mercredi 4 juillet 2012

What’s up doc?


Et bien pas grand-chose. J’attends les vacances. A part la semaine nordique, je ne partirai pas. J’ai suffisamment d’activités ici maintenant pour ne pas avoir envie d’aller plus loin. C’est moche de vieillir…

J’héberge un stagiaire. Un jeune homme de 18 ans qui fait son stage de première année de BTS dans la société. Il vient de la réunion et a passé sa première année à la métropole à… Dôle !! Contraste saisissant. D’autant plus que l’hiver a été assez vigoureux, on nous a suffisamment rebattus les oreilles avec ça.
J’ai aménagé une des pièces. Celle qui me servait pour la musique. La batteur a laissé sa batterie mais ne veut plus jouer. Il ne se trouve pas au niveau. Pourtant, nous étions modestes dans nos objectifs et nos choix. Ça me laisse une soirée de plus pour le sport. En parlant de sport, à chaque fois que je pars pour une activité et que ma future nordique est là, elle me demande de ne pas mourir d’un arrêt cardiaque. Du coup je me suis acheté une ceinture cardio-fréquence-mètre. Ça me permet de voir si je suis « au taquet » et si je récupère. J’ai appris que la fréquence cardiaque maximale (FCM s’il vous plait…) dépendait de l’âge selon une formule d’approximation très simple : FCM = 220 – âge. Facile.
J’ai pris mon vélo, pédalé comme un malade, il y avait une légère descente et à bout de souffle et plafonnant à 60 km/h, j’ai lu 170 pulsations par minutes. D’où l’on en déduit mon âge : âge = 220 – FCM, c’est-à-dire 50 ans… Merde ! Je croyais avoir 48 ans… 
 
Des jours ont passé…

Toujours armé de mon cardio fréquencemètre, je suis allé courir. 30° à l’ombre, mais pas d’ombre, deux bons coureurs, plus moi… Au bout de 8 km, nous sommes tombés d’accord pour dire que le rythme était rapide. Enfin, pour deux d’entre nous car il y en a un qui est vraiment très bon…
J’ai regardé les chiffres sur le bracelet montre. Ça grimpait. 164, 168, 172… Je commençais à m’inquiéter et à me sentir fatigué, essoufflé… J’ai passé les 185, je crois avoir vu 188 vers la fin des 10 km. J’ai pensé que j’allais exploser… Heureusement non. Ensuite, j’ai soufflé. J’ai bu un peu. Je me suis senti mieux et comme il y avait un lac, j’ai nagé sur 1 km environ. Et tout c’est bien passé.

Conclusion : Je suis un peu crétin et j’aime toujours autant les excès. C’est ma nature. Avant c’était la cigarette et l’alcool. Maintenant c’est le sport. Et comme je n’ai pas pu faire du vélo comme prévu ce soir car il y avait de l’orage, j’en ai profité pour finir – à peu près – ce  message.

A part ça ? Rien ou pas pas grand chose.

Aime-moi, le ciel...








mercredi 20 juin 2012

Allo ?


Premier appel pendant mon dernier déplacement.
-        Allo ?  Bonjour ma fille, ça va ?
-        Oui, je voulais te dire qu’il y a un groupe de rock japonais qui est à la salle de concert (elle travaille dans une salle de concert) et ils ont un problème pour trouver un logement. Je peux leur proposer de dormir à la maison ? Ils vont rester  4 nuits, ils partiront vendredi.
-        Ils sont combien ? Ils sont comment ?
-        Ils sont très polis. Ils sont deux plus la copine de l’un d’eux.
-        Ok, mais soit prudente.
-        Il y a aura peut-être une autre fille, une copine.
-        Ok, mais pas de bêtises, tu vois ce que je veux dire. Pas de bêtises à faire ou à absorber.
-        Pas de problème, compte sur moi.
C’est vrai que j’ai confiance en elle.
-        Tu vas faire comment pour coucher tout le monde ?
-        Le premier guitariste et sa copine dans la chambre de « miss-ado » et l’autre dans la chambre de « fils ». Moi dans la mienne et « aînée » dans la sienne.
-        Ok

Entre temps « fils » c’est fâché avec sa mère et est venu s’installer chez moi. Il a dormi dans… ben je ne sais pas où il a dormi. Dans mon lit j’imagine.

