jeudi 7 mars 2013

Déjà vu

Le fait qu'il n'y ait rien de nouveau dans ma vie et mes réflexions me fait m'éloigner de ce blog.

jeudi 7 février 2013

Retour en France



Passage par le nord de l'Europe et retour en France.

Pas le moral. La fatigue je pense.
Le fait de voir la maison sale avec les traces laissées par mon père.
Le fait de l’avoir vu hier soir avec les mêmes vêtements que dimanche.
Mon Dieu qu’il est sale… incroyablement sale et incapable de s’en rendre compte…
La fatigue me fait plonger.

Mini carnet de voyage.
J’ai vu ma fille dimanche et lundi… comme c’était agréable. La laisser était moins drôle. Mais bon, nous avons pu partager quelques moments ensemble, c’était parfait. Absolument parfait.
Dans le dernier restaurant, le serveur n’est jamais venu nous demander ce que nous voulions comme dessert : il était sur son portable. Sans doute avec sa copine ou sur un site de rencontre tant il était absorbé…
Dans le précédent, j’ai laissé un pourboire qui devait être conséquent car le garçon n’a pas arrêté de nous remercier avec un immense sourire !

Côté boulot, une anecdote :
Nous étions chez un client à l’étranger. Une femme d’une trentaine d’années je pense. Il y avait aussi  une collègue « locale ». A la fin de la réunion, une fois sortie de chez le client, ma collègue me dit : « she was flirting with you ». Très honnêtement, je ne m’en étais pas rendu-compte. Vraiment. Comme j’ai eu l’occasion de l’écrire, je ne sais pas détecter les messages féminins. Trop subtils pour moi.
Quand nous sommes retournés au bureau local, l’anecdote a été partagée avec tous. Et j’ai eu droit à toutes sortes de plaisanteries pendant le reste de la journée. Toutes pas très distinguées (il y a de « bons vivants » où j’étais…). Par exemple (ce n’est pas la pire) : tu vas lui verser du champagne – je ne dis pas où – et on va gagner des contrats pour plusieurs années.

Ce qui l’amène à un constat. J’ai certainement une attitude de séducteur. Je n’ai pas écrit que j’étais un séducteur. C’est un peu comme ces femmes qui minaudent pour plaire. Je dois faire la même chose au masculin. C’est très péjoratif pour moi. Très négatif. Un cabot, c’est bien cela. Séduire… mais pour faire quoi ? Et que devient celui qui est séduit ? Il resterait seul. Elle resterait seule. Et pourrait en souffrir. Il vaut mieux que je retourne dans ma grotte. C’est mieux pour les autres…

dimanche 3 février 2013

Dans le nord...

...de l'Europe pour voir seconde-majeure. J'ai des rendez-vous professionnels mardi et mercredi dans ce pays froid. J'ai donc pris mon lundi et un avion ce matin tôt pur monter à la capitale locale.

Seconde-majeure a traversé une partie du pays avec une amie et nous nous sommes vus aujourd'hui.

Demain nous mangerons ensemble et essayerons de visiter quelque chose. Il ne fait pas "très froid", mais suffisamment pour ne pas trainer des heures dehors. Les trottoirs sont dégagés pratiquement partout mais Il y a de la glace et de la neige verglacée sur les bords, mieux vaut donc ne pas s'écarter des sentiers tracés.

Le-fils est resté avec son grand-père. Je me sens bien plus tranquille ainsi. C'est lui qui prépare à manger le soir.

J'ai la tête qui tourne au ralenti. Je suis rentré à l'hôtel. J'ai une cochonnerie de douleur dans le dos depuis le réveil qui me fait me lever comme un vieillard. J'ai failli tomber dans l'escalier ce matin quand ma jambe a comme laché pendant que je ressentais une puissant décharge dans les reins. J'ai d'ailleurs pensé annuler le déplacement. Mais une fois "déplié", légèrement penché en avant, tout va mieux.Et puis, je n'aurais pas voulu manqué ma fille...

J'ai tout de même une vieille carcasse !

vendredi 1 février 2013

mots clefs

J'ai regardé la liste des mots clefs qui ont conduit à mon blog. Oui, j'ai du temps à perdre parfois, mais là n'est pas la question.

Rien d'extraordinaire : père célibataire, qui recompose, etc.

Et puis un autre qui arrive assez vite dans la liste : "pubis glabre"...

Ce n'est pas le mien en tout cas...

jeudi 31 janvier 2013

Ephémère, épilogue

Je crois que je suis tombé 4 fois amoureux dans ma vie. Ces 4 femmes, jeunes femmes ou jeunes filles sont les premières auxquelles je pense quand je regarde ma vie amoureuse.

