignements – bien que comme partout il y ait des vrais nuls ici aussi mais ils ont une minorité – mais par sa conception et ses moyens. Ce n’est pas « marche ou crève », c’est « suit ou crève ». Quand on voit les résultats des micro-lycées, on peut légitimement se poser des questions sur ce que devrait être une forme d’enseignement qui donne effectivement ses chances à tous. Mais c’est inapplicable. Pas assez de moyens, trop cher. L’enseignement va mal et ça ne va pas s’arranger.
L’industrie va mal aussi. "On" s’en rend compte maintenant que l’on est en période électorale. L’industrie française qui se réduit comme peau de chagrin. Et c’est la faute des patrons, pas des politiques, évidemment. C’est tellement plus facile comme ça.
L’emploi est une priorité. Bien sûr. J’ai beau chercher je n’ai entendu aucun de nos candidats nous expliquer comment il allait créer des emplois.  A part le souhait exprimé par l’un d’entre eux de créer des postes d’enseignements – ce qui est une bonne chose en soit - mais encore faudra-t-il trouver un moyen de les payer ces enseignants…
J’entends parler de taxes que l’on va créer (transactions financières, TVA sociale...), d’autres que l’on va supprimer, de troisième dont on va changer la répartition. C’est beau les mathématiques. Et ça va générer des emplois ? Les industries qui ont disparu vont renaître, les entreprises qui ont quitté la France vont revenir ? C’est vrai que nous sommes les premiers consommateurs d’antidépresseurs, il serait bon de diminuer les doses afin d’arrêter de planer… A moins que personne ne croit vraiment à ces discours… Et dans ce cas écouter des conneries et être pris pour des cons ne nous fait même plus réagir... c'est grave.
La cadette est volontaire. Elle avance. Elle est lassée de la fac et de ses cours trop peu nombreux à son goût. Sans parler des horaires. Une heure à l’ouverture puis plus rien jusqu’à 18h00… Elle écrit, cherche des stages, a des entretiens. Elle m’épate cette jeune femme.

Quant à moi j’ai changé de vie. Plus de cigarettes depuis avant Noël (arrêt brutal, il n'y a que ça de vrai) et plus d’alcool depuis le nouvel an. Environ une heure de sport 6 jours par semaine (soit 10km, soit la piscine). Je tiens. On verra si le corps vieillissant résiste à ce rythme.

Finis aussi les sites de rencontres et les rencontres. Juste une seule personne. On prend le bonheur comme il vient. Nous sommes tous les deux d’accord sur ce point. Pas de projet. Juste partager des  moments agréables à deux ou plusieurs.



Et puis plus vraiment envie d’écrire.

jeudi 1 décembre 2011

Absence

Le temps passe vite, très vite.
Pas beaucoup de changements dans ma vie. Enfin si, mais rien d'important. Ou si peu.
Grande majeure ne semble pas aller vraiment mieux. En janvier, après les fêtes, elle retournera sans doute à la clinique.
Quant à ma vie... oui, on pourrait en raconter des morceaux... une vie de célibataire proche de la cinquantaine. On verra.

lundi 24 octobre 2011

OUVERTURE

Ici commence une nouvelle tranche de vie, celle du célibat. Franchement je me demande ce que j'attends de l'avenir. Non je ne suis pas désespéré, pas du tout. Mais je ne fonderai plus de famille, je ne me relancerai pas dans une famille recomposée, il faut donc que j'invente une nouvelle forme de survie. Un couple qui se voit quand leurs enfants ne sont pas là ? J'ai essayé aussi après la famille recomposée. Pas assez de temps passé ensemble, trop de soirées seul. La multiplication des conquêtes, sans port d'attache ? Bof.
Au jour le jour, pas de projet, c'est mieux.

samedi 15 octobre 2011

Soon

Elle est maintenant en contrat 3... elle voulait partir mais a décidé de rester un mois supplémentaire. Pas vraiment de changement détecté dans son état (impossible à cerner, elle travestit beaucoup...) mais c'est sans doute un peu tôt. Je l'ai vue (contrat 3 le permet) mardi et sa mère mercredi. Elle a écrit une longue lettre sur notre relation. Elle me donne l'image de la perfection, regrette notre famille et la période à laquelle je vivais seul avec les enfants, après le divorce.

D'ailleurs, concernant ce point, je suis officiellement célibataire depuis jeudi soir. C'est mieux ainsi. Comme c'est d'un commun accord, ce n'est pas un problème. Alors si vous connaissez qqn qui est seule et... !! Faut bien rire, non ?

lundi 26 septembre 2011

rien

Nous avons pu envoyer une lettre samedi. Elle passe en contrat "2". L'isolement n'était pas une bonne chose pour elle. Elle peut nous écrire une lettre si elle veut.

Un paquet par jour environ et des gélules bleues et blanches.


P.S. : Merci pour vos messages.

dimanche 4 septembre 2011

Centre

Grande majeure va aller pendant 4 mois dans un centre. Il y a 4 phases, 4 "contrats". Pendant le premier, elle sera isolée. Pas de visite, pas de sortie, pas de contacts avec les autres. "Tu vas en chier" à dit le psy.
- Il y aura des hauts et des bas. Au début tu ne verras que le personnel soignant.  2 à 5 heures par jour. Et puis petit à petit tu verras les autres, tu auras des visites. Tu pourras prendre ton ordinateur - sans wifi - et à la fin ton téléphone. Dans 4 mois tu seras guérie à 10%. Ensuite, il faudra une psychothérapie. Tu reviendras 1 fois par mois, puis tous les deux mois, puis tous les 4 mois. Si tu ne vas pas bien, on te garde. Le temps qu'il faudra.
- ...
- Alors, qu'est-ce qu'on fait ? Tu viens dans ma clinique ?
Le cendrier du psychiatre était plein (comme le mien l'est chaque jour depuis que nous sommes passés aux urgences). Il a la voix d'un gros fumeur, un ton direct. Il noircit une feuille de symboles, de lettres ou de mots quand il parle.
Ma fille était entre nous, ses parents, dans son cabinet, à la clinique. On pourrait croire à un hôtel particulier caché derrière son mur et ses arbres de l'extérieur s'il n'y avait cette croix rouge au dessus de la porte.
Elle avait un sourire timide ou gêné ou les deux sur les lèvres. Elle a parlé. Et puis elle a répondu à la question.
- ... Oui...

Nous avons acheté aujourd'hui des pinceaux, des toiles, de la peinture, une palette, des livres. J'ai voulu.
Mardi elle y va.