Quand je suis rentré, vendredi soir, il y avait valises, pochettes d’ordinateur et étuis de guitare dans le couloir. Un peu hall de gare comme aspect. Mais ça allait. La cuisine « croustillait » un peu sous les pieds. Mais rien de dramatique non plus. Les miettes d’un ou deux repas, des petits déjeuners à priori car ça "croustillait" les céréales.
J’ai dormi dans mon lit et « fils » dans le canapé de sa chambre. Un guitariste dormait dans le sien. Bien que rentré à minuit, je n’ai pas vu grand monde, ils étaient de sorti.

Le samedi matin, j’ai croisé les autres habitants de la maison. Effectivement très polis et sympathiques.
Samedi soir, j’ai dormi dans le lit de « aînée » qui était repartie chez sa mère pour assister à un spectacle de danse de sa petite sœur : fils a pu dormir dans mon lit, à l’étage avec les musiciens.

Ils ont partis dimanche après-midi pour un autre logement improvisé. Nous avons eu du mal à tout mettre dans ma voiture.


Deuxième appel pendant mon dernier déplacement, le lendemain du premier.
-        Allo ?
-        Papa, il y a une fuite sous le lavabo de la salle de bain.
-        Ça coule beaucoup ? Regarde si c’est l’évacuation.
-        Ça coule un peu mais je ne vois pas d’où ça vient. C’est peut-être la douche.
-        Bon, essayez de mettre quelque chose pour éponger, je regarderai samedi matin, quand je serai rentré.

Samedi matin, j’ai cherché d’où venait la fuite mais je n’ai rien trouvé.
Dimanche soir, j’ai trouvé. Le tuyau faiblement percé jusque-là laissait maintenant bien assez d’eau s’écouler pour pouvoir déterminer d’où venait la fuite… J’ai fait une sculpture en bouteilles en plastiques pour drainer l’eau jusqu’au lavabo.

Lundi après-midi, j’ai essayé de réparer.

Lundi soir nous n’avions plus d’eau… fuite trop importante.

Mardi matin j’ai déposé « miss-ado » chez sa mère pour qu’elle puisse prendre une douche avant le collège. « Fils » et moi sommes allés prendre une douche chez quelqu’un d’autre.

Mardi en fin de matinée un premier plombier est venu et a échoué… il n’a pas voulu être payé. Merci Monsieur !

Mardi après-midi, un autre plombier est venu. Au bout d’une heure, le problème était résolu.

Une chasse d’eau, c’est presque 10 à 12 litres d’eau. Soit 7 à 8 bouteilles d’eau…
Un cycle de lave-vaisselle, 15 à 20 litres… 10 à 13 bouteilles.
Une douche, 30 à 80 litres… 20 à 53 bouteilles.
Une lessive, 80 à 120 litres… 53 à 80 bouteilles.

Et une bouteille d’1,5 L, c’est un 1,5 kg sans l’emballage.
On vit dans le luxe sans s’en rendre compte.


Aime-toi et sois conscient de ton confort, le ciel t'aimera et t'en sera reconnaissant.

lundi 11 juin 2012

Délicate attention

Sympathique cette réceptionniste. Moins que ça collègue qui est très chaleureuse. Enfin, je veux dire qui a un décolleté très chaleureux. Les hommes sont sensibles à ces marques d’attention.

Mais c’est l’autre qui me parle.

-        Bonjour Monsieur, vous avez la chambre 249. Voici la clef qui vous servira aussi pour l’ascenseur. Bon séjour.

-        Merci Madame.