Évidemment, il y en a eu d'autres.
J'ai épousé l'une d'elle et nous sommes restés presque 20 ans ensemble. Je la respecte toujours. C'est le mère de mes enfants. Je ne regrette rien. Notre histoire a été belle mais elle est finie.

Une autre était "ma-dame" avec qui nous n'avons pas réussi à faire vivre notre "famille recomposée".

Il y a aussi une cette femme délicate dont je suis tombé amoureux fou. Ce n'était pas réciproque malheureusement et j'en garde toujours un pincement au cœur.

Et puis ce premier amour. J'étais un "absolute beginners".



Ephémère 4



"Quel âge avais-je ? 15 ans ? Moins je crois. Je ne sais plus. Elle avait de longs cheveux et habitait dans un château, oui, un vrai château, style renaissance. Son frère avait mon âge. Nous avions tous les deux une mobylette.

Elle me plaisait beaucoup.

Je ne sais plus non plus comment j’ai fait pour m’approcher et être accepté par ce groupe de jeunes filles dans lequel elle était.
 
Je me suis retrouvé dans des situations amusantes à fréquenter ces filles. Une fois je dormais chez elle, ses copines étaient là. Je dormais dans une chambre seul, elles dans une autre. Nous étions pudiques à cette époque.
Mais la paroi de séparation laissait passer les voix et j’entendais parfaitement leurs conversations. Et elles parlaient de leurs règles… Certaines devaient avoir 13 ou 14 ans et la chose devait être assez nouvelle. Mais il faut reconnaître que les filles parlent souvent de choses de filles quand elles sont entre elles. Plus tard, elles parlent de leur(s) accouchement(s). Les hommes n’ont pas de sujets similaires. Ils parlent de leurs « bitures », de leurs âneries en voiture, des filles « légères » ou « gourmandes » qu’ils ont connues, de leurs exploits sportifs parfois, de l'armée (mais ça c'était avant...).

Par une nuit étoilée – forcément - je me suis retrouvé avec elle, couché dans l’herbe. J’étais tétanisé. Je tenais sa main. Je ne sais même pas si je l’ai embrassé. Quand je pense à elle, je vois un peu de Jane Birkin jeune et de Joanna Shimkus. Elle était belle avec ses cheveux longs. Mince, avec des formes très discrètes. Je crois que nous sommes « sortis » ensemble 1 semaine".

mercredi 30 janvier 2013

Ephémère 3



C’était la rentrée. Je redoublais ma terminale. Ce n’était franchement pas de gaîté de cœur. J’avais détesté toutes les années précédentes et la perspective de devoir prolonger mon séjour dans cet établissement sans charme me désolait.

Nous étions tous dans la cour pour chercher notre nom sur les listes et trouver le numéro de la salle où nous devions nous rendre.

"Beaucoup de têtes connues, quelques camarades, peu en fait car j’étais un des seuls à avoir raté mon bac.Je n'en tirais pas grand mérite. Plutôt une profonde humiliation. Humiliation qui me conduisit à me désinvestir complètement, à ne rien faire que ce qui me permettait d'affirmer mon rôle de fumiste, de pseudo rebelle, absolument pas concerné par les échecs.

Très décontracté, parfaitement blasé, absolument pas pressé de consulter les listes, j’avançais lentement vers l’affichage.

Et puis je l’ai vu. Seule, nouvelle, adorable. Habillée différemment, avec un style personnel libre des influences de la mode.

J’ai finalement fait l’effort de chercher mon nom. Dans l’escalier qui montait vers l’étage où se trouvaient les salles, je discutais avec un camarade en lui demandant sa salle, sa « terminale » et lui indiquait  la mienne. Ce que j’ai appris plus tard c’est que la charmante demoiselle m’avait remarquée elle aussi et était derrière moi dans l’escalier. En entendant que nous étions dans la même salle, elle en avait ressenti une certaine « joie ». C’était sans conteste un coup de foudre réciproque.

Il m’a fallu plusieurs semaines pour avoir systématiquement ma place à côté d’elle en cours. Je me souviens d’une fois où elle avait signifié à un autre garçon que la place m’était réservée… quelle bonheur.

Bien que ne faisant rien, ne rendant pas le travail demandé, nous nous sommes retrouvés chez moi, assis côte à côte, pour faire des maths…
Au bout d’un moment qui a dû durer une éternité tant je me posais de questions – ma spécialité les questions, ainsi que l’incapacité complète à deviner les sentiments féminins – je lui ai demandé si je pouvais lui embrasser la joue car j’en avais envie. Et je lui ai embrassé la joue. Le monde était beau, la vie était belle…"