Mais c’est sans doute une demoiselle. Comme elle est assez jeune, elle ne peut pas être offusquée par le « Madame ». Avec quelques années de plus, il aurait fallu faire attention…


Un grand ascenseur. Bien pratique quand on a une grosse valise, des costumes sous housses, deux sacs pour le travail dont un avec un pc et un sac de sport.

Chambre 249, au bout du bout de la fin du couloir. La carte dans la serrure et… rien. Ça marche pas. Plus vite, plus doucement… rien à faire. Retour à la réception où je retrouve la même hôtesse. Ça collègue est toujours aussi chaleureuse.

-        Désolé Monsieur, voilà, elle est "remagnétisée".

Je reprends la carte et je repars.

200, 201,…210,… 220,…230… et enfin 249.

Insertion et… rien. Vérification, changement de rythme… p----n de truc ! Ça marche pas !

Retour à la réception. Toujours la même hôtesse.

-        Voilà Monsieur, j’ai changé la carte, je suis désolée, elle doit avoir un problème.

-        (pas autant que moi mais bon…) ce n’est pas bien grave, merci.

Je repars, je connais les défauts de la moquettes du couloir, les verres de bière vides posés devant leur porte dans le couloir par les anglais (trouver la bière et le bruit, vous trouverez les anglais…) et j’arrive devant le 249.

Suspense… insertion, retrait et … ouverture !

La porte s’ouvre, c’est bruyant. Je me dis que ce doit être la télé, ce stupide message d’accueil « bonjour Monsieur XYZ, bienvenue à l’hôtel. Appuyez sur ok pour valider ». Mais non, la fenêtre est grande ouverte. Le bruit vient des anglais qui sont en train de boire de la bière dans la cour de l’hôtel.
Curieux cette fenêtre ouverte, pas commun.

Pas commun non plus l’ordinateur sur le bureau. Quel standing cet hôtel !

Pas commun non plus les bagages dans le fond de la chambre… !!

Hop, retrait stratégique et retour à la réception.

C’est la femme chaleureuse qui m’accueille.

-        Oui Monsieur ?

-        Oui, je reviens car la carte ne marchait pas. Celle-là marche bien mais… la chambre est déjà occupée…

-        Vous plaisantez ?

-        Non, pas du tout.

-        Vous avez quelle chambre ?

-        C’est la clef de la 249.

-        Et vous être bien Monsieur Peter Harrow ?

-        Non, pas du tout (j’ai une gueule à m’appeler Peter Harrow ?).

La charmante jeune femme se penche sur son clavier, consulte son écran : elle doit avoir une mauvaise vue pour devoir se rapprocher autant et se pencher tant. Je ne sais pas si je dois lui dire que, comme les derniers boutons de son chemisier sont tous ouverts on voit très bien… non je ne dis rien, je pense qu’elle sait…

-        Je suis désolé, je vous fais attendre.

-        Je vous en prie, pas de problème (je ne rajoute pas « prenez votre temps », ça ne se fait pas, ça ferait vieux dégueu).

J’ai attendu plus de 5 minutes. Sans impatience. La charmante femme a eu la délicatesse de ne pas vérifier si j'en profitait bien et j'ai eu assez de retenue pour ne pas bâver sur le guichet. Tout allait bien.
C’est amusant comme les hommes sont conciliants quand on leur parle gentiment…

Finalement j’ai pu repartir vers une autre chambre, vide celle-là.



Aime toi, le ciel t’aimera et saura t’apporter réconfort…

vendredi 8 juin 2012

Horizons nordiques, sévices administratifs, geek et vieux singe


Bon, les billets pour le pays nordique où deuxième majeure va aller faire son master sont commandés. Nous partirons début août, une semaine avant la rentrée. Là-bas, dans les facultés, ils travaillent un peu plus qu’ici. Je l’accompagne pour la mise en place. J’ai regardé sur une vue satellite, c’est le bout du monde, entre la montagne et la mer. Mais papa-poule se montrera enchanté et détendu…

La fac où grande majeure était inscrite cette année – mais n’est jamais allée – a perdu son dossier. Pour l’instant, impossible de s’inscrire autre part. Bande de gros nuls. Alors on fait quoi ? Menaces ? Menaces de quoi ? Procès ? Rien que je déteste plus que l’incompétence et la désinvolture. Quoi qu’en cherchant bien, il doit y avoir d’autres choses qui m’insupportent.

Miss Ado ? Je ne sais pas, elle n’a besoin de rien alors je n’ai pas de nouvelles. Pas directement. Le meilleur copain du fils n’a rien trouvé de mieux que de lui faire une déclaration d'amour. Je m’en doutais. Elle est très jolie Miss Ado et bien fichue. Et je voyais bien le jeu du p'ti-gars. Et le fils -le mien - le prend très mal. Traitrise se son pote. Personnellement, comme le meilleur copain a déjà « sauté » des nanas – non, on n’est pas poète entre garçons à cet âge-là, arrêtez de rêver les filles et « tu as de beaux yeux » s’adresse à d’autres parties de votre anatomie – j’aimerai bien qu’il passe son chemin. Je vais discuter avec la mère de mes enfants.

Le fils, parlons-en. Une de filles qui semblent ne pas le laisser insensible l'a traité de « no-life », de « geek ». « Tu sors pas, tu vois personne, tu passes ton temps à faire des jeux vidéo ». Grosse claque pour le fils. Du coup, il a supprimé lui-même son abonnement pour jouer en réseau avec sa console. Console qu’il n’a plus d’ailleurs. Je l’ai enlevée et cachée. Il la reprendra après le bac. Si seulement, ce pouvait être un gros déclic.

Et moi ? En tant que vieux singe, j’ai appris suffisamment de grimaces pour naviguer au boulot. Mais manger tous les jours la même soupe me lasse.
Bientôt une semaine de salon à la capitale. Je ne sais pas pourquoi mais je me suis fait la réflexion qu’il y avait plus de 10 ans que j’étais sur un stand ou un autre à cette exposition. Mais le vieux singe est philosophe. Il est payé et a organisé sa vie d’une façon qui lui convient. D’ailleurs, demain, course relais avec mes nouveaux camarades de jeux. Petite distance, 12 km chacun (à la suite pour moi, en 2 x 6 pour les autres), on essayera de faire un temps correct. L’important étant de s’amuser. Ensuite, je cherche un autre triathlon, pas trop dur et pas trop loin. Ce sera en juillet. J’en ai identifié plusieurs. Au retour de cette semaine de piétinement exhibitionniste, je reprends à fond natation, course à pied et vélo. Je vais prendre mes chaussures pour courir le soir. Ça me calmera..
Ah oui, j'oubliais. Mes impôts ont augmenté. Surprenant non ? Ben non, je ne gagne pas plus, c'est sans doute que je suis plus "solidaire"...


Ami lecteur, « Aime toi, le ciel t’aimera » !

lundi 28 mai 2012

Pique-Nique (ta mère...)

10h40
Nous sommes sensés aller pique-niquer à 1h30 - 1h45 de route de chez nous. Personne en vue, rien n'est prêt. Aînée dort, cadette n'a pas confirmée, miss-ado ne peut pas car elle voit des copines  - ben oui je te crois, évidemment, on m'a enlevé un bout du cerveau, tu savais pas ?? :) - et fiston pas rentré de chez sa mère.

A mon avis, on va manger tard...

Après tout on s'en fout. Le tout est d'arriver avant la nuit...

dimanche 27 mai 2012

Intermède sportif


Il était temps.
48 ans et mon premier triathlon. Triathlon sprint. 750 m de natation, 20 km de vélo et 5 km de course à pied.

7h00 : Arrivée sur le site. Retrait des dossards. Je discute avec mon voisin de parking. On regonfle les pneus des vélos. C’est la deuxième fois qu’il le fait. De l’autre côté, un vélo à plus de 10 000€. Matériel de pro. Tout au long de la course, je verrais des bêtes de courses, machines et hommes.

J’ai mon dossard sur une ceinture autour de la taille, un autre sur le cadre du vélo, mon sac avec toutes mes affaires, mon vélo à la main, mon casque sur la tête, mon bracelet cheville pour les passages aux transitions, je peux accéder au parc à vélo.

J’installe mon matériel. Vélo contre les barrières, serviette au sol pour s’essuyer les pieds en rentrant de la natation, casque et lunettes sur le vélo. J’enfile ma combinaison. Manque de bol, il faut que je retourne uriner. La prochaine fois pas de thé au petit déjeuner… 

Je trouve un copain pour m’aider à fermer la combi. Ça y est, je suis prêt. Je vais sur la « plage » du lac.

8h15 : On peut se baigner pour s’échauffer. La combi m’aide à flotter mais elle me sert. Je l’ai trop remontée.
8h30 : Annonce d’information. Parcours, règlement, consignes de sécurité. J’essaye de faire descendre ma combi pendant qu'on nous donne les informations. Comme elle est mouillée, c’est mission impossible. Il faudra faire avec.

8h45 : le départ…

Natation.
On appelle le départ la « machine à laver ». 320 personnes qui se jettent à l’eau en même temps. "Moins pire" que ce à quoi je m’attendais. On prend des coups et on en donne mais ça reste acceptable. L’eau était à 17°C mais je ne m’en suis pas rendu compte. On essaye de garder un cap et de cheminer parmi les autres nageurs. Embouteillage à chaque bouée : tout le monde cherche le chemin le plus court et va directement sur les bouées.

Sortie de l’eau. Je donne mon bonnet à une des personnes encadrant l’épreuve. Et puis il faut courir et essayer d’enlever la combinaison. Trouver la languette dans le dos pour pouvoir se libérer. C'est bon, j'ai le dos libre, je continue à courir.

J’arrive complètement essoufflé à mon vélo. Je me dis que c’est mal parti.
J’essuie mes pieds plein d’herbes comme je peux. Je voulais mettre des chaussettes pour éviter les frottements, j’y renonce.  J’attrape un tube de gel, du carburant. C’est terriblement pâteux. Dur à avaler. Je prends un peu d’eau. Casque sur la tête, lunettes sur les yeux pour ne pas avoir un insecte dans l’œil en roulant, je cours vers la sortie du parc à vélo.

J'ai passé la ligne rouge, j'ai le droit de monter sur le vélo. Je n’arrive pas  à mettre mes chaussures sur les cales. Perte de temps. A améliorer. Je pars finalement. Pas très rapidement. Je ne suis pas entraîné pour le vélo. Le VTT dans les bois, ce n'est pas comme rouler sur route...
C’est parti pour 20 km. Je me fais doubler. Des mauvais nageurs bons pédaleurs. Curieusement, à part quelques flèches qui passent comme des fusées, je tiens le coup dans les côtes. J’arrive même à doubler un autre coureur de temps en temps. Mais mon rythme reste lent dans l’ensemble. Une dernière grande côte, terrible pour le moral. Il faut tourner devant l'église tout en haut. J'ai l'impression de faire du sur place. Ceux que je vois devant ne sont pas plus rapides. Une grande descente, je baisse la tête. Je voudrais rattraper un peu de mon retard.
Avant l’arrivée, on m’a conseillé de pédaler un peu dans la choucroute car la transition vélo – course à pied est difficile.
C’est faux.
Ce n’est pas difficile, c’est terrible. Deux bouts de bois à la place des jambes. Impossible d’avancer, envie d’abandonner. J’essaie tout de même. Je me dis que j’ai surestimé mes forces.
Je cours comme je peux avec le vélo à côté pour rejoindre mon emplacement. Je pose le vélo, j’attrape mes chaussures de courses à pied. Il me faut les chaussettes cette fois. J’ai du mal à les mettre. Je veux m’assoir alors je prends mon sac pour l’enlever de la chaise. Tout tombe. Comme il était trop large je l’avais accroché au dossier en me préparant. Je le ramasse avec la chaise. Encore une perte de temps.
Finalement je pars en trottinant. C’est dur. Moralement c’est vraiment dur. Découragement complet.
 J’en vois un devant qui ne va pas plus vite que moi. Ça me console. Le parcours est un aller-retour. Je croise ceux qui ont bientôt fini.  Impression d’être mauvais. Au bout de 2 km, pas moins, je retrouve des sensations.  C’est moins difficile. Je sais que je vais finir. Mais je ne veux pas accélérer, je sens que ce serait courir (si l'on on peut dire...) le risque de s’écrouler avant la fin. Du coup j’attends trop et c’est quand je sens un autre coureur prêt à me doubler que j’accélère. Il me restait des forces, j’aurais du sprinter plus tôt. Il ne pourra pas me doubler.

Je passe la ligne. A boire. La buvette est juste là. 3 verres de soda, des abricots secs, une barre de céréales, une banane.

Content de l’avoir fait. Je recommencerai la même distance autre part, mais il faudra un meilleur entrainement en vélo.
En rentrant j’écris à ma fille qui est en train de faire la course « courir pour elle » dans une autre ville. Elle me répond plus tard. Elle a fait le parcours à 12 km/h de moyenne. Elle ne courrait pas au début de l’année. Depuis, elle court régulièrement, plusieurs fois par semaine. Ça n’a pas servi à rien. Je la félicite. Elle a une volonté d’acier. C’est vraiment très bien.

samedi 19 mai 2012

Antivol


Je suis parti en vélo mais je me suis rapidement compte que j’avais oublié de prendre un antivol. J’ai fait demi-tour et cherché mon antivol.  Il était sur le bureau de l’entrée avant que je ne parte en déplacement, 3 jours plus tôt.

Mais il n’y était plus.

Je ne sais pas pourquoi mais comme mon fils a le même, je me suis dit qu’il s’était trompé. J’ai cherché son vélo. Pas de vélo. Nous étions jeudi, jour férié, il était en week-end avec un copain. Je me suis demandé s’il avait mis son vélo dans le train. Ce qui me paraissait étonnant.

Echange de sms…
-        Tu as pris mon antivol.
-        Hein ?
-        Tu as pris mon antivol, celui qui était sur le bureau en bas.
-        C’est celui que tu m’as acheté.
-        Non, c’était le mien, c’est le même.
-        A ok désoler (oui c’est écrit comme ça).
-        Ton vélo n’est plus là.
-        Qui a pris mon vélo ?
-        Je ne sais pas il n’est plus sous l’escalier (vélo et moto sont sous l’escalier, c’est comme ça chez nous…), Tu l’as laissé au lycée ?
-        A bah oui j’ai oublier (il aime bien l’infinitif mon fils…).

Pas de vélo, pas d’antivol car bien qu’il ait pris le mien, il n’y avait plus le sien non plus.

Plus tard dans le week-end, je suis passé devant le lycée. Et il m’a semblé que le vélo, tout seul, à l’endroit où il n’y en a jamais normalement, à l’extérieur du lycée – il y a un garage à l’intérieur – ressemblait à celui du fils. Et comme je n’étais pas sûr, j’ai envoyé un sms pour savoir où était le vélo. Je n’ai pas reçu de réponse. Normal, je paie les forfaits mais je n’ai pas précisé qu’en contrepartie je voulais que l’on me réponde systématiquement. J'ai continué ma route.

Le lendemain je suis repassé au même endroit. Le vélo était toujours là. Je suis retourné chez moi prendre le double de la clef du cadenas. Et je suis allé voir le vélo.

Pour finir, j’ai ôté l’antivol et j’ai chargé le vélo dans la voiture...

En conclusion le fils est étourdi et aime beaucoup les verbes à l'infinitif mais ça je le savais déjà. Par contre, le vélo est resté 3 jours dehors et je l’ai retrouvé entier…ça c’est plus surprenant quand on voit le nombre de cadre attaché à des poteaux…